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  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire et l'éducation à l'image (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 10:02

... lors des « Visiteurs du Soir » du vendredi 26 mars 2010,

rencontre organisée par Le Centre national de la littérature pour la jeunesse /

La Joie par les livres et la BNF

 

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Portrait tiré du site officiel de l'auteur

 

 

L’auteur est accompagné de la directrice en chef de la Revue des Livres pour enfants, de l’universitaire Marie-Hélène Routisseau et de sa traductrice, Diane Ménard. La première intervention est celle de Mme Routisseau, qui rappelle que l’auteur a reçu plusieurs prix littéraires (dont le Children’s Laureate, en 2003), que ses histoires ont été adaptées au théâtre, au cinéma, que c’est un écrivain très prolixe, puisqu’il écrit jusqu’à 6 livres par an. L’auteur a été enseignant en primaire et il considère que l’école dégoûte les élèves de la lecture, en choisissant des textes sans discernement. En 1976, il décide de créer trois « Charity Farms », qui accueillent les enfants des villes et des banlieues à la campagne, pour leur permettre de découvrir les animaux, les plantes. La directrice de la Revue des livres pour enfants entreprend ensuite de poser des questions à l’auteur.


Combien avez-vous écrit de livres ?

J’écris depuis 35 ans, 127 livres en anglais, dont seulement la moitié a été traduite en français. Le dernier traduit est « Enfant de la jungle ».


Pourquoi écrivez-vous pour les enfants ?

J’ai passé beaucoup de temps avec les enfants et j’ai l’habitude de leur parler. Je m’intéresse à eux pour leur fraîcheur, leur ouverture d’esprit. J’ai commencé à écrire pour ma propre classe d’école primaire. Mais quand j’écris, c’est sans penser si mon texte est pour les adultes ou les enfants. Je ne considère par l’âge du lecteur avant d’écrire.


Comment avez-vous commencé ?

Le succès de mon premier texte et le fait que mon éditeur  m'en demande d'autres m’a donné confiance. Je me suis dit « Je peux faire ça, je suis Roald Dahl ! » Pour Cheval de guerre, j’ai pensé : « J’écris comme un cheval, c’est assez facile ! ». L’histoire se passe dans le sud de l’Angleterre, pendant la 1ère Guerre Mondiale. Elle évoque la souffrance  universelle de la guerre, vue par un cheval.


Vous écrivez souvent sur la guerre…

Je suis né en 1943. Mes premiers souvenirs se situent dans l’après-guerre à Londres. J’ai été impressionné par les ruines de la ville bombardée, et les adultes blessés, traumatisés. Ma mère a perdu son frère de 21 ans et j’ai toujours entendu parler de lui. Mourir pour la liberté, c’est à la fois triste et noble. Roald Dahl m’avait dit que les enfants n’aimaient pas les histoires du passé. Mais je pense que la guerre touche tout le monde. Et il y a encore des soldats envoyés au front. Les jeunes voient à la télé ce qui se passe en Irak, en Afghanistan. Il faut des livres pour expliquer les sentiments que l’on peut ressentir.


Vous montre aussi beaucoup les difficultés sociales, économiques…

Oui, mais à travers des personnages positifs, en construction. Je pense que la vie est dure pour beaucoup de gens. Si on l’écrit, il faut réfléchir. Je ne veux pas créer pour les enfants des fictions idéales. Pour les plus petits oui : c’est important qu’à la fin ça aille. Mais il faut aussi apprendre qu’il y a des difficultés. Ne pas être condescendants avec les enfants. Je pense que c’est pour ça que beaucoup ne lisent pas. C’est important de toucher. Je pense que les filles lisent plus que les garçons et je voudrais toucher aussi le cœur des garçons.


Vous écrivez des aventures qui ne se passent pas toujours en Angleterre

Je suis ¼ belge ! Je me sens un mélange… J’admire beaucoup les romans de Stevenson, c’est pourquoi j’écris comme j’écris. Stevenson a fait voyager ses lecteurs dans le monde. C’est considéré comme « old fashion », en Angleterre,, d’écrire des romans d’aventure. Mais en France, les romans qui ont réussi sont ceux qui n’ont pas réussi en Angleterre, comme Le roi de la forêt des brumes.


Comment commencez-vous à écrire ?

Je commence par quelque chose de réel : un journal, une conversation… Pour Le Royaume de Kensuké, j’avais reçu une lettre d’un lecteur du Naufrage de Zanzibar, mais qui voulait une autre histoire dont le héros soit un garçon sur une île déserte du Pacifique ! Ou je coupe des articles de journaux : l’histoire d’un japonais qui a vécu 7-8 ans seul sur une île a inspiré le personnage du vieux japonais de mon roman. J’écoute les histoires à la radio, comme celle d’une femme travaillant dans un zoo à Belfast, qui a sauvé un éléphant pendant la guerre. J’ai fait une recherche sur Internet : l’ordre était donné de tuer les animaux si les avions arrivaient. Ça a donné L’éléphant dans le jardin, le dernier livre que j’ai écrit. L’histoire de la jeune fille australienne qui rame et raconte son histoire sur Internet est une histoire vraie, celle d’une jeune fille qui voulait gagner de l’argent, pour lutter contre la maladie dont son père est mort.


Il y a beaucoup de personnes d’un certain âge dans vos histoires…

Il y a 30 ans, il fallait que j’imagine les hommes vieux. Maintenant, je n’ai plus besoin d’imaginer ! Les vieilles personnes sont porteuses d’une valeur. J’ai connu beaucoup de vieux dont la vie était source d’inspiration. Pour Alan Bennett, l’auteur de théâtre, la seule responsabilité de l’enseignant est de transmettre. Il est important de connaître l’histoire de son peuple et du monde. C’est dangereux si les hommes d’état oublient ça. Pour moi, un pays civilisé étudie beaucoup son histoire et celle des autres.


Vous écrivez aussi beaucoup sur la nature

La nature est toujours bonne et bienveillante. J’aime vivre à la campagne. Je trouve que c’est plus agréable de vivre près des oiseaux, des animaux. Il y a un danger si les gens perdent contact avec la nature, le danger de la détruire. Il est important de comprendre les saisons, les fruits et légumes de saison… Les hommes vivent derrière une barrière. C’est dangereux pour la nature et les animaux. Dans mes fermes, 40 enfants de 8 à 12 ans viennent chaque semaine. Leur confiance en eux s’est améliorée à la fin de leur séjour. Quant à moi, j’ai besoin de regarder, sentir, écouter, boire le monde ! Je n’ai pas beaucoup d’imagination. Où je trouve mes idées ? Je sors, je regarde les oiseaux, les nuages, je sens la pluie… Sans ça, on ne peut pas écrire, ni vivre.


Quelle est la place de la poésie dans vos textes ?

J’ai détesté raconter des poèmes à l’école. Maintenant, les poèmes sont une inspiration pour le commencement et le cœur de beaucoup de mes romans. Par exemple, dans Enfant de la jungle, le héros récite face à un tigre, le poème de William Blake, bien mieux qu’il ne l’aurait fait en classe !


Votre femme est votre première lectrice ?

J’écoute beaucoup les idées de ma femme. Ma femme lit mes manuscrits. J’attends des compliments, mais elle dit la vérité ! Souvent, elle me dit que c’est pas mal, mais pas aussi bien que Cheval de Guerre. Mais j’ai écrit ça il y a 30 ans !


Vous inspirez-vous de votre vie ?

J’ai écrit un livre qui raconte ma manière d’écrire : Au pays de mes histoires. Dedans, il y a une histoire : « Mon père est un ours polaire ». Cela fait référence à mon propre père, divorcé quand j’étais très jeune et dont personne ne parlait pendant mon enfance. Mon nom de famille est celui de mon beau-père. La première fois que j’ai vu mon père, c’était à la télé dans un film, l’histoire d’un prisonnier évadé. Soudain, un visage effrayant est apparu sur l’écran et ma mère a crié : « c’est ton père !». Il était comédien au Canada.



Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger un dossier, sur le site de la Joie par les Livres : http://lajoieparleslivres.bnf.fr/masc/integration/joie/statique/pages/06_revues_en_ligne/061_rlpe/250-morpurgo.htm



Et le site de l’auteur : http://www.michaelmorpurgo.com


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Publié par Mathilde Bernos - dans Rencontres
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