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  • : Le Bateau Livre
  • : Pédagogie, Bibliographies de littérature jeunesse & Activités autour de la lecture, la recherche documentaire, l'EMI, l'éducation à l'image, le bien-être... (collège-lycée). NB : Merci de respecter les conditions de droits de reproduction détaillées plus bas.
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Auteur

  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.

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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 15:13

Les professeurs documentalistes exercent un métier aux multiples casquettes. Nous formons les élèves à la recherche documentaire, les accompagnons dans leurs travaux personnels dans toutes les disciplines, collaborons avec différents collègues, transmettons le goût de lire et encourageons la curiosité, ainsi que l’ouverture culturelle. J’organise ou participe à différents évènements, avec des temps ou semaines thématiques : semaine de la science, de l’orientation, de la presse, du bonheur, printemps des poètes, fête du court métrage, journée contre le harcèlement, journée mondiale du ukulele, nuit de la lecture, etc.

De plus en plus, nous contribuons également au bien-être des adolescents, grâce à des ateliers proposés lors des pauses méridiennes ou sur leurs temps libres. Ces activités sont très variées : clubs de lecture, « salons de thé », ateliers créatifs, jeux de société, séances de yoga ou de relaxation…

Professeur documentaliste : un métier de coeur
Professeur documentaliste : un métier de coeur
Professeur documentaliste : un métier de coeur
Professeur documentaliste : un métier de coeur

Des projets pédagogiques pensés pour tous les niveaux

J’accorde une grande importance à la mise en place de projets pour tous les niveaux. Voici quelques exemples, parmi les activités que je reprends chaque année et avec toutes les classes d’un même niveau. Il peut y avoir d’autres projets plus ponctuels qui s’y ajoutent, à la demande des enseignants !

En sixième, les élèves découvrent systématiquement le CDI, son fonctionnement et ses ressources. Ils apprennent à utiliser les outils documentaires, comme le portail Esidoc. Nous menons également des projets autour de la lecture avec mes collègues de français, notamment l’opération « Chuchote-moi un livre ». Les élèves découvrent aussi différentes façons d’organiser leurs idées, grâce à des outils visuels : cartes mentales, sketchnotes ou lapbooks. Ils mettent aussi en pratique la méthodologie transmise, lors de recherches en autonimie autour de la matière, puis de l’énergie en physique-chimie. Pour les aider, je partage sur ESIDOC des fiches méthodologiques et des conseils pour accéder aux ressources et j’envoie un message sur Pronote aux parents pour expliquer la démarche. J’espère qu’ils seront ainsi davantage outillés s’ils souhaitent accompagner leurs enfants.

Professeur documentaliste : un métier de coeur

En cinquième, je conduis un projet sur plusieurs séances autour des pays, en collaboration avec une collègue d’anglais. Ce travail permet d’aborder toutes les étapes de la recherche documentaire, en insistant particulièrement sur la rigueur :questionnement, sélection de sources fiables, et apprentissage de la citation des sources. Les collégiens vont ensuite créer de petits magazines qui seront exposés pour la semaine des langues.

En quatrième, l’accent est mis sur l’égalité filles-garçons. J’organise notamment un grand débat, s’appuyant sur des recherches, qui peut être mené en SVT, EMC, français (selon les années, le souhait de mes collègues). Chaque élève incarne un personnage lui permettant d’explorer une dimension du sujet : médecins sur la santé, policiers à propos les violences faites aux femmes, avocats pour les droits, etc. Ce dispositif favorise l’engagement, l’empathie et la compréhension des enjeux de société. Cela permet aussi de travailler l’oral autrement, dans un échange avec ses pairs ou l’écoute est aussi importante que la prise de parole.

En troisième, nous travaillons autour de la Seconde Guerre mondiale et du devoir de mémoire, avec par exemple le projet « Dans la peau d’un Résistant ». Les élèves réalisent des boîtes contenant des objets symboliques, une lettre et un poème engagé. Je suis également très impliquée dans la préparation de l’oral du brevet.

Le CDI est donc bien un lieu d’apprentissage de savoirs, savoir-faire et savoir-être transversaux !

Professeur documentaliste : un métier de coeur

Une mission culturelle et humaine

Le CDI est aussi un lieu d’ouverture culturelle. La mission de professeur documentaliste s’articule d’ailleurs parfaitement avec celle de référent culture, grâce aux partenariats développés avec des structures locales. C’est en tous cas le choix que j’ai fait : ma formation d’histoire de l’art fait que cela m’intéresse particulièrement et je trouve que le CDI permet de faire rayonner les évènements : expositions, ateliers en lien avec les spectacles ou sorties, etc.

Lorsque l’établissement dispose d’un auditorium, cela permet d’accueillir des spectacles de plus grande envergure, avec éclairages, son... J’ai aussi proposé des actions dans la cour ou sur le terrain sportif (le collectif Kay l’année dernière ou le groupe urbain d’intervention dansée de Preljocaj l’année précédente). Et si ce n’est pas le cas, le CDI permet d’organiser des formes plus modestes (contes, rencontres…) pour diverses tailles de groupes d’élèves.

Le Pass Culture a constitué une opportunité précieuse pour diversifier les propositions pour tous les niveaux. Je reste toutefois vigilante et inquiète quant à l’avenir de ce dispositif dans le contexte actuel, notamment dans l’attente de sa mise en oeuvre sur la plateforme Adage. Au mois de février 2026, nous n’avons toujours pas la possibilité de réserver de façon ferme nos projets et certains ont dû déjà être reportés. Pourtant, l’apport des artistes est indispensable pour stimuler la curiosité et la créativité des jeunes !!! Ils sont des alliés très précieux pour les enseignants.

Professeur documentaliste : un métier de coeur

Un espace organisé, mais surtout vivant

Le CDI est bien sûr un lieu physique, mais ce n’est pas une simple bibliothèque. Je le présente aux élèves, aux parents ou aux collègues comme une salle de classe spécialisée, entièrement pensée pour leurs besoins.

Les acquisitions sont réalisées en fonction des programmes, mais aussi des projets menés localement : pays, égalité filles/garçons, seconde guerre mondiale par exemple...

L’aménagement vise à donner envie de lire, à valoriser les ouvrages grâce à des expositions régulièrement renouvelées, et à rendre accessibles les ressources utiles aux recherches en cours. Lorsque l’on organise de nombreuses activités, il faut aussi anticiper toute la logistique : manutention, installation, rangement… J’organise donc des espaces thématiques temporaires, où les documents restent à disposition pendant toute la durée d’un projet (par exemple sur les pays en cinquième, ou prochainement sur les femmes en quatrième).

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Les rayonnages sont pensés pour être les plus lisibles possible. Je m’appuie sur une version simplifiée de la classification décimale de Dewey, car il me semble important que les élèves puissent se repérer aussi dans d’autres bibliothèques. Certaines thématiques sont toutefois regroupées :

  • un espace pour les sciences (500–600),

  • un espace pour les sciences humaines (100, 200, 300, 900),

  • un espace pour les documentaires artistiques (700, 800 et 400 pour favoriser l’écriture),

  • un espace pour les romans,

  • un autre pour les autres fictions.

À l’entrée du CDI, un kiosque rassemble la presse et le kiosque ONISEP. Je m’oriente de plus en plus vers la presse en ligne, pour des raisons à la fois budgétaires, pratiques et pour élargir l’accès aux ressources.

 

La décoration est aussi pensée comme partie prenante du processus pédagogique. Certains éléments restent, pour transformer le CDI en un cabinet de curiosités qui s’enrichit au fur et à mesure : une machine à écrire sur le bureau, une vitrine avec des fossiles dans le rayon sur les minéraux.. D’autres éléments sont régulièrement renouvelés, en lien avec les expositions. L’idée est que l’on se sente bien quand on entre, et de donner envie d’aller voir de plus près… et même ouvrir, feuilleter, lire les livres !

Les travaux d'élèves sont aussi  mis en valeur au fil de l'année, dans différents coins du lieu, en n'hésitant pas à bouger les tables, ajouter une grille d'exposition, pour surprendre et inviter à découvrir.

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Des salles annexes pour enrichir les usages

Dès mon premier poste, en banlieue parisienne, j’ai imaginé transformer une petite salle annexe en  « salle à voyager ». Elle était initialement consacrée à rassembler ressources et travaux d’élèves autour des carnets de voyage, dans le cadre d’un important projet autour du Paris médiéval. J’y ai aussi mené des travaux sur l’Afrique et le conte.

Dans mon établissement actuel, une salle était vide. Je l’ai aménagée progressivement : fils tendus pour exposer les productions d’élèves, objets décoratifs personnels (pupitre ancien, chevalet de peintre, caisse en rotin, cageots pour présenter les livres, doudous, coussins…). Une commission de sécurité m’a malheureusement contrainte à retirer plusieurs éléments jugés non conformes aux normes incendie. Je repense actuellement cet espace en tenant compte de cette contrainte : j’ai installé des étagères cubiques pour exposer les ouvrages liés aux thématiques étudiées (par exemple la Résistance en ce moment). Un coin relaxation y est également aménagé, avec ressources sur le yoga et la méditation, nattes de gym, bol tibétain, lecteur CD / USB et une clé avec des relaxations à écouter, balle de respiration. Les élèves peuvent s’y isoler pour un temps calme.

Professeur documentaliste : un métier de coeur
Professeur documentaliste : un métier de coeur
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J’ai aussi transformé la deuxième annexe en « salle à créer ». Faute de place dans l’espace principal, j’y ai ajouté des rayonnages, pour regrouper les ouvrages liés à la création artistique (classe 700), à la littérature (800) et au langage (400 : grammaire, vocabulaire, étymologie).

Cette salle est équipée d’une grande table centrale (10 places), d’un écran vert et de projeteurs, pour filmer ou photographier (3 Ipads à disposition à la gestion). On pourrait également imaginer y développer des projets de web-radio, la pièce étant située derrière une vitre isolée phoniquement. L’année dernière, elle a servi pour préparer l’enregistrement de podcast sur le rap en 4e. J’y organise des ateliers en petit comité ou les mini-clubs animés par les élèves eux-mêmes. C’est aussi un espace pour l’autonomie, avec des crayons et des feuilles de brouillon à disposition. Je dispose également d’un petit chariot financé par le FSE, avec feutres, papiers, tampons, ciseaux crantés etc., pour les élèves souhaitant laisser libre court à leur créativité.

Le CDI virtuel

Depuis la crise du COVID et les périodes de confinement, j’ai fortement développé un CDI virtuel. J’ai retravaillé l’interface d’ESIDOC (mise à jour en 2020) pour faciliter l’accès aux ressources.

Les élèves y trouvent :

  • des ressources en ligne sélectionnées pour eux,

  • des ressources numériques payantes : encyclopédie Universalis) et périodiques via Cafeyn

  • l’ensemble de mes cours et fiches pédagogiques, sous forme de diaporamas interactifs (Genially)

L’objectif est qu’un élève absent, empêché ou sans créneau pour venir au CDI puisse tout de même accéder facilement aux contenus et travailler en autonomie.

Professeur documentaliste : un métier de coeur
Professeur documentaliste : un métier de coeur

Conclusion

Professeur documentaliste est un métier passionnant, qui laisse une grande liberté dans la manière de s’organiser et de définir ses priorités. Nous nous adaptons aux besoins locaux, qui dépendent à la fois de la zone géographique de l’établissement (urbaine, périurbaine…), des attentes des élèves et des collègues, ainsi que du projet d’établissement.

C’est un métier aussi exigeant, parfois ingrat, car c’est à nous de faire notre place, puisqu’elle n’est pas prévue de façon claire dans les programmes ou les emplois du temps. La possibilité de s’intégrer dans un établissement dépend beaucoup des relations construites avec l’équipe de direction, les CPE et la vie scolaire, ainsi que les collègues enseignants. Cela demande patience, sens de la communication et capacité à rassurer sur l’utilité pédagogique des projets menés. Lorsque cette reconnaissance s’installe, le CDI peut devenir un véritable atout pour l’ensemble de la communauté éducative : élèves, enseignants et personnels !

Le CDI au coeur de l’établissement ? C’était le titre d’un ouvrage à l’époque où je passais le CAPES de documentation à la fin du siècle dernier… Et j’ai toujours l’espoir que le métier de professeur documentaliste soit désormais dans le coeur de toute la communauté éducative !

 

Professeur documentaliste : un métier de coeur

Pour en découvrir d’avantage sur le métier…

- Le portail ESIDOC de mon collège : http://0831657a.esidoc.fr

- Mon blog professionnel : http://lebateaulivre.over-blog.fr

- Mes Réseaux sociaux :
LinkedIn - https://fr.linkedin.com/in/mathilde-bernos-bateau-livre
Facebook - https://www.facebook.com/MmeBernos
Groupe - https://www.facebook.com/groups/respirado   
Instagram - https://www.instagram.com/la_galerie_du_bateau_livre

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 16:48

Jean-Philippe LACHAUX (CRNL/INSERM) a adapté son programme ATOLE (apprendre l’attention à l’école), pour les ados.

Il propose d'accompagner les élèves par un programme en 5 séances, présenté dans un diaporama et à travers plusieurs vidéos :
 

1- Apprendre à se connecter
Qu’est-ce que l’attention ? A quoi ça sert ?

Il évoque l'attention sur différents types de cibles (simples et complexes).

Attention : mécanisme de sélection, d'activation et de facilitation de certains réseaux de neurones aux dépens d'autres. Quand ce mécanisme s'applique à une région spécialisée pour un certain type de perception (par ex la couleur bleue), celle-ci devient plus réactive et nous sommes plus sensibles à cet aspect. Par ex.: chercher une paire de chaussettes bleues dans un tiroir.

Jean-Philippe LACHAUX

2- Attentif pour quoi faire ?

A quoi je dois faire attention ? Dans quel but ? Quelle intention ?

Être actif par rapport à son objet d’attention.
Mode d’emploi pour se concentrer : PIM

         Perception : à quoi faire attention ?

         Intention : qu’est-ce que je cherche à faire ?

         Manière de faire : qu’est-ce que je dois bien faire ?

 

3- L’équilibre attentionnel

L’attention repart au bout d’un moment, quand il y a des éléments distracteurs.

Quelles sont les causes de la distraction ?

 

4- Les niveaux de l’attention

Dans beaucoup de situations, l’attention habituelle suffit.
D’autres demandent plus d’attention.

On apprend à évaluer le niveau nécessaire pour une tâche à réaliser.
Il y a 4 niveaux (de 0 à 3).

Il faut savoir ajuster son niveau de concentration.

 

5- Une chose à la fois

Apprendre une technique pour se mettre en situation d’avoir une attention très claire.

On découpe les tâches complexe en petites tâches simples de 10 min.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 14:08

Je m'interroge toujours sur le manque de motivation des enfants et adolescents pour apprendre, alors que les plus jeunes sont absolument curieux et avides de découvertes.

 

Il me semble que l'enseignement, tel qu'il est traditionnellement pratiqué à l'école ne laisse pas suffisamment de place à la curiosité et au questionnement spontané des élèves.

 

Je viens de lire un article de l'excellent blog Apprendre, réviser, mémoriser , que j'ai synthétisé de façon subjective, sous forme de carte mentale et qui me conforte dans l'importance que pourrait, devrait jouer dans l'enseignement, la recherche documentaire, telle que nous la pratiquons au CDI.

 

Observer, se questionner, rechercher... Apprendre !

Dès la petite enfance, on apprend à partir de l'observation et de la manipulation de ce qui nous entoure.

 

Les questions que cela suscite naturellement donnent envie d'en apprendre plus pour comprendre. D'où l'importance de passer par la phase du questionnement quintilien, qui peut intervenir dans n'importe quel type de travail, ainsi que la formulation d'un certain nombre d'hypothèses, à partir de ce que l'on sait déjà...

 

Observer, se questionner, rechercher... Apprendre !

Ces hypothèses peuvent ensuite être vérifiées et enrichies, grâce à la recherche documentaire ou d'autres approches (en apprenant à questionner les spécialistes, les enseignants...).

 

J'essaie de donner à mes élèves le réflexe de procéder à ces différentes étapes : questionnement, réflexion à partir de ce qu'ils savent, recherche... plutôt que de se jeter directement sur des informations toutes faites, sans recul. Malheureusement, la nouvelle réforme du collège ne permet plus à une grande partie des enseignants-documentalistes de travailler de façon régulière avec les élèves (notamment les 6e) et les enseignants de discipline n'ont pas le temps de s'attarder sur toutes ces étapes dans leurs cours...

 

Continuer patiemment, convaincre collègues et Direction, expliquer l'importance de ces démarches...

 

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 21:17

Une petite présentation autour de la motivation,

qui récapitule des idées tirées de La Pédagogie Positive

d'Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

et des livres de Faber et Mazlish.


 

"Clic" pour ouvrir la présentation

Motiver--au-travail.jpg

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 18:18

La prise de notes, à partir de ses propres idées, d'un discours entendu (cours, conférence...) ou d'un document lu (livre, article, site...) se fait traditionnellement de façon assez linéaire.

Cette activité est souvent perçue comme rébarbative et inutile par les élèves...

Des alternatives sont-elles envisageables ?

 

 

"Clic" pour agrandir l'image

 

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Les cartes mentales (aussi appelées "cartes heuristiques" ou "mind map" en anglais), permettent de mettre de l'ordre dans ses idées de façon plus visuelle, facile à mémoriser et ludique à réaliser. Elles sont comme une photo de notre cerveau en train de réfléchir.

 

Elles sont de plus en plus préconisées... que ce soit pour aider les enfants en difficulté (les "dys") ou dans le domaine du management de l'entreprise !


 

 

"Clic" pour agrandir l'image

Carte-mentale.jpg

 

 

 

 

Présentation : usages et élaboration d'une carte mentale

 

"Clic" sur l'image pour voir la présentation Prezi

 

cartes-mentales

 

 

 

 

Voir en ligne

 

- l'article "Faire une carte mentale" (utilisé notamment en initiation 6e).



- les ressources sélectionnées sur Pinterest.


Notamment la Galerie de cartes mentale



- la vidéo de SVTV

 


 

Bibliographie


BUZAN, Tony

Mind Maps for kids : the shortcut to success at school. Thorsons, 2003

Le seul livre adapté pour les élèves, à ma connaissance (les autres sont destinés aux adultes). Je m'en suis très largement inspiré pour cette séance.  En anglais

 

AKOUN, Audrey / PAILLEAU, Isabelle

Apprendre avec la pédagogie positive : à la maison et à l’école, (re)donner à vos enfants le goût d’apprendre. Eyrolles, 2014

Ces deux thérapeutes  sont très favorables à l’utilisation des cartes mentales pour aider les enfants à apprendre. Un chapitre du livre y est consacré.

 

 


Pour aller plus loin…

 

BUZAN, Tony / BUZAN, Barry.

Mind Map : dessine-moi l’intelligence. Eyrolles, 2012

Tony Buzan est le papa de la carte mentale… Ce livre est très détaillé, pour ceux qui veulent vraiment tout savoir sur cet outil.

 

MONGIN, Pierre / DELENGAIGNE

Organisez vos notes avec le Mind Mapping

Dunod, 2013 (Efficacité professionnelle)

Une collection qui regroupe plusieurs titres sur les cartes mentales, selon les usages : organiser ses idées, des projets… Celui-ci est le plus général.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 17:09

 

  mémo pédago

 

 

Petit mémo très personnel et subjectif

des pédagogies et lectures qui m'ont inspirées depuis 5 ans.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:51

 

 

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© Photo Mathilde Bernos

 

 

 

Notes prises lors d’un atelier et la lecture de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », d’Adele Faber et Elaine Mazlish. Les citations, sauf mentions contraires, sont extraites de leurs écrits. Cet atelier s’adresse aux parents, mais il me semble adaptable pour des enseignants. Voir la liste des 7 ateliers, dans la rubrique « Pédagogie ».


 

Cela commence de façon innocente, souvent inconsciente… Nos paroles peuvent enfermer les enfants dans des rôles : "elle, c'est la gentillesse incarnée" ou "lui, c'est un égoïste, il n'est jamais content". Les enfants finissent par coller à cette étiquette et être prisonniers des "rôles" qu'on leur attribue, qu’ils soient positifs ou négatifs. Ils se voient avant tout à travers les yeux de leurs parents, et des adultes référents, comme les enseignants. Ils ont au contraire besoin qu’on les aide à affirmer ce qu’ils ont de meilleur et à réorienter ce qu’ils ont de moins bon…

 

L’atelier, sur ce thème délicat, commence par un jeu de rôles. Une mère et un père font un puzzle. Trois « enfants », joués par d’autres adultes qui ne savent rien du scénario, entrent successivement et veulent aider leurs parents à faire le puzzle. Le premier est considéré par eux comme lent, ayant du mal à comprendre. Le second a une étiquette de casse-pieds. Le troisième a une image très positive de quelqu'un de brillant, réussissant tout avec facilité. Les « parents » réagissent et répondent en fonction de ces étiquettes. Une fois l’échange fini, l’animatrice demande à ceux qui ont tenu le rôle des enfants de raconter ce qu’ils en ont pensé. La première s’est sentie dévalorisée, dépitée. La seconde, rejetée. Elle est d’ailleurs devenue très agressive lors de l’échange ! Et la troisième ne s’est pas trouvée valorisée par son image positive. Elle a au contraire eu peur de ne pas savoir répondre aux attentes de ses parents ! Le plus étonnant était de voir les réactions très fortes des trois, alors qu’il s’agissait d’adultes, dans le cadre d’un échange fictif ! Tous les participants ont été frappés par l’impact que la vision que l’on a d’une personne peut avoir sur le comportement de celle-ci. De quoi donner à réfléchir par rapport à ce que l’on peut renvoyer aux élèves sans le vouloir…

 

Alors… comment aider un enfant à sortir du rôle dans lequel il est enfermé ?

 

1) Chercher des occasions de présenter à l’enfant une nouvelle image de lui-même, en mettant en avant ce qui est positif dans son attitude ou ses paroles.

 

A ce propos, on pourra se reporter au compte-rendu de stage avec Mme Sillam : « Remotiver en donnant une nouvelle image de soi »

 

 

2) Mettre l’enfant dans des situations qui lui permettent de se voir différemment, en lui donnant une deuxième chance, pour lui montrer qu’un échec passé ne le condamne pas. Le but est de l’aider à reprendre confiance en lui.

 

 

3) Donner à l’enfant l’occasion d’entendre dire des choses positives à son sujet à une autre personne.

 

 

4) Agir comme l’on souhaiterait que l’enfant le fasse, montrer l’exemple, en paroles et en actes. Si l’on a échoué à faire quelque chose, l’enfant peut ainsi réaliser qu’il y a d’autres façons de réagir que par la colère ou l’insulte…

 


5) Rappeler à l’enfant une réussite passée.

 

 

6) Exprimer ses sentiments et ses attentes, si l’enfant reprend son ancien rôle : « Cette façon de parler ne me plaît pas. Je m’attends à ce que tu… »

 

 

Il est préférable de

-      parler de façon positive : utiliser l’adjectif « adroit » plutôt que « pas négligent »…

-      ne pas ajouter « aujourd’hui » ou « pour une fois »…

-      éviter les généralités, mais être précis, descriptif.

 

Toutes les habiletés décrites dans les ateliers précédents sont utiles pour aider un enfant à sortir d’un rôle !

 

Dans certaines situations, il est parfois difficile de bien réagir, de trouver les mots… On peut toujours prendre le temps et revenir dessus un peu plus tard.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:39

 

Notes prises lors d’un atelier et la lecture de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », d’Adele Faber et Elaine Mazlish. Les citations, sauf mentions contraires, sont extraites de leurs écrits. Cet atelier s’adresse aux parents, mais il me semble adaptable pour des enseignants.

 

Voir la liste des 7 ateliers, dans la rubrique « Pédagogie ».

 

http://farm5.staticflickr.com/4153/4964377111_a33f372df8.jpg


© Photo Mathilde Bernos

 

 

Comment aider l’enfant à construire une bonne estime de lui-même ?
Les différentes « habiletés » présentées lors des précédents ateliers favorisent l’estime de soi : quand on reconnaît les sentiments de l’enfant, que l’on respecte ses choix, que l’on valorise ce qu’il fait (plutôt que de pointer ce qu’il ne fait pas ou mal), la résolution de problème… Les compliments sont aussi une façon de faire grandir cette estime de soi, à condition de ne pas les adresser n’importe comment. Ce que l’on dit et la manière dont on le dit a un impact sur l’enfant, même quand les adultes, parents ou enseignants, sont absents. L’objectif est que l’enfant puisse se sentir apprécié, avoir confiance en lui, sans avoir à chercher constamment l’approbation des autres.

 

 

Comment réagit-on aux compliments ?

 

Quand on reçoit des compliments, on peut se sentir gêné ou avoir l’impression que cela sonne faux, qu’il s’agit d’une moquerie ou que l’on cherche à nous manipuler… Certains éloges sont trop excessifs pour que l’on y croit. Parfois, on peut ne pas se sentir à la hauteur. On se sent également mal à l’aise quand on a l’impression d’être évalué. Or, les compliments portent souvent un jugement de valeur sur ce que l’on a fait : « c’est magnifique », « vous êtes brillant »… Même un compliment apparemment positif peut être mal pris ou susciter le doute chez celui qui le reçoit.

 

 

Comment formuler des compliments ?

 

1) DECRIRE sans juger ou évaluer

Mieux vaut décrire ce que l’on constate, valoriser ce qui a été fait. Cela nécessite plus de temps, d’observer vraiment ce que l’enfant a fait, qu’il s’agisse d’un dessin, d’un travail, d’une action… On donne ainsi à l’enfant les clés de ce que l’on a apprécié, de ce qui est positif, afin qu’il soit capable de le reproduire.

Le compliment descriptif évite les superlatifs (« génial », « super »…), l’adverbe « bien », etc. On fait plutôt une liste, en variant le vocabulaire pour enrichir celui de l’enfant. On essaie d’être concret, factuel et de reconnaître les efforts de l’enfant : « Je vois que… ».

 

Si l’enfant réussit souvent, on évite d’ajouter « je ne suis pas étonné » ou « comme d’habitude », ce qui limiterait le compliment. Même un enfant habitué à réussir a besoin de reconnaissance.

 

On évite également de préciser « enfin »… car cela soulignerait les échecs précédents.

 

Si l’enfant a échoué, on peut simplement lui demander « C’était difficile pour toi ? ». On commence par essayer de mettre en avant ce qui était positif, ce que l’enfant a réussi. Il est alors plus disposé à entendre les critiques sur ce qui ne va pas. On attire son attention sur ce qu’il reste à faire, on lui donne des pistes pour améliorer le reste. Il considèrera davantage les erreurs comme une partie importante du processus d’apprentissage.

 

On aide aussi l’enfant quand on est capable d’accepter ses propres erreurs, d’en tirer profit plutôt que de se faire des reproches : en étant respectueux envers soi-même, on enseigne aux enfants à l’être envers eux-mêmes.

 

Entendre la description précise de ce que l’on a réussi permet d’être capable de reconnaître son propre mérite, de faire son propre éloge. 

 

2) DIRE CE QUE L’ON RESSENT

On peut conclure par « Tu dois être fier de toi… » plutôt que « je suis fier de toi ». Il est plus intéressant que l’enfant se félicite lui-même.

Dans un deuxième temps, on va éventuellement lui dire ce que l’on a pensé ou ressenti : « Je suis très touché… », « J’aime beaucoup… », « J’ai eu plaisir à… ».

 

 

3) RESUMER EN UN MOT

On sépare l’acte de la personne : plutôt que de coller une étiquette à l’enfant en lui disant «  Tu es responsable », « ponctuel », « persévérant », etc… on va plutôt énoncer « C’est ce que j’appelle de la responsabilité », « C’est de la ponctualité »,  « On appelle ça de la persévérance »…

On nomme la capacité dont a fait preuve l’enfant, afin qu’il se sente capable de quelque chose, qu’il l’intériorise. Même si plus tard, il échoue à être responsable, ponctuel, persévérant… il sait qu’il a déjà été capable de l’être.

 

 

4) SE SOUVENIR DES REUSSITES DE L’ENFANT

Pour lui rappeler qu’il a été capable de réussir, dans les moments de doute, de découragement. Plus tard, ce seront autant de points de repère sur lesquels il pourra s’appuyer pour avancer.

 

 

L’enfant a besoin d’attention et de reconnaissance, qu’on l’aide à reconnaître ce qu’il a réussi et le chemin qu’il lui reste à faire. L’objectif de cette manière de formuler ses compliments, est d’arriver à féliciter sans écraser et de critiquer sans blesser. Les compliments descriptifs aident à connaître ses points forts, à se faire une image plus précise de ce que l’on est capable de faire. Ils incitent à répéter ce que l’on a réussi et stimulent l’effort. Cela lui permet de construire l’image qu’il se fait de lui-même, influe sur les buts qu’il se fixera

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:54

Notes prises lors d’un atelier et la lecture de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », d’Adele Faber et Elaine Mazlish. Les citations, sauf mentions contraires, sont extraites de leurs écrits. Cet atelier s’adresse aux parents, mais il me semble adaptable pour des enseignants.

 

Voir la liste des 7 ateliers, dans la rubrique « Pédagogie ».


 

http://farm3.staticflickr.com/2771/4443237127_805d9d1bf8_z.jpg

© Photo Mathilde Bernos

 

 

 

Un des objectifs principaux de l’éducation est de faire des enfants, des élèves, des adultes indépendants, capables de penser par eux-mêmes et de prendre leurs propres décisions, comme l’évoque Khalil Gibran, dans Le Prophète:


Vos enfants ne sont pas vos enfants.

[…]

Vous pouvez leur donner votre amour mais pas vos pensées,

Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes,

Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,

pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,

mais vous ne pouvez pas les faire être comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

 

 

Pourtant, la manière dont nous leur parlons et dont nous réagissons ne favorise pas toujours l’autonomie, malgré nos bonnes intentions :


-      quand nous leur demandons d’obéir en les infantilisant ;

-      quand nous voulons trop les aider ;

-      quand nous ne leur laissons pas suffisamment d’intimité, de liberté, d’autonomie…


Les enfants dépendent de nous : à cause de leur manque d’expérience, nous avons beaucoup à leur dire, à leur montrer, à leur apprendre. Mais le fait même de dépendre de nous peut entraîner chez eux de l’hostilité. Il est frustrant que les adultes se chargent de tout et ne les laissent pas agir par eux-mêmes.

 

 

Alors, comment minimiser leur sentiment de dépendance et les aider à devenir des êtres humains responsables et compétents et à se voir comme tels ?

 

Quelques pistes...


 

-      Laisser l’enfant faire des choix


L’adulte pose un cadre et propose un choix simple, entre deux possibilités par exemple. L’enfant se sent alors plus responsable de ce qu’il a choisi.

« Pour l’enfant, chaque petit choix représente une occasion de plus d’assumer la responsabilité de sa propre vie. »


 

-      Reconnaître et valoriser les efforts de l’enfant

 

au lieu de faire à sa place ou de le dénigrer…

en accompagnant ses efforts par une petite phrase : « C’est parfois difficile de… Cela peut être délicat de… »

 

« On croit généralement encourager l’enfant en disant : « C’est facile ». En réalité, on ne lui rend pas service. S’il réussit à exécuter une chose facile, il a l’impression de ne pas avoir accompli grand-chose. S’il rate son coup, il n’a même pas été capable de faire une chose simple.

 

Par contre, si on lui dit : « Ce n’est pas facile » ou encore « ça peut être difficile », il s’adresse à lui-même un tout autre message. En cas de réussite, il peut éprouver la fierté d’avoir accompli une chose difficile. En cas d’échec, il peut au moins avoir la satisfaction de savoir que cette tâche était difficile. »


Et il est effectivement difficile de faire une chose nouvelle pour la toute première fois !

On peut l’aider en lui donnant une explication, des renseignements utiles pour réussir :  «C’est parfois utile de… »

 

Si l’enfant est fatigué, il peut cependant avoir besoin d’un peu d’attention ou de se sentir plus aidé…

 

 

-      Ne pas poser trop de questions


pour lui laisser la place et liberté de raconter ce qu’il souhaite.

 

 

-      Ne pas se presser de répondre à ses questions


pour lui laisser le temps pour trouver la solution, l’opportunité de réfléchir et s’exprimer.


On peut reformuler sa question, ou lui demander ce qu’il en pense :

« C’est une question intéressante, qu’en penses-tu ? »

 

En cours, il est intéressant de commencer une nouvelle séquence par un point sur ce que connaissent déjà les élèves sur le thème abordé. Dans le cadre de recherches documentaires, on part souvent de ce que l’on sait déjà, pour ensuite mieux se poser des questions qui vont guider la recherche.

 

Il s’agit aussi d’une démarche sous-jacente dans les « ateliers philo », où les enfants explorent eux-mêmes une question, pendant que l’enseignant écoute en silence…


 

-      L’encourager à utiliser des ressources extérieures


L’adulte n’a pas toujours réponse à tout et l’enfant peut trouver par lui-même une réponse, grâce à un document ou en questionnant une personne plus informée… Cela diminue le sentiment de dépendance, et montre que l’on peut trouver de l’aide dans le monde extérieur.

 

 

-      Ne pas supprimer l’espoir


Encourager ses initiatives, ses idées. Faire confiance.


« Une grande partie du plaisir de la vie provient des rêves, des projets, de la fantaisie, de l’anticipation. En essayant de préparer les enfants à une déception possible, on peut les priver d’expériences importantes. […] On les protège aussi contre l’espoir, l’effort, le rêve et, parfois, contre l’atteinte de leurs rêves. »


Par exemple, si l’enfant envisage de faire une carrière de médecin ou d’ingénieur, mieux vaut le laisser chercher le niveau d’études nécessaire, plutôt que de lui dire que ce ne sera jamais possible avec ses résultats scolaires…

 

 

 

Et encore…


-      Reconnaître à l’enfant le droit à son propre corps


En s’abstenant de lui redresser les épaules, ou de remettre en place une mèche de cheveux…

 

-      Ne pas parler d’un enfant à une autre personne en sa présence.


 

-      Laisser l’enfant répondre par lui-même.


 

-      Lui montrer que l’on a confiance dans son aptitude à réussir dans l’avenir, quand il sera prêt.


 

-      Ne pas abuser du mot "non".

 

Essayer de le remplacer…

 

  • En donnant des renseignements ;

 

  • En accueillant les sentiments ;

 

  • En décrivant le problème ;

 

  • En le remplaçant par oui :

« Oui, tu peux aller jouer, après avoir fini ton exercice »


  • Se donner le temps de la réflexion :

« Laisse-moi y penser »

 

 

 

-      Réfléchir à la manière de formuler ses conseils.

 

  • Aider l’enfant à mettre de l’ordre dans ses idées et sentiments ;

 

  • Reformuler son problème comme une question ;

 

  • Indiquer les ressources extérieures pour l’aider ;

 

  • Commencer une suggestion par « Comment te sentirais-tu à l’idée de…? Que penses-tu de…? »

 

  • Exprimer ses propres idées, après que l’enfant ait pu explorer seul le problème : « Je crois que…? Je sens que…? »

 


 

Quelques idées pour favoriser l’autonomie au CDI 


Le CDI me semble un lieu propice pour favoriser l’autonomie des élèves, puisqu'il est justement pensé pour leur permettre de chercher par eux-mêmes et que le savoir n’y est pas dispensé de façon magistrale.


 

-      Inciter les élèves à partir de leurs propres connaissances, quand ils démarrent une recherche documentaire. 

 

Carnet de recherche

 http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-carnet-recherche-38055080.html


Commencer une recherche

http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-commencer-recherche-doc-egypte-60422421.html

 

 

-      Mettre à disposition des fiches méthodologiques, papiers et / ou en ligne, pour favoriser la recherche en autonomie.

 

    Initiation 6e (diaporamas et fiches méthodologiques)

    http://lebateaulivre.over-blog.fr/pages/Initiation_a_la_recherche_documentaire_en_6e-1451224.html

 

-      Mettre en place des ateliers Philo.

     http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-36002401.html

 

 

-      Proposer aux élèves de devenir « délégués CDI ».

     http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-des-eleves-delegues-cdi-59150454.html

 

 

Etc !

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:45

 

Notes prises lors d’un atelier et la lecture de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », d’Adele Faber et Elaine Mazlish. Les citations sont extraites de leurs écrits. Cet atelier s’adresse aux parents, mais il me semble adaptable pour des enseignants.

 

 

Voir la liste des 7 ateliers dans la rubrique « Pédagogie ».


 

http://farm2.staticflickr.com/1292/4670005630_f987b3ffe8.jpg


© Photo Mathilde Bernos

 

 

 

L’atelier commence par une réflexion autour de la punition…

 

Pourquoi punit-on ?

  • Pour éviter que l’enfant ne refasse la bêtise.
  • Pour se faire respecter.
  • Quand on se sent désemparé, qu’on ne sait plus comment faire autrement.
  • À cause du regard des autres adultes

 

Comment punit-on ?

  • On isole
  • On confisque
  • On prive de quelque chose

 

Que ressent l’enfant puni ? Qu’éprouvions-nous enfant ?

  • De la culpabilité
  • De l’humiliation
  • Du mépris
  • De la colère
  • Un désir de vengeance

 

La punition ne résout pas les problèmes sur le long terme…

  • Elle n’empêche pas les bêtises d’être reproduites.
  • Elle provoque des sentiments négatifs.
  • Elle donne un modèle à imiter : frapper un enfant lui enseigne à utiliser la violence pour riposter, vis-à-vis de ses camarades, puis plus tard avec ses propres enfants.
  • Elle empêche de regarder sa conduite en face et de chercher des solutions positives pour la réparer.
  • Elle incite à considérer que l’on a déjà subi les conséquences de son méfait et à se sentir libre de le répéter, puisque le contrôle est venu de l’extérieur et qu’on ne l’a pas intériorisé. 

 

« La discipline est essentiellement une orientation programmée en vue d’aider les gens à développer leur maîtrise de soi, leur autonomie et leurs compétences. Pour qu’elle donne des résultats, la discipline requiert respect et confiance mutuels. A l’opposé, la punition suppose un contrôle externe sur la personne par la force et la coercition. La personne qui punit respecte rarement celle qui est punie et elle ne lui fait pas confiance. »[1]

 

 

Il ne s’agit donc pas de laisser faire n’importe quoi aux enfants,

mais de les aider à intérioriser les limites.

 

 

L’adulte FIXE LE CADRE, qui doit être :


-      cohérent : compréhensible, expliqué.


-      constant : toujours pareil (en fonction de l’âge de l’enfant).


-      clair.


-      connu d’avance.


-      avec des conséquences s’il n’est pas respecté.


Ainsi, plutôt que de punition, on parle de conséquence : elle découle comme un résultat naturel du comportement de l’enfant. Ce dernier apprend mieux à partir des réalités d’une réaction authentique qu’à partir d’une punition déconnectée de son comportement. S’il a sali ou cassé quelque chose, il va nettoyer ou aider à réparer, plutôt que recopier des lignes…

 

 

L’adulte travaille sur LA PREVENTION :

 

1.     Donner à l’enfant l’occasion de se rendre utile.

 

2.    Manifester son désaccord avec le comportement de l’enfant, sans attaquer sa personnalité.

 

3.    Formuler ses attentes, en rappelant le cadre et en indiquant à l’enfant comment redresser la situation.

« En évitant de blâmer ou de punir, on rend les enfants libres de chercher à prendre leurs responsabilités, au lieu de chercher à se venger. »

 

4.    Donner un choix à l’enfant.

 

5.    Passer à l’action avec fermeté.

 

6.    Laisser l’enfant faire l’expérience des conséquencesde son comportement.

 

 

 

FACE A UN PROBLEME PERSISTANT DE DISCIPLINE,

on utiliser la résolution de problème.

 

Mise en place :

  • Attendre le calme de tous les protagonistes.
  • Attendre la disponibilité des protagonistes, d’avoir du temps.
  • Etre attentif.

 

Différentes étapes :

1. Être dans l’empathie : commencer par reconnaître les sentiments et les besoins de l’enfant face à la situation.


2. Exprimer brièvement ses sentiments et besoins.


3. Prendre un papier et un crayon pour un « brain-storming ».


4. Écrire toutes les idées, sans jugement, en laissant l’initiative de la première idée à l’enfant (s’il n’en a pas, c’est que ce n’est peut-être pas le bon moment…)


5. Trier, en laissant l’enfant barrer en premier une idée qui ne lui convient pas et choisir les suggestions auxquelles on envisage de donner suite.


6. Passer à l’acte.


 

Les enfants peuvent nous étonner par les solutions qu’ils proposent. « Nous devons laisser tomber l’idée que, étant adultes, nous détenons toujours la bonne réponse. » Les solutions adoptées devront sans doute être réajustées, en fonction des saisons, de l’âge de l’enfant… Une autre technique pouvant être menée avec un groupe, pour chercher ensemble des solutions à un problème : "la lettre à un ami ".

Voir l'article "Remotiver en donnant une nouvelle image de soi"

 

 

Ce type de démarches permet de transmettre un message important : quand surgit un conflit, on peut le régler sans se braquer les uns contre les autres, mais en recherchant des solutions qui respectent les besoins de chacun. « Nous leur donnons des outils qui leur permettront de  participer activement à la résolution des problèmes auxquels ils auront à faire face maintenant, alors qu’ils vivent au foyer, puis dans le monde difficile et complexe qui les attend. »

 

 

 



[1] Brian G. Gilmartin. « The Case Agasint Spanking ». Human Behavior, février 1979. Cité par Adele Faber et Elaine Mazlish 

 

 

 

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