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  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire et l'éducation à l'image (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:28

 

par une classe de 5e 

Grains de Sel, Festival du livre et de la Parole d’enfant, Aubagne

Vendredi 15 novembre 2013

 

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L’auteur nous a accueillis dans le bungalow n°8 du Salon et a demandé aux élèves quels livres ils avaient lus : Affreux Sales et Gentils, et ceux de la collection « Série B » : Bob le raté, Dancing Love, King Kaloumar et Les Ogres mutants. Il précise…

 

J’écris des livres pour les plus grands, généralement. Cité Nique-Le-Ciel en 1998 ou Déroute Sauvage en 2009 . Anka est mon dernier roman, paru chez Rouergue. Avant de commencer à répondre à vos questions, je vais me présenter : j’ai 41 ans, je suis né à Bordeaux, mais j’habite à Marseille depuis 10 ans. Je suis là parce que je suis invité dans le cadre du salon avec une vingtaine d’autres auteurs et illustrateurs pour dédicacer nos livres.

 

1 - A quel âge avez-vous écrit votre premier livre ?

En 1998, j’ai publié Cité Nique-Le-Ciel,à 26 ans. Je l’ai écrit quand j’avais 25 ans. C’est un tout petit livre.

 

2 - D'où sortez-vous toute cette imagination ?

J’estime que je n’ai pas énormément d’imagination. Ne croyez pas qu’il en faille beaucoup pour écrire un livre. En 5e, on croit que l’imagination, c’est des trucs merveilleux avec des fées, des dragons… La plupart de mes livres sont copiés sur la réalité (sauf exception comme King Kaloumar) ou sur le cinéma, les films que j’ai vus. Il faut une certaine forme d’imagination, même pour raconter la réalité, afin de trouver les mots qu’il faut pour en faire des phrases. Les idées pour une histoire, même si je suis écrivain, pour vous et moi, elles viennent du même endroit. Vous devez faire des rédactions ou écrire des histoires sûrement. Ça vient d’où ?

-      Des vidéos

-      D’Internet

-      Des jeux

-      D’autres livres.

-      De ce qu’on a pu voir avant, ce qu’on a déjà vécu… 

Donc, de la mémoire, des souvenirs… Et vous l’avez dit, d’Internet, les livres, les journaux, la Télé, la radio… Tout ça, c’est les médias. Ça donne des idées. Les souvenirs aussi. Quoi d’autre ?

-      Les rêves…

Ton cerveau ne fonctionne pas tout seul. Il faut qu’il y ait quelque chose pour l’alimenter.

-      L’art

-      Le monde dans lequel on vit.

Oui, en regardant autour de soi, dans la rue, en classe, chez vous, en prenant le bus… C’est valable pour vous comme pour moi. Même si chacun a des sources différentes. Peut-être que vous, c’est plus les jeux vidéos. Mais après, il faut faire le tri des idées, bonnes ou mauvaises. Moi, les rêves, je ne m’en souviens jamais depuis au moins une quinzaine ou une vingtaine d’années. Ça n’alimente pas mes idées. Autre chose qui peut les nourrir : les envies. Moi, j’ai envie de tuer quelqu’un, ça me donne des idées pour une histoire. J’ai envie que le monde change, que les gens racistes se fassent tuer, que tout le monde ait du travail, ça me donne des idées pour une histoire. Ça ne satisfait pas forcément mon envie. J’ai envie de manger un gâteau au chocolat, peut être que le personnage de mon histoire va le faire… Mais ça ne va pas faire que je n’ai plus envie d’en manger ! Donc les rêves, les médias, les souvenirs et puis aussi l’éducation, votre culture…

 

3 - Combien de livres avez-vous écrit ?

Chaque année, j’écris un petit livre illustré et un pour les ados, pas illustré. Soit deux par an pendant quinze ans, donc trente. Mais cette année, j’ai publié six livres illustrés.

 

4 - Combien de temps vous faut-il pour écrire un livre ?

Une histoire comme ceux de Série B, ça fait cinq feuillets comme ça (il montre une feuille A4). J’écris ça en une petite semaine, quatre demi-journées. Mais je ne fais pas ça souvent. Cité Nique-Le-Ciel, ça m’a pris trois mois. Mais je n’écris pas tous les jours, juste quand j’ai envie. Ce roman fait 20 pages 14. Affreux Sales et Gentils, j’ai dû mettre quatre mois alors qu’il fait le même nombre de pages. Ça dépend de ma motivation, même du temps qu’il fait…

 

5. Vos livres sont-ils d'une histoire vraie ?

Cité Nique-Le-Ciel est inspiré d’un quartier où j’ai vécu, une cité de Bordeaux. Ce sont de vagues souvenirs que j’ai choisis et concentrés sur un livre de 50 pages. Ce n’est pas vrai, dans le sens ou les personnages ne s’appelaient pas comme ça, etc.

 

Il lit un extrait avec enfant victime d’un accident de tourniquet.

Moi, je n’ai jamais vu cet accident. C’est une histoire dont j’ai entendu parler il y a longtemps. Un collègue de ma mère dont la fille de 6 ans est morte d’un accident de toboggan. J’ai entendu cette histoire quand j’avais 8 ou 9 ans. Je ne le raconte pas dans mon livre, mais ça fait partie des accidents de la vie domestique.

 

6 - comment avez-vous trouvé le nom des personnages de Bob le raté ?

On cherchait des noms rigolos. Je cherchais que ça sonne américain. Bob, c’est le diminutif de Robert aux Etats-Unis et en Angleterre. C’est un livre qui est essentiellement copié sur le cinéma américain. Les prénoms, c’est un peu compliqué. Je pioche dans le cinéma, les acteurs que j’aime bien ou chez des personnes que je connais. J’essayais de faire des rimes un peu bidons, faciles et drôles… Dans Déroute Sauvage, il y a plein d’élèves que je fais mourir… J’ai pris le prénom des enfants de mes amis. Il y en une qui s’appelle Nina et il lui arrive un truc horrible ; La fille de mes amis qui s’appelle Nina n’a jamais voulu le lire, même si elle a vingt ans maintenant.


7 - Est-ce que Affreux, sales et gentilsa un rapport avec votre vie ?

Pas du tout ! Ce n’est pas du tout inspiré de choses personnelles. Mes parents ne sont pas du tout des millionnaires, mais ils ne vivaient pas non plus dans une décharge. Il n’y a rien de personnel à part qu’au moment où je l’ai écrit, j’étais amoureux d’une fille qui s’appelait Julie. Ce qui est vrai dedans, c’est le syndrome de Stockholm. Ça semble incroyable et portant ça existe vraiment ; Vous savez ce que c’est ?  Syndrome ça veut dire un peu maladie, malaise ; Stockholm, c’est la capitale de la Suède, mais ça n’a rien à voir. Très souvent, les gens qui se font kidnapper prennent le parti de leur kidnappeur. C’est ce dont est victime le personnage d’Affreux, sales et gentils. Je me souviens d’un millionnaire dans les années 80, qui s’est fait kidnapper et qui s’est fait couper le doigt, que l’on a envoyé pour demander une rançon. Encore aujourd’hui, il remercie ses ravisseurs. Il assure que ça lui a ouvert les yeux sur sa famille qui n’a pas voulu payer la rançon.


8 - Pourriez-vous nous expliquer la fin ?

Pour moi, c’est un livre très drôle à part le dernier chapitre. Je voulais que ça finisse mal. Je voulais une espèce de fin suicidaire. Mais dans le monde dans lequel on vit, dans une mare, je ne sais pas comment on peut se tuer… Même s’il y a des rats. On ne meurt pas de ça. La fin reste ambiguë.


9 - Pourquoi avoir choisi un thème fantastique pour les Ogres Mutants ?

Dans cette série, je voulais coller aux genres de films de séries B : les comédies musicales, les films de gangsters, sur les montres, fantastiques… Je peux vous donner des films qui correspondent à chacun :

Pour les Ogres mutants, « The Thing », (« la chose », en anglais). Même si vous n’allez pas retrouver le film dans le livre. Ça se passe dans le désert arctique.

King Kaloumar : « King Kong » et vaguement « 20 000 lieues sous les mers ».

Bob le raté : « L’ultime Razzia »

Dancing Love : « Dirty Dancing ».

 

La rencontre s’est achevée sur une photo de groupe et Guillaume Guéraud a accepté de dédicacer tous les livres des élèves. Je suis restée avec leurs 27 romans, pendant que le groupe reprenait vite le bus pour rentrer au collège !

 

 

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Publié par Mathilde Bernos - dans Rencontres
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commentaires

Anne 16/11/2013 15:15


Chouette rencontre ! J'adore ce que j'ai déjà lu de Guillaume Guéraud (pas grand-chose, quand je vois sa production, et pas encore son tout premier roman jeunesse). La brigade de l'oeil est très
apprécié de mes grands ados.

Mathilde Bernos 16/11/2013 22:14



Je n'ai pas lu celui-là mais je l'ai acheté pour le CDI et je vais bientôt l'emprunter...


De mon côté, j'avais bien aimé "Sans la télé" :-)