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  • : Le Bateau Livre
  • Le Bateau Livre
  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire et l'éducation à l'image (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:54

 

WOODWARD, John

Le grand livre d'activités : ne plus jamais s'ennuyer

© Gallimard, 2011, 192 p.  (Hors Série Documentaire)

ISBN :  978-2-07-063511-5 

Prix : 19,95 euros

grand-livre-activites.png


Illustration de DR et Tobatron

 

 

Genre : documentaire - guide pratique

Thèmes : Activités - Bricolage - Jeux - Expériences

Niveau : CM1- 4e

 

 

Chaque double page aborde un type d'activités (magie, cuisine, jardinage, bricolage, découverte du monde et de la nature, sport...). Certaines sont très faciles à réaliser. D'autres semblent surtout présentes pour titiller la curiosité et l'imagination des lecteurs (échapper aux crocodiles...). La fin propose des anecdotes et records surprenants, ainsi qu'un index pour retrouver facilement les activités.

 

Ce livre rappelle un peu "Le Boys' Book", publié il y a 4 ans, pour ce contenu touche-à-tout. L'ouvrage de Larousse a une mise en page plus attrayante, mais  se veut uniquement destiné aux garçons (la mention "Interdit aux filles" apparaît sur la couverture... et je trouve gênant que des ouvrages jeunesse puissent  véhiculer des préjugés sexistes, comme celui qu'il y aurait des occupations réservées aux filles et d'autres aux garçons !). "Le grand livre d'activités" est mixte : on y apprendra aussi bien les bases du tricot ou de l'origami, que l'observation des fourmis ou une approche des premiers secours...  Un petit côté "Manuel des Castors Juniors" assez sympathique...

 

Gallimard décline aussi toute une collection, intitulée "Ne plus jamais s'ennuyer", composée de petits guides d'infos et idées d'activités, en fonction des lieux (en ville, à la campagne, en voyage...) ou plus axés sur un thème : les énigmes, la magie... Les élèves aiment généralement beaucoup emprunter ce genre d'ouvrages et ils peuvent  aussi être utilisés dans le cadre d'un club. Chaque tome de la collection coûte 7,90 euros.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 12:57

VILLORO, Juan

Le livre sauvage

Bayard, 2011, 387 p. (Estampille)

ISBN : 978-2-7470-3159-2

Prix : 11,9 euros

 

http://www.decitre.fr/gi/92/9782747031592FS.gif

 

Couverture de Zara Picken

 

 

 

Genre : fantastique - aventure

Thème : lecture – bibliothèque – divorce – oncle – amour

Niveau : 5e – 4e

 

Les parents de Juan se séparent. Son père est parti construire un pont à Paris et sa mère a besoin de temps pour trouver un nouvel appartement. Juan est confié pour les vacances à son oncle Tito, un original qui vit en solitaire dans sa gigantesque bibliothèque. Il perçoit que son neveu a les talents d’un « lecteur  princeps » : « pas forcément celui qui lit le plus de livres mais celui qui y trouve le plus de choses » (p 73). Il lui confie alors la mission de retrouver le « livre sauvage », qui se cache dans les rayonnages. Avec l’aide de Catalina, la jolie fille des pharmaciens d’à côté, il part en quête…

 

Une belle histoire, construite comme un roman d’aventure, sur le thème de la lecture et l’amour des livres, dont le jeune héros, qui s’intéresse à priori plus aux jeux vidéos et aux copains qu’aux bouquins, découvre qu’un univers peut s’ouvrir à lui, pour peu qu’il accepte de l’apprivoiser… Les livres sont perçus comme des êtres doués de vie propre dont chaque lecteur peut avoir le don de changer le contenu... A noter aussi, les recettes de cuisine de l’oncle, qui s’inspire de romans ou contes célèbres… Les élèves n’iront peut-être pas d’eux-mêmes choisir cet ouvrage, ne serait-ce qu’à cause de son volume ! Mais on peut sûrement leur faire découvrir, dans le cadre d’un club, ou d’une séquence en lecture cursive (voir aussi la bibliographie sur le thème des livres et bibliothèques). La fin propose une belle métaphore autour du rôle du lecteur.

 

Le livre est parsemé de petites réflexions sur la lecture, la pensée…

 

« - Et tu les as tous lus ?

- Certainement pas ! Une bibliothèque n’est pas faite pour que tous les livres soient lus ! Ils sont là au cas où. J’ai passé ma vie à lire, mais je reste un amateur dans beaucoup de domaines. Ce qui compte, ce n’est pas de tout avoir dans la tête, mais de savoir où le trouver. » p. 60

 

« On devrait juger l’intelligence d’un être brillant de la façon suivante :

Capacité de relier une idée à une autre : 10/10

Capacité de résumer les choses apprises : 10/10

Capacité de penser par soi-même aux connaissances d’autrui : 10/10

[…]

L’esprit est une machine à réfléchir. Peu importe qu’il soit bourré d’informations. Ce qui compte, c’est de savoir les utiliser. Chaque tête étant une machine différente, il faut appliquer sa propre méthode pour la faire fonctionner. » p. 82-83

 

« […] les livres sont comme des miroirs : chacun y trouve ce qu’il a dans la tête. Le problème, c’est qu’on ne le découvre qu’en lisant le bon livre. Les livres sont des miroirs indiscrets et risque-tout : ils se débrouillent pour que tes idées te sortent de la tête et mettent  l’accent sur des pensées dont tu ignorais tout. Quand on ne lit pas, ces idées restent prisonnières et ne sont d’aucune utilité. 

- Moi aussi, j’apprends dans des livres des choses auxquelles je n’aurais jamais pensé.

- Bien sûr. Un miroir magique est également une fenêtre : tu peux y voir tes idées, mais aussi un tas d’autres choses. Tu t’informes des pensées d’autrui et tu voyages dans d’autres univers. Un livre est le meilleur moyen de locomotion qui soit : il t’emmène loin sans polluer, arrive à l’heure, ne coûte pas cher et ne te donne pas le mal des transports. » p. 150

 

« On ne peut pas tout garder en tête. Les livres sont la mémoire externe des hommes, un entrepôt de souvenirs." p. 274

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 18:03

FAVARO, Patrice / GODARD, Philippe

Tina, Simon, Rachid et la politique, la vraie !

Actes Sud Junior, 2011, 238 p.

ISBN : 978-2-7427-9623-6

14,8 euros

 

http://www.actes-sud-junior.fr/files_asj/couvs/225/9782742796236.jpg

 

Couverture d'Alain Le Bacquer / Picturetank

 

 

 

Genre : nouvelle / essai

Thème : société / politique

Niveau : 3e - lycée et au-delà

 

Tina, Simon, Rachid et les autres, sont des élèves de seconde d'un lycée parisien. Chacun se retrouve confronté à un problème de société : homophobie, contrôle biométrique des élèves, droit à l'image, liberté d'expression, santé, orientation professionnelle, croyance religieuse, etc. Les 14 nouvelles sont brèves, mais incisives, marquantes. Elles adoptent divers points de vue et  genres littéraires  (journal intime, lettre, science-fiction, théâtre...).

 

Chaque récit sert de point de départ à une réflexion, qui incite à envisager divers aspects des différentes questions, illustrées par des anecdotes historiques ou récentes, la référence à des lois... A la fin, une bibliographie-filmographie-sitographie permet de prolonger sa lecture. La thématique et la mise en page risque de rebuter nos lecteurs de collège et lycée. Mais ce serait dommage, car le contenu est à la fois accessible et intéressant, sur une problématique peu abordée dans les ouvrages jeunesse. Il aide à saisir dans quelle mesure la politique a des répercussions sur notre vie quotidienne et nos choix, même intimes, comme l'amour. Il me semble que ce texte peut permettre d'engager le dialogue, avec nos élèves lors d'ateliers philo, clubs paroles, heures de vie de classe...


 

Sur son blog, Patrice Favaro montre les différentes couvertures envisagées par l'éditeur :

http://mots-nomades.hautetfort.com/archive/2011/04/04/en-librairie-le-mercredi-27-avril-2011.html


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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 14:44

DIEUAIDE, Sophie

Pensées de Manon D. sur moi-même et sur quelques autres sujets

© Casterman, 2011, 240 p.

ISBN : 978-2-203-03675-8

15 euros

 

http://www.images-chapitre.com/ima2/original/501/36519501_8269481.jpg

 

 

 

Genre : journal intime

Thème : adolescence, parents divorcés, vacances, amour

Niveau : 6e - 5e - 4e

 

 

Manon, 15 ans, vit avec sa mère, dépressive depuis le départ de son père avec une autre. Un peu solitaire, elle n'en porte pas moins un regard pétillant sur sa vie et elle raconte dans son journal, la personnalité de ceux qui l'entourent : sa mère, son père et sa nouvelle femme, ainsi que l'insupportable fille de cette dernière, Léa, et son adorable petit frère Minus... Incapable de s'adonner à une seule passion, elle est un peu touche-à-tout, parfois convaincue de vouloir devenir architecte... à moins que ce ne soit auteur de roman-photos...


 

Ce livre, qui ferme avec un élastique, comme un vrai journal intime, regroupe photos, dessins, pseudo fac-similés de l'écriture de la narratrice... ce qui rend l'objet plus attractif, et peut rappeler d'autres livres parus récemment, comme "Le journal d'un dégonflé" , "L'agenda" ou "Cathy's book"... Mais ce n'est pas mon favori dans le genre : l'histoire a un petit goût de déjà lu... le ton se veut désinvolte et ironique, à la Georgia Nicholson, mais n'est pas totalement convaincant. L'histoire légère et sa forme attrayante devrait cependant plaire aux lecteurs adolescents et ce livre a sa place dans un CDI de collège.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:37

CONDIE, Allie

Promise (1er tome d'une trilogie) 

Gallimard, 2011, 432 p.

© ISBN :978-2-07-063438-5

Prix : 16 euros

 

http://7c.img.v4.skyrock.net/7c0/onlitplusfort/pics/2988680457_1_3_L0bNR03o.jpg

Photo de Samantha Aides

 

 

 

Genre : science-fiction

Thème : amour - liberté - totalitarisme

Niveau : 4e - 3e - 2de

 

Dans un futur qui ne semble pas si lointain, la Société est très organisée : les Officiels décident de tout, pour le bien-être de tous... Orientation professionnelle en fonction des aptitudes, système de "couplage" basé sur la compatibilité idéale,  nourriture adaptée aux besoins physiologiques de chacun, date de la mort... L'histoire s'ouvre sur le Banquet de Couplage de Cassia, 17 ans, qui découvre le visage de son Promis. Il s'agit de Xander, son meilleur ami. Soulagée et joyeuse, son bonheur est vite remis en question, quand le visage de Ky apparaît dans le fichier numérique censé lui présenter la personnalité de son Promis. Elle aime Xander tendrement, mais ce qu'elle éprouve pour Ky est différent, mystérieux... Bouleversée par ces sentiments, par les paroles de son grand-père à la veille de sa mort programmée, la découverte d'un poème interdit, elle remet en question toute l'organisation de la Société, comprenant qu'elle la prive du bien le plus précieux : la liberté de choisir son propre destin.

 

De nombreuses "dystopies" paraissent ces derniers temps. Des romans d'anticipation qui présentent une société imaginaire, qui se veut utopique, mais basée sur le contrôle des citoyens et la perte des libertés individuelles. Cette histoire devrait donc plaire aux lecteurs de Hunger Games, Combat d'hiver , La Déclaration... Il me semble qu'elle va cependant moins loin dans la critique du totalitarisme, pour s'attacher davantage aux sentiments de l'héroïne. C'est avant tout une histoire d'amour, même si celle-ci naît dans un contexte particulier. Intéressant pour les profs-docs : l'évocation d'une société où il est fait table rase du passé, de l'histoire et de la culture, seuls "Cent poèmes" ayant été conservés... Que se passerait-il, dans un monde où la poésie serait interdite ?

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:21

CHABAS, Jean-François / SALA, David

Le bonheur prisonnier

© Casterman, 2011, 32 pages. (Les Albums Casterman)

ISBN : 978-2-203-03056-5

14,95 euros

 

 

http://www.images-librairies.com/ima1/original/496/36519496_8239548.jpg

Illustration de David Sala

 

 

Genre : Album

Thème : Chine - bonheur

Niveau : CM2-6e

 

Un jour, le jeune Liao entend parler le grillon, enfermé dans une  minuscule cage d'or et garant du bonheur de foyer. A la demande du petit insecte, il ouvre la porte. Catastrophes et incidents s'abattent aussitôt sur la maison et ses habitants... Le petit garçon se questionne : peut-on, doit-on garder le bonheur prisonnier ?

 

Un histoire très douce et de magnifiques illustrations, qui évoquent, comme l'album précédent, "La colère de Banshee", l'univers coloré et foisonnant de Klimt. Un livre qui peut prendre sa place dans un réseau de lecture sur l'Asie , ou inciter à une discussion autour du bonheur lors d'un atelier philo...

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 10:14

DESPLECHIN, Marie / OTHONIEL, Jean-Michel

Mon petit théâtre de Peau d’Âne

© Editions Courtes et Longues, 2011, 72 p.

ISBN : 978-2-35290-075-7

Prix : 19 euros


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Genre : biographie

Thème : art – vocation

Niveau : CM2 et bien au-delà

 

Les débuts de Jean-Michel Othoniel, maître verrier, se lisent comme une histoire. On y découvre les artistes et écrivains qui l’ont marqué depuis son enfance : Marcel Duchamp, lors d’une exposition où l’emmène sa mère, « Les métamorphoses » d’Ovide, le « petit théâtre de Peau d’âne » de Pierre Loti… Ce texte partage aussi une très douce conception de l’art et du rôle des artistes.

 

« Il n’y a pas une si grande différence entre la personne que j’étais alors et celle que je suis aujourd’hui. La plupart des gens, quand ils deviennent adolescents, ferment derrière eux la porte de leur enfance. Ils entrent dans la cour des grands et voilà, c’est fini. Quelques-uns pourtant font le chemin du retour. Ils ont gardé la clé de la porte. Ils viennent rechercher des choses qu’ils avaient enfermées autrefois.

On dit souvent que les artistes seraient restés de grands enfants. Je les vois plutôt, dans leur enfance, comme de petits adultes. Un artiste porte son univers très tôt en lui. Il le garde toute sa vie. »

 

Les illustrations, mêlant photographies, œuvres et aquarelles… évoquent la forme d’un carnet de voyage. L’auteur s’efface discrètement derrière l’artiste et permet au lecteur de comprendre comment peut naître une vocation. Ce livre trouvera sa place dans un CDI de collège, avec le développement de l’enseignement de l’histoire des arts. Il peut accompagner la lecture du conte « Peau d’Ane » et donner lieu à un travail en français et Arts Plastiques pour inciter les élèves à leur propre réinterprétation artistique du conte…

 

Jean-Michel Othoniel est devenu célèbre grâce à la station de métro en perles de verre du Palais Royal et le centre Pompidou lui consacre une rétrospective du 2 mars au 23 mai 2011.

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/Actualites/9683E6A6EB3C14C5C12577E5003937D3?OpenDocument&L=1

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 08:23

BLONDEL, Jean-Philippe

(Re)play !

Actes Sud Junior, 2011,125 p. (Romans Ado)

ISBN : 978-2-7427-9597-0

10 euros

 

 http://www.actes-sud.fr/sites/default/files/couv_jpg/9782742795970.jpg

Couverture : Plainpictures / Daniel Sadrowski

 

Thème : musique – amitié – amour – passage âge adulte

Niveau : 3e - lycée

 

Tout le lycée est en ébullition : un célèbre critique de rock doit passer en fin d’année, pour raconter son expérience et écouter des élèves jouer deux ou trois chansons. Le groupe de Benjamin a explosé il y a quelques mois, en même temps que son amitié avec Mathieu. Voilà peut-être l’occasion de rejouer et d’essayer de comprendre ce qui s’est passé ? Au cours de cette année de Terminale, Benjamin va mûrir, en apprenant sur ses relations avec les autres et ses projets, aidé par son enseignant-documentaliste fan de rock, qui l’incite à écrire ses propres textes.

 

Un roman dans la lignée du précédent de Jean-Philippe Blondel, « Blog », avec l’histoire de cet adolescent confronté à des choix (en amour, amitié, orientation…), qui le conduisent vers la fin de sa Terminale et l’âge adulte... Facile à lire, tout en étant bien écrit, on peut le recommander parmi les « lectures passerelles », pas si nombreuses, entre le collège et le lycée. A noter aussi, le personnage d’enseignant-documentaliste très positif et sympa ! A avoir donc, dans notre petit rayon des super profs-docs… 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 08:18

OLLIVIER, Stéphane

Ella Fitzgerald

© Gallimard, 2011, 32 p. + CD audio (40 min).  (Découverte des musiciens)

ISBN : 978-2-07-069694-0

Prix : 16 euros

 

 

 

http://www.gallimard-jeunesse.fr/medias/06//21069222648.GIF

Illustration de Rémi Courgeon

 

 

Genre : biographie - documentaire

Thème : Jazz – Chant – New York - 20e siècle

Niveau : CM1 - CM2 – 6e – 5e


 

De la banlieue pauvre de New York aux plus grandes salles de spectacle, le destin d’une jeune afro-américaine, devenue l’une des plus célèbre voix du jazz du 20e siècle, malgré sa timidité et son physique.


 

Le texte, assez succinct, s’adresse aux plus jeunes (collection conçue pour les 6-10 ans), auxquels il peut montrer, avec à propos, que le succès est davantage lié au talent et à la persévérance qu’à l’apparence. Il est dommage que le livre n’évoque pas du tout le contexte dans lequel vivaient les afro-américains à cette époque et notamment les difficultés des musiciens noirs pour jouer dans certaines salles… Le CD apporte un complément passionnant, bien au-delà de la tranche d’âge ciblée. Il permet de faire (re)découvrir la merveilleuse voix d’Ella, et le texte, lu avec sobriété, crée un lien discret d’une chanson à l’autre. De quoi faire swinguer le CDI !

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 15:25

Erich Scheurmann.

Le Papalagui : Les étonnants propos de Touiavii, chef de tribu, sur les hommes blancs.

© Pocket, 2004, 160 p.

ISBN : 2-266-13032-3

5, 60 euros


 

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/images/POC/P3/9782266130325.jpg

 

 

 

Genre : essai

Thème : mode de vie occidental - regard sur l'autre

Niveau : 3e - lycée - adultes

 

 

Erich Scheurmann est un peintre, écrivain et conteur allemand. Peu avant la 1ère Guerre Mondiale, il se rend à Samoa, en Polynésie. Il en rapporte ce texte, présenté comme un recueil d'observations et de réflexions sur la civilisation occidentale par un chef de tribu, au retour d'un voyage en Europe. Paru en 1920, il n’a été traduit en français qu’au début des années 80. Près d'un siècle plus tard, le Papalagui, qui désigne le Blanc, et présente ses habitudes de vie, est toujours d’une étonnante actualité !

 

J'ai découvert et acheté ce recueil, dans le cadre de l'atelier "Mon Journal du Monde" sur le thème du territoire (géographique et mental) en partenariat avec le BAL. Indépendemment de ce travail, des extraits peuvent être lus et commentés, en français, en histoire-géo, en heure de vie de classe, dans le cadre d'un club... pour réfléchir au regard que l'on porte sur les moeurs et coutumes de l'autre. Beaucoup de thèmes font écho à des interrogations et réflexions contemporaines sur le rapport à la nature, l'écologie, le gaspillage... Sur quoi reposent nos choix ? Peut-on vivre autrement ?...

 

 

 

Quelques extraits :

 

 

À propos des villes – p. 33

« On a du mal à saisir qu’un être humain ne meure pas ici, que de nostalgie, il ne devienne pas un oiseau, qu’il ne lui pousse pas des ailes pour s’élever et voler où se trouvent l’air et le soleil. »

 

À propos des objets – p. 58

« Quand l’homme a besoin de beaucoup de choses, il est d’une grande pauvreté, car il prouve en cela qu’il est démuni des choses du Grand-Esprit. Le Papalagui est pauvre, parce qu’il est possédé par les objets. Il ne peut plus vivre sans les objets. »

 

À propos du temps – p. 67

« Le temps voulu a beau être là, il ne le voit même pas avec la meilleure volonté du monde, et il invoque 1000 choses qui lui prennent son temps. Grincheux et râleur, il reste cloué à son travail, pour lequel il n’éprouve ni joie, ni plaisir, et auquel personne d’autre ne le contraint que lui-même. Mais s’il voit soudain qu’il a le temps, qu’il est bien là, ou si un autre le lui donne (les Papalaguis se donnent souvent du temps l’un à l’autre, rien n’est aussi apprécié que ce don), alors le désir lui manque à nouveau, ou il est fatigué de son travail sans joie. Et régulièrement, il remet à demain ce qu’il a le temps de faire aujourd’hui. »

 

À propos du journal – p. 110

« Le journal est aussi une sorte de machine qui fabrique quotidiennement des pensées nouvelles, beaucoup plus que ce qui peut émerger dans une seule tête. Mais la plupart de ces pensées sont faibles et ternes, elles remplissent bien notre tête de beaucoup de provisions, nous ne la rendent pas plus forte. Nous pourrions aussi bien remplir notre tête de sable. Le Papalagui bourre sa tête de cette nourriture inutile des papiers. Avant d’avoir pu rejeter une bouchée, il en reprend déjà une nouvelle. »

 

À propos des pensées – p. 116

« Le Papalagui pense tant que penser lui est devenu une habitude, une nécessité et même une obligation. Il faut qu’il pense sans arrêt. Il parvient difficilement à ne pas penser, en laissant vivre son corps. Il ne vit souvent qu’avec la tête, pendant que tous ses sens reposent dans un sommeil profond, bien qu’il marche, parle, mange et vie. […] Il vaut mieux ne pas penser du tout quand le soleil brille. »

 

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