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Pédagogie, Bibliographies de littérature jeunesse & Activités autour de la lecture, la recherche documentaire, l'EMI, l'éducation à l'image, le bien-être... (collège-lycée).
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Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.
Tee Ville est le siège de la plus grosse chaîne de ciné-télévision du monde. La beauté s’impose, dans cette cité habitée par des stars. Même le gouverneur est un ancien acteur et sa femme l’une des actrices les plus en vue. Mais le couple cache un secret, bientôt révélé par les médias : leur plus jeune fils est hideux. Celui-ci, que son apparence n’affecte nullement, pense que ses vrais parents sont peut-être extra-terrestres et décide de partir à leur recherche, avec l’aide de son amie Melody. C’est sans compter sur la présence gênante de Wendy, agent spécial, qui se fait passer pour sa baby-sitter…
L’auteur a conçu sa BD comme un « euro-manga ». Son graphisme rappelle effectivement le manga et le rythme du scénario est très soutenu !
Barbucci est le co-créateur du magazine W.I.T.C.H. et il travaille sur d'autres séries de BD. On peut suivre l'évolution de son travail sur son blog :
La veille de ses 22 ans, Colette est enfin invitée chez Marc. Elle attendait ce moment avec impatience. Mais il met un temps fou à retrouver son code pour rentrer dans son immeubleet il parle sans s’arrêter, de tout, de rien… surtout de rien ! Et elle ne pense qu’à une chose : va-t-il enfin l’embrasser ? Le récit est centré sur les pensées intimes de la jeune femme. Comment le court-métrage qui l’accompagne va-t-il les traduire ?
Toute la collection « Ciné-roman » repose sur le même principe, associant un texte et un film, dont le magnifique « Pensée assise » de Mathieu Robin, une autre histoire de baiser, d’un jeune homme en fauteuil, qui rêve d’embrasser sa copine en se mettant debout, à sa hauteur…
Avec ses copains Eyup et Joseph ou son frère, le héros passe ses années de collège à inventer 1001 bêtises : que ce soit la boum des parias, un trafic de films et de mangas, une BD mettant en scène son prof d’allemand, le saut de la mort dans une rivière, jonché sur le vélo de sa grand-mère… « J’ai l’âge con, il paraît. Je cite les plus grands philosophes, mais rien n’y fait. Je suis allongé sur mon lit, je regarde un DVD des Simpson, en tchatant sur MSN, en me nettoyant les oreilles avec un coton-tige, en rédigeant un SMS, en grignotant des Coco pop’s, en me grattant les poils pubiens, en écoutant de la musique à un niveau sonore tout juste suffisant pour être absolument coupé du monde. »
De nouvelle en nouvelle, on voit le narrateur grandir, rire, pleurer, aimer… Quelle que soit l’aventure qu’il est en train de vivre, on est toujours surpris par la chute. Quelque chose dans le style me rappelle les Histoires Pressées de Bernard Friot. L’humour d’Hervé Giraud, à la fois tendre, grinçant et percutant, fait mouche !
L’auteur se souvient de son enfance, sans la télé, entre une mère cinéphile et un oncle communiste. L’histoire commence alors qu’il est à l’école. Il en a marre de ne pas suivre les conversations à la récré, alors que ses amis ne parlent que de Tom Sawyer,Goldorakou deLa Petite maison dans la prairie… Sa mère ne cède pas à son envie d’avoir la télé. Elle lui offre le roman Tom Sawyer, mais cela n’emballe pas son fils ! Elle décide alors de l’emmener au cinéma. D’abord réticent, Guillaume se laisse bientôt happer par le grand écran. Il finit même par impressionner ses amis, en racontant les histoires incroyables qu’ils n’ont jamais vues, puisqu’elles sont plutôt pour les grands…
Le style évolue au fil du récit, au fur et à mesure que le narrateur grandit. Chaque chapitre s’achève par un extrait de film et l’auteur récapitule leurs références à la fin.
Un livre de recettes qui invite à voyager dans l’espace et le temps…
Pour chaque épice, sont présentées des anecdotes sur son utilisation, un conte illustré et deux recettes. Celles-ci sont sans doute un peu difficiles à réaliser pour les plus jeunes, mais on peut les préparer avec eux, tout en racontant l’histoire. Pour tous, c’est une manière belle et originale d’aborder la cuisine. Une table des recettes à la fin permet de les retrouver par types de plats et ordre alphabétique. Je n’ai eu le temps d’en tester qu’une, mais je peux témoigner que les Aubergines à la coriandre en crumble de parmesan sont un pur régal !!!
Mélitine et Mélanie, bien que très différentes de caractère, sont amies depuis la maternelle. Mélanie a placé tous ses espoirs dans un casting pour une pub. Elle est arrivée à la dernière phase de la sélection, en concurrence avec une autre. La mère de cette dernière, croyant sa fille évincée à cause de Mélanie, demande à un ancien amoureux de la venger. Mais Mélanie n’a pourtant pas été choisie non plus. Le client de la campagne a en fait été séduit par le naturel de Mélitine qui l’accompagnait se jour-là et qui ne tient pourtant pas du tout à y participer, tant par respect envers son amie, qu’envers ses convictions personnelles. Ces quiproquos vont faire sombrer les personnages dans une histoire très noire…
Ce roman peut prendre place dans un réseau de lecture autour du changement de points de vue : les chapitres dont Mélitine est narratrice à la 1ère personne alternent avec d’autres à la 3e personne, centrés sur les personnages secondaires. Mais ce n’est pas le meilleur de l’auteur.
Ce livre fait partie de la sélection pour le prix « Passez la 5e » en 2010-2011.
Dans un monde idéal régenté secrètement par un humanoïde, les hommes sont programmés dès leur naissance pour effectuer certaines tâches, en fonction des besoins de la société, et se sentir heureux de leur sort. Tout est sous contrôle : l'heure à laquelle ils se couchent, ce qu'ils doivent manger... Mais Artan, un jeune électricien, aspire à autre chose. Chez un client, il découvre de mystérieuses photographies, montrant des animaux qu'il n'a jamais vus. Qui est cet homme ? Qui a envoyé à Artan une mystérieuse brochure ventant des vacances vers des destinations inconnues : Paris, Venise ?...
Une bande dessinée graphiquement très agréable et qui ne manque pas d'évoquer certains grands classiques de SF comme Le meilleur des mondes ou 1984 .On veut la suite !
Keito Aoyama, 16 ans, ne va plus à l’école depuis plusieurs années. A 9 ans, elle était une actrice célèbre, poussée par sa mère à jouer… jusqu’à une extinction de voix, qui l’a écartée définitivement du devant de la scène. Depuis, elle est devenue une hikikomori : elle vit repliée sur elle-même. Un jour, un homme la repère dans la rue et lui propose de venir dans son école, qui accueille d’autres adolescents comme elle. Elle y rencontre d'autres adolescents marginaux et redécouvre le sens de l'amitié.
Un manga qui évoque le mal-être adolescent, l’amitié, l’espoir… Je ne suis pas très fan du genre, d'une manière générale, mais le scénario est plutôt bien construit et l’auteur a glissé des petits commentaires personnels en marge de certaines pages. petits clins d’œil humoristiques au lecteur qui donnent un peu de légèreté et de second degré à l'histoire...
Thème : violence - relation père / fils - amour - homosexualité
Genre : monologue
Niveau : 4e - 3e et au-delà
Au fil des mots, on découvre la difficile relation d’un jeune homme de 17 ans avec son père. C’est à ce dernier que ce monologue s’adresse. Il est tombé d’un coup, quand son fils lui a annoncé qu’il arrêtait les études et partait de la maison. Est-ce une crise cardiaque ou de narcolepsie (un sommeil irrésistible et maladif), comme il en a souvent fait avant la naissance de son garçon ? Celui-ci, incapable d’appeler les secours, a besoin de livrer enfin ses sentiments à celui qui n’a cessé de le torturer physiquement et psychologiquement depuis des années. 50 minutes pour clamer son amour pour Camille et son irrépressible envie de profiter de la vie, malgré tout ce qu’il a pu endurer...
Ce texte fait partie de la belle collection « D’une seule voix », qui ne comporte que des monologues, à lire pour soi ou à voix haute et à travers lesquels s’exprime la pensée d’un jeune narrateur, sur des sujets souvent sensibles. C’est une occasion unique de se glisser à travers les réflexions et l’intimité d’autrui, de mieux comprendre ce que peut ressentir l’autre, confronté à des situations que l’on a connues ou non.
Encore des histoires sur les banlieues ? Et sur les inégalités en plus ? Mais Julia Billet ne cherche pas à nous faire la morale. Elle raconte avec un style très direct, des histoires qui touchent. Un illettré qui fait fortune à force de persévérance, le père d’une jeune trisomique qui se lance dans une folle danse chez une fleuriste stupéfaite, une jeune femme en prison, dont la camarade vient de se suicider… Dès les premiers mots, on a l’impression d’entendre les confidences des personnages, d’entrer dans leur intimité. La fin de chaque nouvelle est totalement surprenante. Qu'on ait la gorge serrée ou parte dans une franche rigolade, aucune ne laisse indifférent.
Avant de mettre ce livre en rayon, mieux vaut savoir que certaines histoires abordent des thèmes difficiles, comme la mort ou le viol, et sont loin de l'optimisme habituel de certains ouvrages réservés à la jeunesse. Les sujets sont durs et l'angle sous lequel ils sont traités parfois aussi. Mais les textes lourds alternent avec d'autres plus légers, comme une respiration pour le lecteur. L'auteur, qui anime des formations pour adultes et des ateliers d’écriture dans divers milieux (hôpital, prison, foyer, entreprises, bibliothèques…) semble bien connaître les univers qu'elle décrit dans son recueil.