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  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire et l'éducation à l'image (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 15:36

Notes prises lors d’un atelier et la lecture de « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », d’Adele Faber et Elaine Mazlish. Cet atelier s’adresse aux parents, mais il me semble adaptable pour des enseignants.

 

Voir la liste des 7 ateliers dans la rubrique « Pédagogie ».


 

http://farm8.staticflickr.com/7025/6844261763_451640a225.jpg


© Photo Mathilde Bernos

 

 

« Fais pas ci, fais pas ça

Viens ici, mets-toi là

Attention prends pas froid

Ou sinon gare à toi

Je ne le dirai pas deux fois

[…]

Tu n'es qu'un bon à rien

Je le dis pour ton bien

Si tu ne fais rien de meilleur

Tu seras balayeur

Fais pas ci fais pas ça[1] »

 

 

Dans une journée, combien de fois demande-t-on à un enfant ou un adolescent de faire ou ne pas faire quelque chose ? Nous sommes alors exaspérés de répéter sans cesse la même chose et eux finissent pas ne plus écouter…

 

Qu’attend-on vraiment d’eux ?

Qu’ils obéissent ?

ou qu’ils coopèrent ?...

 

Certains ordres ne sont pas négociables. Il est parfois indispensable que l’enfant obéisse, notamment en cas de danger ou quand nous n’avons pas le temps. Mais il n’est profitable pour personne d’être dans le conflit permanent.

 

La coopération implique l’entraide, le fait de travailler ensemble. D’un point de vue pédagogique, la coopération semble plus intéressante, plus formatrice que la simple obéissance. Pour susciter la coopération, il faut que l’autre se sente concerné, concerté et pris en compte. Elle suppose qu’il a le choix. On peut réfléchir à ce qui est négociable, dans nos exigences, par exemple le moment ou la manière dont ce que l’on demande va être fait….

 

Habituellement, comment nous faisons-nous obéir ? Voici quelques exemples de phrases dans lesquelles on peut peut-être se reconnaître…

  1. Blâmes et accusations : Combien de fois faut-il te dire que… tu as encore… tu n’écoutes jamais…
  2. Injures : C’est vraiment débile… tu es nul… regarde ta façon de faire !...
  3. Menaces : Si tu ne… je vais te punir… tu auras une heure de colle…
  4. Ordres : Dépêche-toi… qu’attends-tu ?... fais-le tout de suite…
  5. Sermons : Il faut faire aux autres ce que nous voudrions qu’ils nous fassent
  6. Avertissements : Fais attention ! sois prudent !...
  7. Victimisation : Tu veux me rendre malade ?...
  8. Comparaisons : Pourquoi tu ne fais pas comme untel ? Il réussit toujours…
  9. Sarcasmes : C’est vraiment malin !
  10. Prédictions : « Si tu ne fais rien de meilleur, tu seras balayeur ! » 

 

Comment nous sentirions-nous si l’on nous parlait de la sorte ? Culpabilisé ? Triste ? Inquiet ? En colère ? Cela nous donnerait-il envie de coopérer ? C’est bien souvent inefficace, en plus d’être humiliant pour l’enfant…

 

Comment faire alors pour amener les enfants à coopérer, sans blesser leur estime de soi et les braquer ? Comment leur manifester qu’on les estime comme des personnes capables de trouver une solution au problème qu’on leur expose et non comme des incapables, dont on met en doute la capacité à agir de façon positive. Pourquoi feraient-ils un effort, s’ils sentent que c’est perdu d’avance, que nous ne leur accordons pas notre confiance ? Il faut aussi se demander si notre attente est réaliste par rapport à l’âge, aux capacités de l’enfant. L’enfant a-t-il compris la règle ?

 

1- Faire une description de la situation… sans utiliser le « tu »…

Cela dispense de chercher qui est le coupable et incite l’enfant à se concentrer sur ce qui doit être fait, plutôt que d'essayer de se justifier ou accuser l’autre ("c'est pas moi !"). 

Je vois qu’il y a des papiers par terre. Il nous faut une poubelle.

 

2- Donner une information, quand l’autre ne la connaît pas encore.

Mieux vaut éviter de donner une information que l’enfant connaît déjà, pour qu’il ne se sente pas infantilisé.

 

3- Dire en un mot… ou même en un geste…

Cela évite des explications fatigantes pour l’adulte et ennuyeuses pour l’enfant !

Chewing-gum

(ou montrer la bouche et la poubelle…)

 

4- Décrire ses sentiments

Par rapport à un comportement, une action et non par rapport à la personne

et formuler ses attentes de façon simple et claire.

Il faut être authentique. Il y a des moments où nous perdons vraiment patience !

Cela suscite l’apprentissage d’un respect mutuel des sentiments de l’autre.

Quand je vois des papiers jetés par terre, je me sens vraiment en colère.

Je m’attends à ce que tu ramasses tout.

 

On peut trouver des images pour indiquer la taille de sa patience…

Aujourd’hui elle est grosse comme une pastèque… un pamplemousse… un petit pois…

 

5- Ecrire une note... en ayant recours à l’humour !


 

Ces procédés sont « économiques » pour l’adulte (peu de mots, sans colère…) et ne suscitent pas de mauvais sentiments chez l’enfant (pas d’humiliation, de culpabilité ou de haine…).

 

Évidemment, ils ne vont pas marcher à tous les coups... Les auteurs Adele Faber et Elaine Mazlish nous rappellent l’objectif, qui, je trouve, donne envie de faire l’effort de changer nos automatismes :

 

« Les enfants ne sont pas des robots. De plus, notre but n’est pas de présenter des techniques de manipulation du comportement, capables d’entraîner à tout coup une réaction automatique.


Notre but est de nous adresser à ce qu’il y a de meilleur chez nos enfants : leur intelligence, leur initiative, leur sens des responsabilités, leur sens de l’humour, leur capacité d’être sensibles aux besoins des autres.


Nous voulons mettre fin aux discours qui blessent l’âme et nous recherchons le langage qui nourrit l’estime de soi.


Nous voulons créer un climat émotionnel qui encourage les enfants à coopérer, parce qu’ils se soucient d’eux-mêmes et de nous.


Nous voulons donner un exemple du genre de communication respectueuse que nous espérons voir nos enfants utiliser avec nous. »[2]

 

 




[1] « Fais pas ci fais pas ça » de Jacques Dutronc.


[2]Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent. Relations Plus. P. 114-115


 


 


 

 

 




[1] « Fais pas ci fais pas ça » de Jacques Dutronc.

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Publié par Mathilde Bernos - dans Pédagogie
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