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  • : Le Bateau Livre
  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire, l'éducation à l'image et la pédagogie (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 20:10

ANDERSON, M.T. / RIOUX, Jo

Sœurs d’Ys : la malédiction du royaume englouti

Rue de Sèvres, 2020

ISBN : 978-2-81021-740-3

Prix : 20$

 

 

Genre : bande dessinée / légende

Thème : relation entre soeurs / monstre / magie / nature / deuil / Bretagne

Niveau : Collège / lycée

 

Malgven, « Reine du Nord » a utilisé la magie pour maîtriser les monstres marins et dresser les hauts murs qui protègent la cité d’Ys. Après sa mort, son époux semble se consoler bien vite, entre les bras d'autres femmes, et sa plus jeune fille en conçoit une immense haine. Elle et sa soeur grandissent, de plus en plus différentes : Rozenn, l’aînée et héritière du trône, passe son temps avec les animaux sauvages, tandis que Dahut, profite du faste de la vie royale et attire les amants pour les tuer au petit matin... Ys se fragilise… Sera-t-elle condamnée à sombrer dans les abysses ?

 

La magnifique couverture aux écritures dorées donne envie de se plonger entre les pages de ce beau récit, inspiré d’une ancienne légende bretonne… Celle-ci est connue notamment à travers la peinture d’Evariste-Vital Luminais, La Fuite du roi Gradlon, montré à la fin de l’histoire. La bande dessinée reprend les couleurs du tableau, avec des dominantes vertes et brunes, qui évoquent l’océan et confèrent à l’histoire une atmosphère d’inquiétante étrangeté…

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 11:32

CHARTRES, Marie

L’âge des possibles

L’école des Loisirs, 2020

ISBN : 978-2-211-30971-4

15€

 

 

Genre : roman initiatique

Thème : Amish – Chicago : Etats-Unis -

Niveau : 4e – 3e – lycée

 

 

Saul et Rachel ont 17 ans, « l’âge des possibles » pour les amish, qui ont le droit de vivre leur « rumspringa », une parenthèse hors de la communauté et de ses règles, pour découvrir le monde moderne et faire un choix… Amoureux, ils partent ensemble découvrir la grande ville, son métro et ses ascenseurs ! Ils vont croiser la route de Temple, 15 ans, maladivement timide et débarquée de sa petite ville, perdue alors qu’elle essaie de se rendre chez sa grande sœur qui n’a pas pu l’attendre à l’arrêt de bus comme prévu... Puis apparaît Frederik, un skateur de 12 ans, au verbe haut et à l’attitude rebelle, qui semble cacher bien des blessures. De découvertes savoureuses en rencontres loufoques, tout ce petit monde se surprend à explorer la ville en même temps que des cheminements intérieurs inattendus…

 

« - ça fait quoi de marcher sur des escarpins comme ceux que vous avez ?

Margaret est partie dans un grand rire, elle a dévoilé des dents tellement blanches qu’elles semblaient irréelles.

- Ce n’est pas naturel, ça, je peux te le dire, mais, à force de labeur, on y arrive. Pour m’amuser, je dis que je suis chercheuse en gravité. Porter des talons aussi vertigineux donne l’impression de conquérir le monde de façon presque guerrière. Et moi, j’adore. Je suis moi et un personnage en même temps, deux identités en une seule. Ici, à Chicago, je pourrais même en avoir cinq ou six supplémentaires, sans aucun problème.

J’ai vu Rachel hocher la tête comme si elle pesait chaque mot pour vérifier s’ils étaient bons ou valables. Puis je l’ai vue sourire, alors j’ai imaginé que la réponse lui convenait.

- Alors c’est comme un masque ? l’a interrogée Saul ?

Subitement, j’ai eu l’impression qu’on ne parlait plus seulement de talons aiguilles.

- Oh non, un masque induit un mensonge, moi, je ne mens pas, je suis juste multiple. »

p. 175

Ayant lu ce livre peu de temps après la tirade controversée de notre président sur la 5G et les écologistes qu’il compare à des amish… l’histoire résonne particulièrement, comme une invitation à prendre le temps, à faire des choix en adéquation avec nos valeurs, à prendre conscience des tiraillements possibles entre nos origines, nos éducations et nos aspirations, notre curiosité…

 

Un roman à classer dans les ouvrages « feel-good ». Comme une bulle de liberté et de douceur. J’ai sans doute un faible pour les rencontres improbables qui nous amènent les personnages à se questionner sur eux et leur rapport au monde... (comme dans Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal)…

 

Cet ouvrage me donne envie de découvrir d’autres écrits de Marie Chartres.

Sur son blog et son Instagram, on découvre notamment comment elle s’inspire souvent d’une photographie comme déclencheur de l’écriture. Vous y découvrirez celle de « l’Âge des possibles ».

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 11:02

BRAVI, Soledad / EPARVIER, Hervé

C’était mieux avant

Rue de Sèvres, 2020

ISBN : 978-2-81021-768-7

10,5 €

 

 

 

Genre : bande dessinée

Thème : années 1970

Niveau : collège (ou même avant…) / lycée / adultes

 

Les auteurs, nés dans les années 1960, se rappellent avec un brin de nostalgie et beaucoup d’humour, l’époque de leur enfance et adolescence, dans les années 1970 et tout ce qui faisait leur vie quotidienne : les vacances, les vieux, les vêtements, les voitures, le téléphone, la télévision, etc.

 

Le titre reprend une phrase très clichée maintes fois entendue dans la bouche de nos propres parents et grands-parents… Quel regard portent les parents actuels sur l’époque de leur enfance ou adolescence ? Était-ce mieux avant ? Ou garde-t-on simplement toujours une certaine nostalgie de ce qui a bercé notre jeunesse ?

 

Les auteurs arrivent à jouer avec les clichés sans s’y laisser piéger. Ils nous offrent une façon amusante de faire découvrir aux enfants et ados d’aujourd’hui la façon dont vivaient ceux d'hier…

 

Comment résister au plaisir de retrouver les expressions ou les slogans publicitaires de cette époque ?...

 

Dans le même format, le très bon
Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes de  Soledad Bravi.

 

 

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 10:45

MERTENS, Joris

Béatrice

Rue de Sèvres, 2020

ISBN : 978-2-81021-625-3

19 €

 

Genre : bande dessinée / fantastique

Thème : années 70 / années 20 / solitude

Niveau : collège – lycée - adulte

 

Béatrice, une jeune femme solitaire, est vendeuse au rayon gants d’un grand magasin qui pourrait être Paris ou une autre grande ville. Chaque jour elle prend le train pour pour aller travailler. Chaque jour, elle voit un sac à main rouge, qui semble oublié. Elle finit par l’emporter chez elle. Elle y découvre un vieil album photos, qui lui dévoile la vie d’une jeune femme des années 1920, qui lui ressemble… La voilà transportée dans cette autre époque, loin de sa routine quotidienne. Combien de temps pourra-t-elle y vivre ? Une allusion au mythe de Faust, évoqué par le nom d’un café…

 

Cette histoire a été imaginée à partir d’un vieil album photos que l’auteur, dont c’est la première bande dessinée, a trouvé il y a quelques années. C’est une histoire sans paroles, à l’exception des titres des cinq chapitres qui la ponctuent. Le choix des couleurs ou du noir et blanc permet de se repérer dans les deux époques. Une histoire lente, nostalgique, avec des illustrations pleine de charme.

Un bel ouvrage, à intégrer dans un réseau « sans paroles » au CDI. Elle offre une autre façon d’entrer dans une histoire et peut inspirer diverses activités pédagogiques en collège, autour du genre fantastique par exemple, ou par la rédaction de dialogues et légendes…

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 21:51

THOMAS, Angie

Parée pour percer : tu peux pas m'arrêter

Nathan, 2020

ISBN : 978-2-09-2589717

17,95 €

 

Genre : roman miroir

Thèmes : rap / racisme / pauvreté / respect / violence / Etats-Unis

Niveau : 4e - 3e

 

Bri, 16 ans, rêve de remporter son premier battle de rap. Elle a de qui tenir : son père, assassiné par un gang, était une légende du rap. Quand sa mère perd son emploi et qu'elles se retrouvent sans ressources, Bri n’a plus le choix : réussir devient une question de survie !

 

Un roman énergique et une héroïne rebelle,
dans un univers où il n'est pas facile pour une fille de percer...

 

Écoutez les premières pages :

Soyez indulgents : c'est un enregistrement artisanal !

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 18:22

TAKAHAMA, Kan

L’Amant

Rue de Sèvres, 2020-02-01

ISBN : 978-2-36981-908-0

18 €

 

 

 

Genre : Bande Dessinée (manga)

Thèmes : adaptation littéraire – amour – sexualité – 1930- – Indochine

Niveau : lycée – Adultes

 

Sur un quai de gare, un homme reconnaît Marguerite Duras, devenue âgée et lui confie à quel point il trouve son visage plus beau maintenant que quand elle était jeune… Cette rencontre la renvoie à l’époque où, toute jeune fille, elle a le sentiment d’avoir commencé à vieillir, l’époque de sa rencontre avec l’amant, un riche chinois qui fut le premier homme de sa vie et un amour qu’elle n’a pas su reconnaître…

 

Les dessins, aux couleurs claires et passée, ne sont pas sans évoquer les images du film de Jean-Jacques Arnaud : les vêtements de Marguerite, sa posture sur le bac… même si l’autrice précise qu’elle a voulu montrer des personnages moins beaux, d’un charme plus imparfait et correspondant mieux aux photographies de l’époque qu’elle a pu consulter et à l’idée qu’elle se fait des raisons de l’attirance de Marguerite Duras pour cet homme.

 

Ce manga est un beau résumé de cette histoire initiatique et des sentiments ambivalents de la narratrice, à la fois fidèle au récit et avec des libertés correspondant à la lecture personnelle de Kan Takahama. Elle traduit bien la langueur et la nostalgie qui imprègnent le texte originel. Y manque peut-être juste la lenteur permise par la densité du roman.

 

Une belle version, intéressante en bibliothèque et CDI de lycée, pour un réseau autour des adaptations littéraires en BD.

 

 

 

 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 17:38

HINCKEL, Florence

Les faits et gestes de la famille papillon. Tome 1. Les exploits de grand-papy Robert

Casterman, 2019, 283 p.

ISBN : 978-2-203-180963

15,9 euros

 

 

Genre : fantastique

Thème : secret de famille / pouvoir / rivalité / photographie

Niveau : collège

 

Le soir de ses 13 ans, Eva Papillon est enfermée dans sa chambre par son père, qui veut lui interdire de sortir de la maison… Que se passe-t-il ? Qui est vraiment sa famille ? Et celle des Avalanche, leurs rivaux depuis toujours ?... Pourquoi Mme Feuillette, l’enseignante-documentaliste du collège a-t-elle mystérieusement disparu depuis l’anniversaire ? Aidée de son ami Auguste, Eva va réussir à s’échapper de chez elle pour mener subrepticement son enquête…

 

Pour écrire ce récit, l’auteure s’est inspirée d’une collection de photos authentiques, qu’elle a interprété et associé de façon très personnelle. La démarche n’est pas sans rappeler Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs. On y retrouve l’intrusion du fantastique dans le quotidien, des familles avec des pouvoirs bien particuliers, jouant un rôle sur le destin du monde, des grands-parents détenteurs de secrets de famille…

 

On retrouve aussi certaines caractéristiques de l’écriture de Florence Hinckel, qui s’appuie souvent sur des recherches pour écrire (articles scientifiques, textes historiques…). Si elle détourne des photos anciennes, elle s’appuie néanmoins sur divers évènements historiques, et elle dévoile « tout ce qui est vrai dans cette histoire ».

 

L’idée d’inventer une histoire à partir de photos peut stimuler des ateliers d’écriture sur ce principe, en cours de français ou avec un club. Si la fin était un peu prévisible… il reste beaucoup de mystères qui donnent envie de découvrir la suite des aventures d’Eva ! Deux bonnes raisons de faire une belle place à ce roman dans les rayons d’un CDI ou d’une bibliothèque jeunesse…

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:07

PHILIAS, Antoine / ZENITER, Alice

Home Sweet Home

L’école des Loisirs, 2019, 298 p. (Médium +)

ISBN : 978-2-211-23997-4

15,5 euros

 

 

Genre : fait de société

Thèmes : Amour / Etats-Unis / 2000- / Conscience politique / crise / fugue / survie

Niveaux : 4e / 3e / lycée

 

 

En 2008, la ville de Cleveland est touchée de plein fouet par la crise des subprimes. Des milliers de familles se retrouvent endettées, perdent leurs maisons, une réalité douloureuse, bien loin du rêve américain… C’est dans ce contexte que plusieurs enfants et adolescents fuguent et trouvent refuge dans un lycée désaffecté. A l’initiative des aînés, Anna et Elijah, ils vont reconstruire une société à part, basée sur la démocratie participative, la solidarité et un « projet scolaire pas scolaire »...

Selon moi, c’était surtout important de désapprendre. Ce que je voulais, c’est qu’on soit dans une zone sans violence : il fallait que les garçons désapprennent ce qu’ils croyaient savoir de leur supériorité sur les filles, qu’ils arrêtent de se balader en bande, comme si les espaces n’appartenaient qu’à eux, il fallait que les riches désapprennent ce qu’ils pensait avoir de plus que les pauvres. […] Tu m’as dit que s’il fallait tout réinventer, alors le premier truc à réinventer, c’était l’école.

Anna, P. 59-60

Voici un roman jeunesse unique en son genre. Les personnages, isolés dans un espace à part et clos semblent vivre une situation de fin du monde. C’est une histoire de survie : comment se débrouiller sans argent, sans nourriture, sans chauffage... et sans adultes ? C’est une histoire qui fait réfléchir au monde dans lequel on vit et aux choix que l’on pourrait faire pour le changer…

Pour relater cette histoire originale, les auteurs font le choix d’une narration particulière : les deux narrateurs principaux, Anna et Elijah, s’adressent l’un à l’autre, pour se raconter comment ils ont vécu cette aventure si singulière. Le choix de la deuxième personne raisonne de façon particulière pour le lecteur, en créant une grande proximité qui l’inclut encore davantage dans ce récit prenant, parmi ces personnages attachants.

Probablement mon coup de cœur de l’année !

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 17:06

HINCKEL, Florence.

Renversante

L’école des Loisirs, 2019, 93 p. (Neuf)

ISBN : 978-2-211-23938-7

10 €

 

Genre : roman

Thèmes :  Discrimination sexuelle/ Sexisme / Condition féminine / Droits de la femme / Relations filles garçons / genre / Stéréotypes

Niveau : CM1-CM2, 6e-5e

 

Le père de Léa lui demande de réfléchir à la place des filles et des garçons… Mais dans leur société, les rues portent des noms de femmes célèbres, les femmes occupent les postes importants à la tête de l’Etat, le « féminin l’emporte sur le masculin » en grammaire… tandis que les garçons ne doivent pas mettre de shorts trop courts ou que les hommes s’occupent des enfants depuis la nuit des temps… Léa et son frère Tom prennent peu à peu conscience des clichés de leur monde, où règne la domination féminine…

 

Florence Hinckel évoque par petites touches délicates la condition féminine dans plusieurs de ses romans (Hors de moi, Quatre filles et quatre garçons, le Grand saut… ou encore dans plusieurs parutions aux éditions Talents Hauts). C’est un thème qui lui tient à cœur et qu’elle défend bien, autant dans ses textes de fiction que sur son blog. Dans ce roman, elle en fait le sujet principal !

Ce thème m’est également très cher, d’où mon envie de lire son texte. Je travaille notamment avec des 4e autour de l’égalité femmes / hommes dans notre société.

 et je souhaitais introduire la séquence en titillant la curiosité et l’esprit critique des élèves sur la question, en leur présentant une histoire qui prennent le contre-pied de la réalité, pour qu’elle leur apparaisse flagrante.

J’avais pensé montrer un extrait des films d'Eléonore Pourriat : son court métrage Majorité opprimée ou son long métrage Je ne suis pas un homme facile, où dans une société matriarcale, un homme subit des attaques sexistes diverses (discrimination, agression, harcèlement, humiliation…) Mais le texte de Florence Hinckel me semble plus adapté pour des collégiens. Il fourmille de passages que j’aimerais lire pour leur faire prendre conscience de la situation que vivent les femmes au quotidien, tellement ancrée que bien souvent, plus personnes ne prend garde à l’inégalité sous-jacente

Dans ma ville, les rues ou les écoles ont des noms de femmes célèbres. Rue Christine-de-Pisan, avenue Violette-Morris, boulevard Hypathie, et plein d’autres noms de femmes que je ne connais pas, qui ont été mairesses ou députées… on voit bien quelques rues Victor-Hugo ou boulevards Rodin (vous savez, l’amant de Camille Claudel !)[…]

Renversante, p. 13

[…] comme dans toutes les écoles de France, on nous apprend que le féminin l’emporte sur le masculin. Attention, ce n’est pas parce que les femmes sont supérieures ou plus nobles que les hommes ou je ne sais quoi. Non, c’est juste qu’il faut bien une règle pour simplifier la grammaire française, alors pourquoi pas celle—là ? Bon d’accord, au départ, quand cette règle a été décidée au XVIIe siècle par les 40 femmes de l’Académie française, c’était clairement parce qu’elles pensaient que les hommes étaient inférieurs aux femmes. […] C’est injuste, c’est vrai, mais on ne va pas changer l’Histoire ! […]

Renversante, p. 19-20

Renversante faisait bien sûr partie de mes dernières commandes pour le CDI, pour lequel je constitue progressivement un réseau lecture autour de la condition féminine.

 

Outre l’intérêt pédagogique que j’y vois (et pour lequel je remercie Florence Hinckel de m’avoir fournit pile poil le texte que je cherchais !), c’est aussi une histoire facile et agréable à lire. Je suis curieuse d’en parler avec mes jeunes lecteurs. Ce petit roman va vite devenir un indispensable des bibliothèques jeunesse et CDI !

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 18:48

FIERPIED, Maëlle

La fille sans nom

L’école des Loisirs, 2019, 509 p.

ISBN : 978-2-211-23992-9

19 euros

 

Genre : fantastique / heroic fantasy

Thème : fugue / magie / sorcellerie / quête d’identité / mémoire /

Niveau : 4e / 3e / 2de

Camille, quinze ans, fugue. Elle ne supporte plus le carcan familial. Alors qu’elle marche près du port, elle voit un petit écriteau : « Recrute garçon à tout faire contre gîte et couvert ». Elle y voit une opportunité pour se débrouiller seule et n’hésite pas à se faire passer pour un garçon. Elle est loin d’imaginer ce qui l’attend… Commence pour elle un voyage au cours duquel elle va découvrir le mystère qui entoure ses véritables origines…

 

A partir d’une thématique assez classique dans la littérature ado, la fugue, l’auteur nous entraîne dans une aventure inédite… Elle arrive à mêler de façon métaphorique, la quête identitaire et un univers parallèle riche, fait de magie et de sorcellerie. L’histoire est plus originale que le simple résumé ne laissait paraître, malgré quelques rebondissements un peu convenus. On se laisse prendre par le suspense, on veut savoir ce qui va arriver à l’héroïne…

 

Un roman qui plaira aux adeptes des univers d’heroic fantasy et même aux autres, car l’aventure et la quête identitaire y tiennent une grande place.

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