DICKS, Matthew
Je m'appelle Budo
Flammarion, 2013, 456 p. (grand Format)
ISBN : 978-2-0812-8899-7
15 euros
Thème : ami imaginaire - enlèvement - autisme
Niveau : 5e - 4e... lycée
Budo est l'ami imaginaire de Max depuis 5 ans. On devine que ce petit garçon a le syndrome d'Asperger, sans que cela soit jamais dit de façon explicite. Budo sait qu'en raison de cette particularité, il accompagnera Max plus longtemps que les autres amis imaginaires, mais il a très peur de ce qui se passera le jour où Max ne croira plus en lui, sujet qui déclanche des discussions philosophiques entre amis imaginaires : "Rien n'est pire que rien. Mais si c'est rien, je ne le saurai jamais, puisque je ne serai rien." Quand Max se fait enlever par Mme Patterson, son auxiliaire de vie, il demande l'aide d'autres amis imaginaires pour libérer l'enfant...
Un roman original, puisque le narrateur est Budo. Ce choix est judicieux, car la naïveté et la jeunesse du personnage permettent d'entrer dans l'univers et le mode de pensée de Max. L'auteur a imaginé la vie des amis imaginaires : comment ils naissent, à quoi ils ressemblent, leurs pensées... C'est un récit à la fois touchant et aussi prenant qu'un roman policier... On veut savoir comment Budo va réussir à s'y prendre pour aider son ami, alors qu'il n'a pas de prise sur le monde réel.
Il n'est pas évident de définir une tranche d'âge. La présence d'amis imaginaires semble faire référence au monde des jeunes lecteurs, mais le texte est long et suffisamment complexe pour s'adresser aussi aux "jeunes adultes"...
Autour de ce thème de l'autisme, voir d'autres romans avec des narrations particulières :
Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Mon étrange petite soeur et les prisonniers d'Alcatraz

