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  • : Le Bateau Livre
  • : Pédagogie, Bibliographies de littérature jeunesse & Activités autour de la lecture, la recherche documentaire, l'EMI, l'éducation à l'image, le bien-être... (collège-lycée)
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles et sur la relaxation et le bien-être dans l’Académie d’Aix-Marseille.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:54
Les élèves ont rencontré Martine Pouchain, dans le cadre du club du CDI. Ils participaient au concours des Incorruptibles. Ils étaient libres de choisir le roman qu’ils souhaitaient lire. La plupart ont lu "Les Ostrogoths" ou "Chevalier B." Voici les questions qu’ils ont préparé. D’autres sont venues au cours de l’entretien… 



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SA BIOGRAPHIE


Quand vous étiez petite…

Aviez-vous de bonnes notes en cours de français ? Ingrid

En cours de français, on fait plusieurs choses. J’étais surtout bonne en rédaction. C’est ce qui me plaisait le plus.


Quels genres de livres lisiez-vous ? Pourriez-vous citer des titres ? Ingrid

Quand j’étais petite, il y avait beaucoup moins de titres de littérature jeunesse qu’aujourd’hui. Ce n’est que depuis 20 ans que l’on a autant de choix. Je lisais les classiques : la Comtesse de Ségur, Jules Vernes. Et les séries comme « Le Club des Cinq », « Fantômette »…J’ai beaucoup aimé Tom Sawyer. Pour les aventures et le caractère des personnages. Plus tard, j’ai réalisé à quel point c’était bien écrit.


Nous avons lu sur votre site que vous avez pratiqué plusieurs métiers avant d’être écrivain. Lesquels avez-vous aimés ? Lina

Aucun ! A par brocanteuse, c’était amusant. Mais je préfère mon métier actuel.


Depuis quand avez-vous eu envie d’écrire ? Et depuis quand écrivez vous ? Damien

J’ai toujours aimé écrire. Je ne viens pas d’un milieu intellectuel et personne n’a pu me pousser. Je n’ai vraiment commencé que très tard, depuis une dizaine d’années. J’ai publié mon premier livre en 2000.


Comment avez-vous commencé à écrire ? Qu’est-ce qui vous en a donné l’envie, l’idée ? Siham

J’avais envie d’écrire des scénarios de films. Mais dans ce milieu-là, il faut vraiment connaître quelqu’un pour arriver à se faire connaître. Le premier texte que j’ai écrit était un scénario et je l’ai adapté pour en faire un roman. C’est devenu « Meurtre à la cathédrale », un polar médiéval.


Qu’est-ce que vous avez fait pour devenir écrivain ? Jessica

J’ai envoyé mon texte a plusieurs éditeurs et Gallimard a accepté. Maintenant, je peux vivre de mon métier. C’est plus facile en écrivant pour la jeunesse que pour les adultes.


Est-ce que le métier d’écrivain est difficile ? Anaïs

Tous les métiers sont difficiles. Ou pas, cela dépend si on est fait pour cela. J’aime ce que je fais. Il y a des aspects très agréables : imaginer l’intrigue, les personnages, c’est palpitant. Mais il y a aussi des choses moins agréables : relire, réécrire. C’est un long travail. A la fin, quand on a relu plusieurs fois l’histoire, on n’en peut plus, on la connaît par cœur. Et puis, on envoie le manuscrit aux éditeurs… entendre les refus, ce n’est pas agréable. Puis si un éditeur accepte, il demande aussi des corrections et il faut encore relire…


Pensez-vous être connue comme Charles Perrault ou Roald Dahl ? Jovany

Non bien sûr ! Mais je n’écris que depuis 10 ans. Je n’ai pas dit mon dernier mot !


L’ECRITURE

 

Quel genre littéraire préférez-vous ? Pourquoi ? Ingrid

Je n’ai pas de genre littéraire préféré. Je n’aime pas beaucoup la fantasy en général. Sauf « Le Seigneur des anneaux » et « A la croisée des mondes » de Pullman.

 

Comment écrivez-vous, à la main ou à l’ordinateur ? Est-ce que quelqu’un écrit pour vous ? Iris

Je n’ai pas encore les moyens que quelqu’un tape mes textes pour moi ! Je prends parfois des notes à la main. Et j’ai toujours un dictaphone sur moi pour enregistrer mes idées quand je suis en déplacement. Je n’arrive pas à écrire quand je ne suis pas chez moi. J’envie les auteurs qui sont capables d’écrire partout, dans le train, une chambre d’hôtel. Moi, il faut que je sois dans un endroit où rien ne me distrait. Sinon, il m’est arrivé une fois d’écrire sur une Remington, comme ces vieilles machines que l’on voit dans les films. Mais c’est exceptionnel. J’écris surtout à l’ordinateur. C’est très pratique pour corriger, reprendre un paragraphe….


Avant d’envoyer un texte à l’éditeur, est-ce que vous le montrez à quelqu’un ? Siham

Rarement. Cela m’arrive parfois, quand j’ai besoin d’un peu de réconfort ! Mais l’entourage n’est pas vraiment objectif. Et « nul n’est prophète en son royaume »…


Avez-vous déjà écrit des histoires dans d’autres langues ? Ou vos livres ont-ils été traduits dans d’autres langues ? Lesquelles ? Lina

Un seul de mes romans a été traduit pour le moment : « Bagdad 2004 », en turc. C’est amusant de recevoir son livre dans une autre langue que l’on ne comprend pas ; On suppose que c’est le même, mais on ne peut pas vérifier !


Savez-vous à l’avance ce que vous allez écrire ? Jean-Louis

Oui, je fais un plan de mes romans. J’ai commencé par le roman policier, et pour cela il faut être très rigoureux. On est obligé de connaître la fin, d’imaginer des fausses pistes… L’idée principale tient en une phrase. Après, j’essaie de faire un plan plus détaillé, en 2-3 pages. Quand on ne fait pas de plan, on prend le risque de se planter.


Racontez-vous parfois votre vie dans vos livres ? Jovany

Vos histoires sont-elles vraies ? Iris

Un auteur s’inspire forcément de la réalité : ce qu’il observe, ressent, les histoires qu’il entend. Mais je ne raconte pas ma vie, c’est sans doute une question de pudeur. Et je transforme toujours la réalité. Pour les romans sur le Moyen Age, je suis obligée de beaucoup me documenter. J’ai lu des textes de Régine Pernoud, qui se lisent comme des romans. J’écris surtout sur le XIIe et le XIIIe siècle qui sont les périodes que je connais le mieux. Mais j’ai parfois envie d’écrire là où l’on ne m’attend pas, comme avec les Ostrogoths ou Chevalier B.


La musique a l’air d’occuper une grande place dans vos romans. Pourquoi ? Quelle musique aimez-vous ? Justine

Pour « Chevalier B », c’était une demande de l’éditeur, Sarbacane, qui dans la collection « Exprim » indique la bande-son : les musiques qui ont inspiré l’auteur ou qui selon lui irait bien avec son roman. J’aurais voulu faire du piano. Je n’aime pas le jazz, trop nostalgique. J’écoute surtout de la musique classique.


Avez-vous déjà prévu d’écrire un nouveau livre ? Anaïs

Un roman devrait sortir en octobre prochain. Le titre provisoire est « Un amour sorcier ».

 

SES ROMANS

 

Les Ostrogoths

Est-ce que vous pensez que cette histoire pourrait arriver à quelqu’un dans la réalité ? Lina

Bien sûr ! C’est déjà arrivé et ça arrivera encore. Elle est d’ailleurs inspirée d’un fait divers. Mais qui finissait plus mal que dans le roman.

 

Pourquoi est-ce qu’il y a des gros-mots dans le livre ?

J’aime que les dialogues soient réalistes. Ils ne doivent pas paraître trop écrits.

 

Chevalier B.

Avez-vous donné l’idée de l’illustration de couverture ? Pourquoi la couverture de Chevalier B. A changé lors de sa réédition en 2008 ? Jovany

C’est un choix de l’éditeur. Lors de la réimpression du roman, il a pensé que l’autre couverture attirerait davantage les lecteurs. Mais du coup, on a l’impression qu’il s’agit d’un roman pour les filles, alors que ce n’est pas le cas. L’auteur n’a pas le choix de l’illustrateur. Ma couverture préférée est celle de « Le fils du Loup bleu », faite par Sylvie Serprix. Elle est magnifique, c’est un vrai tableau.

 

 

Aldebaran

Pensez-vous vraiment que dans le futur, il y aura le mode de vie que vous décrivez dans ce roman ? (presque plus d’arbres, d’air, privation de liberté…) Damien

Pour les romans de science-fiction, on s’inspire forcément de quelque chose qui existe déjà et que l’on amplifie. C’est une satire de notre monde. Une possibilité de ce que sera le futur. Mais évidemment, l’homme a des ressources et l’avenir pourrait être très différent.


Pour plus d’informations :

http://martine.pouchain.free.fr

 

 


 

 

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 11:54
Présentation réalisée lors d'une rencontre de cet auteur jeunesse français
avec des élèves de 3e et de 2de
le 22 mars 2007....

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Né en 1943, il est musicien, historien, musicologue, romancier…

Il a publié trente ouvrages, essais et romans (publiés chez PUF, Seghers, Gallimard, Le Seuil, Fayard, Ramsay, Flammarion, Casterman, Larousse, Encyclopedia Universalis…), obtenu trois Prix Littéraires et a été traduit en dix langues. Il collabore à plusieurs magazines (dont la revue spécialisée dans le blues « Soul Bag ») , a produit de nombreuses émissions de radio et de télévision et a dirigé la réédition de nombreux disques de blues, country music et autres musiques américaines…

 

Plusieurs de ses ouvrages - notamment sa GRANDE ENCYCLOPEDIE DU BLUES ainsi que LE GUIDE DE LA COUNTRY MUSIC ET DU FOLK (écrit avec Jacques Brémond) sont des références dans ce domaine. Chercheur de la Fondation Fullbright, ancien conseiller international de l’Université du Mississippi, Gérard HERZHAFT est le spécialiste français des musiques américaines, sources vivantes de la plupart des musiques d’aujourd’hui : BLUES, COUNTRY MUSIC, CAJUN, FOLK SONGS, ROCK’N’ROLL, MUSIQUES DES INDIENS…

 

En tant que musicien, il a enregistré trois CDs sur Blues n’Trad. Il est guitariste et chanteur. Il a appris blues et folk songs sur le terrain, aux Etats-Unis, auprès des meilleurs musiciens américains qu’il a fréquentés depuis les 60’s. En concert, Gérard HERZHAFT est accompagné de David HERZHAFT, joueur d’harmonica et de guitare, auteur de plusieurs méthodes d’harmonica.

 

 

Comment il a découvert le blues … Cet auteur a 63 ans. Quand il était jeune, le blues était considéré par les adultes comme une « musique de sauvages » … Très jeune, il aimait surtout le rock. Puis vers 16-17 ans, dans les années 50, il a découvert le blues et a été très touché par cette manière de chanter, de jouer avec ses tripes.

 

Comment il a commencé à écrire … Il aurait aimé être metteur en scène. Mais la formation était trop chère … A l’école, il était mauvais en maths et en sciences … mais très bon en langues, français, histoire … C’était une époque où les familles n’avaient pas toutes la télévision et les loisirs, c’était le cinéma … et la lecture. Il empruntait environ trois romans par semaine à la bibliothèque. Il a commencé à écrire pour faire rire les copains à l’école … Puis il s’est intéressé à la Science-fiction. Une de ses nouvelles a été sélectionnée et publiée par une revue. Cela lui a donné envie de continuer …

 

Comment il est devenu écrivain … Il a pratiqué plusieurs métiers : professeur d’histoire-géographie … puis il a travaillé dans des bibliothèques pendant une vingtaine d’années. Il continuait à écrire en même temps … Quand ses livres et ses conférences ont commencé à avoir du succès, il a pu arrêter le reste.

 

Comment il a écrit « Catfish Blues » Les romans historiques prennent du temps : il faut bien connaître le lieu, la période, les détails … Pour éviter les erreurs historiques, il se documente. Le personnage de « Catfish Blues » a été inspiré par le célèbre bluesman Muddy Waters. Il avait eu la chance d’habiter quelques temps chez lui et le musicien lui avait raconté son enfance. Gérard Herzhatf avait été tellement impressionné par cette histoire si différente de ce qu’il pouvait connaître, qu’il s’était dit qu’il écrirait un jour dessus.

 

Et puis, ils joue du blues…. dont « Catfish Blues », qui est une chanson traditionnelle du delta du Mississipi, la région des Etats-Unis où serait né le blues. Elle est très célèbre, tout le monde la joue. C’est ce qu’on appelle un « standard ». Elle a été enregistrée entre autres par Muddy Waters, sous le nom de « Rolling Stones » … et a ainsi donné son nom au fameux groupe de rock.

 

 

 

LES QUESTIONS DES ELEVES :
I -Le métier d’écrivain

1. D’où vient votre envie d’écrire ?

2. Quand avez-vous commencé à écrire ?

3. Quelle a été votre formation ?

4. Combien de livres avez-vous écrit jusqu’à maintenant ?

5. Que faisiez -vous avant d’écrire ?

6. Avez-vous commencé par être écrivain ou musicien ?

7. Avez-vous une préférence pour l’une de ces deux activités ?

8. Combien de temps en moyenne vous faut-il pour écrire un livre ?

9. Ecrivez-vous avec l’intention de transmettre un message, de dénoncer une injustice ?

10. Vos livres, nombreux, évoquent les cultures d’autres pays. Vous aimez donc voyager ?

11. Avez-vous différents éditeurs ? Comment se passe l’édition de vos livres ?

12. Avez-vous un livre en préparation ?

II - Le roman Catfish Blues

1. En combien de temps avez-vous écrit ce livre ?

2. Pourquoi avez-vous écrit cette histoire ?

3. Comment les personnages de cette histoire sont-ils nés ?

4. Pour vos personnages secondaires, vous êtes-vous inspiré de personnages réels ?

5. Avez-vous une préférence pour l’un d’eux ?

6. Pourquoi avez-vous fait d’Ike Mac Clure un personnage aussi brutal ?

7. Pourquoi avez-vous choisi d’évoquer une famille pauvre et non pas une famille riche ? Des Noirs et non des Blancs ?

8. Pourquoi avez-vous gardé des mots en anglais ?

9. Aimeriez-vous que votre roman soit traduit en plusieurs langues ?

10. Pourquoi la fin reste-t-elle ouverte ? Saviez-vous que vous alliez écrire une suite ?

11. Qui a proposé que votre roman soit adapté en dessin animé ?

12. Etes-vous content de votre livre ?

III - Le blues, les USA, les années 1920-30

1. Connaissez-vous des bluesmen blancs ?

2. Pourquoi vous appelle-t-on « M. Encyclopédie du Blues » ou « M. American Music" ?

3. Pourquoi avez-vous choisi d’écrire sur cette musique ?

4. Est-ce que le blues vous rappelle des souvenirs lointains ?

5. Que signifie le blues pour vous ? 6. Jouez-vous fréquemment du blues ? avec d’autres ou seul ? Que préférez-vous ?

7. De quels instruments jouez-vous ?

8. Avez-vous enregistré des disques ?

9. Que faites-vous quand vous allez aux Etats-Unis ? Où allez-vous de préférence ?

10. En quoi les Etats-Unis vous attirent-ils ? Font-ils naître des idées, des images ?

11. Avez-vous fréquenté l’un des bars que vous décrivez dans votre livre ?

12. Est-ce dur d’écrire un livre qui se passe dans les années 30 ? Faut-il se documenter ?

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