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  • : Le Bateau Livre
  • : Pédagogie, Bibliographies de littérature jeunesse & Activités autour de la lecture, la recherche documentaire, l'EMI, l'éducation à l'image, le bien-être... (collège-lycée)
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Auteur

  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 10:45

MERTENS, Joris

Béatrice

Rue de Sèvres, 2020

ISBN : 978-2-81021-625-3

19 €

 

Genre : bande dessinée / fantastique

Thème : années 70 / années 20 / solitude

Niveau : collège – lycée - adulte

 

Béatrice, une jeune femme solitaire, est vendeuse au rayon gants d’un grand magasin qui pourrait être Paris ou une autre grande ville. Chaque jour elle prend le train pour pour aller travailler. Chaque jour, elle voit un sac à main rouge, qui semble oublié. Elle finit par l’emporter chez elle. Elle y découvre un vieil album photos, qui lui dévoile la vie d’une jeune femme des années 1920, qui lui ressemble… La voilà transportée dans cette autre époque, loin de sa routine quotidienne. Combien de temps pourra-t-elle y vivre ? Une allusion au mythe de Faust, évoqué par le nom d’un café…

 

Cette histoire a été imaginée à partir d’un vieil album photos que l’auteur, dont c’est la première bande dessinée, a trouvé il y a quelques années. C’est une histoire sans paroles, à l’exception des titres des cinq chapitres qui la ponctuent. Le choix des couleurs ou du noir et blanc permet de se repérer dans les deux époques. Une histoire lente, nostalgique, avec des illustrations pleine de charme.

Un bel ouvrage, à intégrer dans un réseau « sans paroles » au CDI. Elle offre une autre façon d’entrer dans une histoire et peut inspirer diverses activités pédagogiques en collège, autour du genre fantastique par exemple, ou par la rédaction de dialogues et légendes…

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 21:51

THOMAS, Angie

Parée pour percer : tu peux pas m'arrêter

Nathan, 2020

ISBN : 978-2-09-2589717

17,95 €

 

Genre : roman miroir

Thèmes : rap / racisme / pauvreté / respect / violence / Etats-Unis

Niveau : 4e - 3e

 

Bri, 16 ans, rêve de remporter son premier battle de rap. Elle a de qui tenir : son père, assassiné par un gang, était une légende du rap. Quand sa mère perd son emploi et qu'elles se retrouvent sans ressources, Bri n’a plus le choix : réussir devient une question de survie !

 

Un roman énergique et une héroïne rebelle,
dans un univers où il n'est pas facile pour une fille de percer...

 

Écoutez les premières pages :

Soyez indulgents : c'est un enregistrement artisanal !

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 18:22

TAKAHAMA, Kan

L’Amant

Rue de Sèvres, 2020-02-01

ISBN : 978-2-36981-908-0

18 €

 

 

 

Genre : Bande Dessinée (manga)

Thèmes : adaptation littéraire – amour – sexualité – 1930- – Indochine

Niveau : lycée – Adultes

 

Sur un quai de gare, un homme reconnaît Marguerite Duras, devenue âgée et lui confie à quel point il trouve son visage plus beau maintenant que quand elle était jeune… Cette rencontre la renvoie à l’époque où, toute jeune fille, elle a le sentiment d’avoir commencé à vieillir, l’époque de sa rencontre avec l’amant, un riche chinois qui fut le premier homme de sa vie et un amour qu’elle n’a pas su reconnaître…

 

Les dessins, aux couleurs claires et passée, ne sont pas sans évoquer les images du film de Jean-Jacques Arnaud : les vêtements de Marguerite, sa posture sur le bac… même si l’autrice précise qu’elle a voulu montrer des personnages moins beaux, d’un charme plus imparfait et correspondant mieux aux photographies de l’époque qu’elle a pu consulter et à l’idée qu’elle se fait des raisons de l’attirance de Marguerite Duras pour cet homme.

 

Ce manga est un beau résumé de cette histoire initiatique et des sentiments ambivalents de la narratrice, à la fois fidèle au récit et avec des libertés correspondant à la lecture personnelle de Kan Takahama. Elle traduit bien la langueur et la nostalgie qui imprègnent le texte originel. Y manque peut-être juste la lenteur permise par la densité du roman.

 

Une belle version, intéressante en bibliothèque et CDI de lycée, pour un réseau autour des adaptations littéraires en BD.

 

 

 

 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 17:38

HINCKEL, Florence

Les faits et gestes de la famille papillon. Tome 1. Les exploits de grand-papy Robert

Casterman, 2019, 283 p.

ISBN : 978-2-203-180963

15,9 euros

 

 

Genre : fantastique

Thème : secret de famille / pouvoir / rivalité / photographie

Niveau : collège

 

Le soir de ses 13 ans, Eva Papillon est enfermée dans sa chambre par son père, qui veut lui interdire de sortir de la maison… Que se passe-t-il ? Qui est vraiment sa famille ? Et celle des Avalanche, leurs rivaux depuis toujours ?... Pourquoi Mme Feuillette, l’enseignante-documentaliste du collège a-t-elle mystérieusement disparu depuis l’anniversaire ? Aidée de son ami Auguste, Eva va réussir à s’échapper de chez elle pour mener subrepticement son enquête…

 

Pour écrire ce récit, l’auteure s’est inspirée d’une collection de photos authentiques, qu’elle a interprété et associé de façon très personnelle. La démarche n’est pas sans rappeler Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs. On y retrouve l’intrusion du fantastique dans le quotidien, des familles avec des pouvoirs bien particuliers, jouant un rôle sur le destin du monde, des grands-parents détenteurs de secrets de famille…

 

On retrouve aussi certaines caractéristiques de l’écriture de Florence Hinckel, qui s’appuie souvent sur des recherches pour écrire (articles scientifiques, textes historiques…). Si elle détourne des photos anciennes, elle s’appuie néanmoins sur divers évènements historiques, et elle dévoile « tout ce qui est vrai dans cette histoire ».

 

L’idée d’inventer une histoire à partir de photos peut stimuler des ateliers d’écriture sur ce principe, en cours de français ou avec un club. Si la fin était un peu prévisible… il reste beaucoup de mystères qui donnent envie de découvrir la suite des aventures d’Eva ! Deux bonnes raisons de faire une belle place à ce roman dans les rayons d’un CDI ou d’une bibliothèque jeunesse…

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:07

PHILIAS, Antoine / ZENITER, Alice

Home Sweet Home

L’école des Loisirs, 2019, 298 p. (Médium +)

ISBN : 978-2-211-23997-4

15,5 euros

 

 

Genre : fait de société

Thèmes : Amour / Etats-Unis / 2000- / Conscience politique / crise / fugue / survie

Niveaux : 4e / 3e / lycée

 

 

En 2008, la ville de Cleveland est touchée de plein fouet par la crise des subprimes. Des milliers de familles se retrouvent endettées, perdent leurs maisons, une réalité douloureuse, bien loin du rêve américain… C’est dans ce contexte que plusieurs enfants et adolescents fuguent et trouvent refuge dans un lycée désaffecté. A l’initiative des aînés, Anna et Elijah, ils vont reconstruire une société à part, basée sur la démocratie participative, la solidarité et un « projet scolaire pas scolaire »...

Selon moi, c’était surtout important de désapprendre. Ce que je voulais, c’est qu’on soit dans une zone sans violence : il fallait que les garçons désapprennent ce qu’ils croyaient savoir de leur supériorité sur les filles, qu’ils arrêtent de se balader en bande, comme si les espaces n’appartenaient qu’à eux, il fallait que les riches désapprennent ce qu’ils pensait avoir de plus que les pauvres. […] Tu m’as dit que s’il fallait tout réinventer, alors le premier truc à réinventer, c’était l’école.

Anna, P. 59-60

Voici un roman jeunesse unique en son genre. Les personnages, isolés dans un espace à part et clos semblent vivre une situation de fin du monde. C’est une histoire de survie : comment se débrouiller sans argent, sans nourriture, sans chauffage... et sans adultes ? C’est une histoire qui fait réfléchir au monde dans lequel on vit et aux choix que l’on pourrait faire pour le changer…

Pour relater cette histoire originale, les auteurs font le choix d’une narration particulière : les deux narrateurs principaux, Anna et Elijah, s’adressent l’un à l’autre, pour se raconter comment ils ont vécu cette aventure si singulière. Le choix de la deuxième personne raisonne de façon particulière pour le lecteur, en créant une grande proximité qui l’inclut encore davantage dans ce récit prenant, parmi ces personnages attachants.

Probablement mon coup de cœur de l’année !

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 17:06

HINCKEL, Florence.

Renversante

L’école des Loisirs, 2019, 93 p. (Neuf)

ISBN : 978-2-211-23938-7

10 €

 

Genre : roman

Thèmes :  Discrimination sexuelle/ Sexisme / Condition féminine / Droits de la femme / Relations filles garçons / genre / Stéréotypes

Niveau : CM1-CM2, 6e-5e

 

Le père de Léa lui demande de réfléchir à la place des filles et des garçons… Mais dans leur société, les rues portent des noms de femmes célèbres, les femmes occupent les postes importants à la tête de l’Etat, le « féminin l’emporte sur le masculin » en grammaire… tandis que les garçons ne doivent pas mettre de shorts trop courts ou que les hommes s’occupent des enfants depuis la nuit des temps… Léa et son frère Tom prennent peu à peu conscience des clichés de leur monde, où règne la domination féminine…

 

Florence Hinckel évoque par petites touches délicates la condition féminine dans plusieurs de ses romans (Hors de moi, Quatre filles et quatre garçons, le Grand saut… ou encore dans plusieurs parutions aux éditions Talents Hauts). C’est un thème qui lui tient à cœur et qu’elle défend bien, autant dans ses textes de fiction que sur son blog. Dans ce roman, elle en fait le sujet principal !

Ce thème m’est également très cher, d’où mon envie de lire son texte. Je travaille notamment avec des 4e autour de l’égalité femmes / hommes dans notre société.

 et je souhaitais introduire la séquence en titillant la curiosité et l’esprit critique des élèves sur la question, en leur présentant une histoire qui prennent le contre-pied de la réalité, pour qu’elle leur apparaisse flagrante.

J’avais pensé montrer un extrait des films d'Eléonore Pourriat : son court métrage Majorité opprimée ou son long métrage Je ne suis pas un homme facile, où dans une société matriarcale, un homme subit des attaques sexistes diverses (discrimination, agression, harcèlement, humiliation…) Mais le texte de Florence Hinckel me semble plus adapté pour des collégiens. Il fourmille de passages que j’aimerais lire pour leur faire prendre conscience de la situation que vivent les femmes au quotidien, tellement ancrée que bien souvent, plus personnes ne prend garde à l’inégalité sous-jacente

Dans ma ville, les rues ou les écoles ont des noms de femmes célèbres. Rue Christine-de-Pisan, avenue Violette-Morris, boulevard Hypathie, et plein d’autres noms de femmes que je ne connais pas, qui ont été mairesses ou députées… on voit bien quelques rues Victor-Hugo ou boulevards Rodin (vous savez, l’amant de Camille Claudel !)[…]

Renversante, p. 13

[…] comme dans toutes les écoles de France, on nous apprend que le féminin l’emporte sur le masculin. Attention, ce n’est pas parce que les femmes sont supérieures ou plus nobles que les hommes ou je ne sais quoi. Non, c’est juste qu’il faut bien une règle pour simplifier la grammaire française, alors pourquoi pas celle—là ? Bon d’accord, au départ, quand cette règle a été décidée au XVIIe siècle par les 40 femmes de l’Académie française, c’était clairement parce qu’elles pensaient que les hommes étaient inférieurs aux femmes. […] C’est injuste, c’est vrai, mais on ne va pas changer l’Histoire ! […]

Renversante, p. 19-20

Renversante faisait bien sûr partie de mes dernières commandes pour le CDI, pour lequel je constitue progressivement un réseau lecture autour de la condition féminine.

 

Outre l’intérêt pédagogique que j’y vois (et pour lequel je remercie Florence Hinckel de m’avoir fournit pile poil le texte que je cherchais !), c’est aussi une histoire facile et agréable à lire. Je suis curieuse d’en parler avec mes jeunes lecteurs. Ce petit roman va vite devenir un indispensable des bibliothèques jeunesse et CDI !

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 18:48

FIERPIED, Maëlle

La fille sans nom

L’école des Loisirs, 2019, 509 p.

ISBN : 978-2-211-23992-9

19 euros

 

Genre : fantastique / heroic fantasy

Thème : fugue / magie / sorcellerie / quête d’identité / mémoire /

Niveau : 4e / 3e / 2de

Camille, quinze ans, fugue. Elle ne supporte plus le carcan familial. Alors qu’elle marche près du port, elle voit un petit écriteau : « Recrute garçon à tout faire contre gîte et couvert ». Elle y voit une opportunité pour se débrouiller seule et n’hésite pas à se faire passer pour un garçon. Elle est loin d’imaginer ce qui l’attend… Commence pour elle un voyage au cours duquel elle va découvrir le mystère qui entoure ses véritables origines…

 

A partir d’une thématique assez classique dans la littérature ado, la fugue, l’auteur nous entraîne dans une aventure inédite… Elle arrive à mêler de façon métaphorique, la quête identitaire et un univers parallèle riche, fait de magie et de sorcellerie. L’histoire est plus originale que le simple résumé ne laissait paraître, malgré quelques rebondissements un peu convenus. On se laisse prendre par le suspense, on veut savoir ce qui va arriver à l’héroïne…

 

Un roman qui plaira aux adeptes des univers d’heroic fantasy et même aux autres, car l’aventure et la quête identitaire y tiennent une grande place.

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 18:28

BROGSOL, Vera

Un été d’enfer !

Rue de Sèvres, 2019, 245 p.

ISBN : 978-2-369-81206-7

12,5 euros

 

 

Genre : bande dessinée / autobiographie transformée

Thème : enfance / souvenirs / colonie de vacances / solitude / déracinement / Russie

Niveau : CM1 / CM2 / Collège

Vera, originaire de Russie, se sent bien décalée par rapport à ses copines américaines, malgré ses tentatives pour s’intégrer. Elle rêve que sa maman, qui l’élève seule avec son frère et sa sœur, tout en ayant repris des études, puisse l’envoyer en colonies de vacances, dont ses copines semblent rapporter tellement de souvenirs mémorables… Mais les choses ne vont pas se passer exactement comme elle l’espère…

 

Le dessin rond et léger colle bien au monde de l’enfance. Je suis un peu moins convaincue par le choix de la mise en couleur en noir, vert et blanc… Cela n’enlève rien aux qualités de cette bande dessinée, pour laquelle l’auteur s’est inspirée de ses souvenirs d’enfance… qu’elle a aussi en partie réinventés : « Même si on pouvait se rappeler tout ce qui s’est produit durant un mois de vacances il y a plus de vingt ans, cela ne ferait sans doute pas la meilleure des intrigues […] J’ai articulé mes souvenirs pour créer ce qui m’a semblé une bonne histoire », explique-t-elle à la fin de l’ouvrage. Et c’est effectivement un scénario à la fois sensible et plein d’humour, dans lequel les enfants délaissés pourront s’identifier et les autres peut-être développer une certaine empathie pour la touchante Vera.

Pour un CDI de collège, voilà une bande dessinée originale (et en un seul volume !) à proposer aux élèves en lecture autonome ou dans le cadre d’un travail autour de l’autobiographie en 3e.

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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 22:39

PINAUD, Florence

#Ma Vie sous algorithmes

Nathan, 2018 (Débats et portraits)

978-2-09-257725-7

16,9 euros

 

 

Genre : documentaire

Thème : algorithmes – mathématiques – numérique – intelligence artificielle - informaticiens

Niveau : 4e – 3e – lycée

 

Les algorithmes sont devenus incontournables dans nos vies modernes et numériques : ils permettent de nous assister pour de nombreuses tâches, voire nous manipuler… Cet ouvrage essaie de nous faire comprendre ce qui est en jeu et comment leur usage risque de formater notre société. Des pages débats permettent de se questionner sur ce thème et des portraits de découvrir des mathématiciens et informaticiens célèbres (Al Khwârizmi, Ada Lovelace, Alan Turing, Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zuckerberg…)…

 

Un des rares ouvrages adressé à la jeunesse sur le sujet qui me semble donc incontournable pour un CDI de collège (ou lycée), dans le cadre de l’EMI (éducation aux médias d’information). Il permet de faire prendre conscience de la place que prennent les algorithmes dans nos vie, en parlant de notions importantes : infobésité, collecte de données, fake news, Google…

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29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 22:27

HINCKEL Florence

 Nos éclats de miroir

Nathan, 2018, 171 p.

ISBN : 978-2-09-258804-8

14,95 euros

 

 

Genre : journal intime

Thème : adolescence – amitié – deuil - amour

Niveau : 4e – 3e

 

Cléo, bientôt 15 ans, rédige son journal intime en s’adressant à Anne Franck, comme cette dernière s’adressait à Kitty… tel un hommage, pour lui répondre, à elle qui n’a jamais reçu de réponses alors que des millions de lecteurs l’ont lue. Elle lui confie ses questions et ses chagrins : la mort de son père, son amitié compliquée avec Bénédicte, sa solitude, ses sentiments pour Dimitri… Quelques phrases poétiques ou calligrammes agrémentent parfois ses écrits…

 

C’est une histoire simple d’adolescente, courte et facile à lire, qui touchera sans doute aisément les lecteurs/trices.

Florence Hinckel a un rapport particulier au journal intime que l’on retrouve dans plusieurs de ses romans. L’idée de s’adresser à Anne Franck n’est pas nouvelle (j’ai des titres sur le bout du clavier, mais je ne les retrouve pas pour le moment…), mais on la sent ici sincère et non dans un effet de style : elle explique qu’elle s’est inspirée de sa propre expérience d’écriture quand elle était adolescente. Elle tenait en effet  un journal adressé à Anne Franck quand elle avait l’âge de son personnage. Elle en montre des photos à la fin de l’ouvrage.

L’auteure, amoureuse des mots depuis l’adolescence, me semble vouloir donner, aux adolescents d’aujourd’hui, l’envie de s’adonner à leur tour à l’écriture…

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