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  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire et l'éducation à l'image (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 17:37

 

Chiara, une étudiante italienne en littérature de jeunesse, m’a contactée par le biais du blog, pour me poser quelques questions autour de son sujet de recherche. Voici quelques les idées qui me sont venues au fur et à mesure, sans être très organisées, ni théoriques, mais que je partage ici, car peut-être intéresseront-elles d’autres passagers du “Bateau Livre” ? Chacun peut laisser un commentaire sur l’idée qu’il se fait de la littérature jeunesse ou autour d’autres questions de Chiara... Merci de préciser votre fonction (enseignant, bibliothécaire, élève...).


 

http://farm3.static.flickr.com/2799/4426942174_c43f24201b.jpg

© Dessin Mathilde Bernos

 

 

Chaque auteur, formateur, documentaliste, etc. a sa propre idée sur la littérature de jeunesse, quelle est la vôtre? 

 

Je ne sais pas quelle est la fonction exacte des documentalistes en Italie, mais quand il s’agit des personnes travaillant dans l’Education Nationale, comme c’est mon cas, on parle même de professeur ou enseignant-documentaliste : nous passons un CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Secondaire), comme les enseignants “de disciplines”, et assurons des heures de cours. C’est pourquoi nos choix en matière de politique documentaire et d’achats d’ouvrages sont vraiment guidés par des préoccupations pédagogiques, ce qui n’est pas forcément le cas d’un bibliothécaire. J’achète des livres de littérature jeunesse, en tenant compte, entre autres, des programmes, qu’il peut être intéressant de consulter, pour savoir quel genre littéraire ou quelle période on étudie à tel ou tel niveau... Il existe aussi des listes “officielles” de littérature jeunesse conseillée par le Ministère de l’Education Nationale.

 

Voir par exemple http://crdp.ac-bordeaux.fr/LJ/lj01.asp

ou http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/Inspection/Sommaire_fr_col.htm 

 

 

Qu’est-ce que signifie pour vous « LITTERATURE DE JEUNESSE » ? Quelles sont les qualités que vous reconnaissez à la littérature de jeunesse ? Et quels éléments nous permettent de l’identifier en tant que genre littéraire (si on peut bien le considérer en tant que tel) ? 

 

Je dirais, très rapidement, que la littérature jeunesse est une littérature qui s’adresse aux enfants et adolescents. Le niveau de langue utilisé par les auteurs s’adapte aux tranches d’âge auxquels le texte est destiné. Souvent, l’âge du héros de l’histoire correspond à l’âge supposé des lecteurs. Je ne me fie pas nécessairement aux âges que les éditeurs indiquent sur les couvertures, qui ne sont pas toujours celles envisagées par les auteurs... ou ne correspondent pas forcément au niveau de mes élèves. Je travaille dans un collège avec des élèves en difficulté de lecture, des SEGPA (sections d’enseignement spécialisé), ULYS (élèves avec un handicap), des non francophones... Il faut donc trouver des romans dont le niveau de langue sera accessible. Mais j’essaie aussi de leur proposer des histoires susceptibles de les intéresser.  En outre, les jeunes, même avec des difficultés de lecture, peuvent être attirés par des gros ouvrages, à priori plus difficile d’accès... en fonction des modes du moment... “Twilight”, “Hunger Games”, “le Journal d’un Vampire”, etc... ont été empruntés, même par des élèves de SEGPA. Je ne sais pas toujours s’ils ont réellement lu le livre... Mais ils en ont envie, ce qui est déjà très positif ! Qu’ils aient plaisir à emprunter, que le livre soit pour eux un “objet” désirable est une première étape vers le goût de lire.


 

Quelle est la tâche la plus importante à laquelle la littérature jeunesse doit faire face ? Quel est son rôle ?

 

La littérature jeunesse a-t-elle un rôle ? Doit-on la distinguer de la littétature ? 

Et la littérature, a-t-elle un rôle ?

Distraire ? Emouvoir ? Toucher ? Interroger ? Faire réfléchir ?...

Peut-être autant de rôles que d’auteurs et de lecteurs...

 

En tant qu’enseignante-documentaliste, la littérature de jeunesse est un biais qui peut aider à donner le goût de lire aux élèves...

 

 

Existe-t-il une LITTERATURE POUR ADOLESCENTS en tant que genre littéraire bien défini ou s’agit-il s’une invention des éditeurs?

 

Comme je le disais précédemment, il y a de la part des auteurs “jeunesse” un souci de niveau de langue. Souvent, ils ont recours à un narrateur de l’âge des lecteurs. Et choisissent des thématiques susceptibles de les intéresser. Mais on peut écrire pour la jeunesse, tout en faisant de la “littérature”, en développant un style riche et personnel. Certains auteurs confient qu’il y a dans la littérature jeunesse une liberté, une richesse de création que l’on ne retrouve pas toujours dans la littérature adulte contemporaine, qui se prend parfois au sérieux... 

 

Peut-être que ceux qui répondraient le mieux à cette question sont donc les auteurs jeunesse eux-mêmes. Quelques témoignages sur http://lebateaulivre.over-blog.fr/categorie-11449820.html

 

Fabrice Colin  explique : “En terme de technique littéraire, on pense au lecteur, à faire quelque chose de lisible. Mais je pense qu’on peut raconter n’importe quoi.” ...

Les jeunes vivent dans des univers pas super propices à la lecture. Il faut les amener à ce plaisir qu’ils ont spontanément à 8 ans et qu’ils perdent au bout d’un certain temps, surtout les garçons. Il y a une exigence de lisibilité et d’efficacité du récit. L’auteur jeunesse obéit à ces codes-là, pour des lecteurs débutants, mais on lui montre qu’on peut jouer avec la lecture, lui faire croire des choses qui ne sont pas vraies, susciter des réactions. Je ne réfléchis pas toujours à la forme. Je cherche un équilibre entre comment moi je peux m’amuser en tant qu’auteur, présenter des formes nouvelles et pertinentes et rester dans les canons de la littérature jeunesse. “

 

Il précise aussi que l’auteur jeunesse se remet parfois plus en question que l’auteur adulte : “L’auteur jeunesse a la chance de rencontrer souvent ses lecteurs, dans le cadre scolaire. Un auteur pour adulte va dans les salons, les gens arrivent pour dire « c’est merveilleux ce que vous faites » et on répond « oui, je sais ». Je caricature ! Mais les auteurs sont souvent confrontés à des louanges. Du coup, on progresse difficilement. Quand un gamin de 13 ans vous dit « qu’est-ce que vous voulez prouver avec vos livres ? », là on est dans le combat que devrait être la littérature : une remise en question permanente. “

 

 

En littérature, quelle est pour vous l’importance du DESTINATAIRE ? Est-il toujours clair s’il s’agit d’un adulte, d’un enfant ou bien d’un adolescent?

 

En littérature jeunesse, les auteurs font généralement des choix de structure de récit et de niveau de langue qui tient compte de l’âge des lecteurs supposés.

 

Mais certains livres ont été publiés à la fois en édition adultes et en jeunesse, comme “A la croisée des mondes” de Pullman. Depuis quelques années, apparaissent des formes littéraires destinées aux “grands adolescents” ou “jeunes adultes”... Beaucoup d’adultes ont lu “Harry Potter”... Il semblerait que les frontières se brouillent entre ces deux lectorats. Est-ce lié à un phénomène de société, à l’apparition d’une génération d’ “adulescents” ? Ou l’influence marketing ? Les effets de mode autour de certaines publications ? Je n’ai pas de réponse tranchée pour une partie de l’édition dite “jeunesse”.

 

Certains auteurs estiment aussi ne pas tenir compte du destinataire quand ils écrivent. C’est l’éditeur qui choisit ensuite la tranche d’âge à laquelle il destine tel ou tel texte. Michaël Morpurgo explique : “quand j’écris, c’est sans penser si mon texte est pour les adultes ou les enfants. Je ne considère par l’âge du lecteur avant d’écrire.”

 

 

Vous dites que Marie-Aude Murail est représentative d'une forme un peu "ancienne" de littérature jeunesse. A quoi faites-vous référence avec cette affirmation ? Au langage qu’elle utilise ou aux thèmes qu’elle traite ?

 

Je dirais les deux ! Son style est assez classique et ses histoires sont ancrées dans la vie quotidienne des élèves : le collège, les parents, les copains...  J’ai aussi l’impression que les adolescents qu’elle décrits appartiennent plus à ma génération qu’à celle d’aujourd’hui. D’ailleurs, ses romans ne sont pas très empruntés dans mon CDI. Je ne sais pas si c’est lié... Peut-être aussi dû au fait que les couvertures de l’Ecole des Loisirs, très sobres, ne sont pas celles qui attirent le plus mes élèves... sans que cela n’ait de rapport avec la qualité des publications.

 

J’ai beaucoup de romans similaires (dits “romans miroirs”) dans mon CDI, car les ados aiment lire des histoires qui les renvoient à leur propre vécu. Mais j’ai tendance à préférer des auteurs qui ont recours au registre humoristique, comme Susie Morgenstern ou plus récemmentStéphane Daniel. Ou ceux qui vont plus loin dans l’expression des doutes et questionnements intérieurs, comme dans un roman récent, “Blog” de J-P Blondel, destiné à un public plus âgé sans doute. 

 

J’apprécie les auteurs qui ont un style littéraire fort, même quand ils écrivent pour la jeunesse, comme Fabrice Colin, qui joue beaucoup sur les questions de la mémoire, les rapports entre fiction et réalité. Pour moi, il ne s’agit alors pas forcément d’un auteur étiqueté “jeunesse”. D’ailleurs, plusieurs écrivent aussi bien pour les adultes, comme encore Pierre Bottero, Marie Desplechin... Peut-être même ce passage de la littérature jeunesse à la littérature adulte et vice et versa est source d’enrichissement de leur style, de leur approche de l’écriture ? J’ai le sentiment qu’un “bon” livre de littérature jeunesse devrait pouvoir plaire à un adulte !  C’est le cas, il me semble, de “Seul sur la mer immense” de Morpurgo, “Aurélien Malte” de JF Chabas, “Clic”, par 10 auteurs anglo-saxons, “Sarcelles Dakar” d’Insa Sané, “le Ramadan de la Parole” de Jeanne Benameur”, “La vie extraordinaire des gens ordinaires” de Fabrice Colin...

 

Bien sûr, je suis subjective, puisqu’il s’agit de goûts, de préférences. Si les “romans miroirs” (comme ceux de M-A. Murail), sont intéressants, j’essaie aussi de guider mes élèves vers d’autres types de lectures. Qu’elles leur permettent de découvrir l’histoire (Morpurgo...) ou même de s’évader dans l’imaginaire (Mourlevat...). La littérature n’est pas destinée à être “pédagogique” ou à faire la morale. Un écrivain écrit ce qu’il a dans les tripes, il établit un jeu passionnant entre le fond et la forme. Pour moi, la littérature jeunesse devrait répondre à cette exigence-là aussi. Faire passer une émotion, partager une expérience, à travers un style propre à l’auteur. Quand je lis certains auteurs jeunesse, je ne suis pas émue, ni transportée par le style. Et je me dis, si cela ne marche pas avec moi, qu’en sera-t-il des jeunes lecteurs ? Les ados aussi sont sensibles à la beauté des mots et à la sincérité des auteurs.

 

 

Aujourd’hui quel est le THEME que vous aimez proposer davantage aux jeunes lecteurs ? Et dans le passé ?  

 

Pour conseiller des lectures individuelles, j’essaie d’être à l’écoute des demandes des élèves : ceux qui veulent rire, avoir peur, lire une histoire d’amour, sur les animaux, etc. Quand je propose une lecture dite “cursive” pour le cours de français, que toute la classe emprunte, c’est souvent autour d’un genre littéraire ou de l’époque étudiée dans leur niveau... plus rarement sur un thème. Par exemple le conte en 6e / le Moyen Age en 5e / le roman épistolaire ou le journal intime en 4e / l’autobiographie, la 1ère et 2de guerre mondiale en 3e... Voir les bibliographies par genres, thèmes, époques : http://lebateaulivre.over-blog.fr/pages/Bibliographies-130298.html.

 

Si je favorise des thèmes, c’est donc surtout par rapport aux programmes. Mais je ne veux pas “instrumentaliser” la littérature. On trouve dans l’édition actuelle, beaucoup de romans miroirs sur des problématiques de société. Mais on ne lit pas pour en retirer une leçon ! Je me méfie même de l’intérêt des romans qui sont davantage un prétexte pour parler de drogue, d’alcool, de fugue... Si le livre évoque ces thèmes à travers un point de vue original, une écriture, un style, très bien. Mais je ne pousse pas vers ces lectures, sauf demande des élèves.

 

Quelques pistes sur les choix d’un enseignant-documentaliste dans “comment choisir un livre de fiction” http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-13629421.html ou “Donner le goût de lire”  : http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-24968523.html

 

 

Et quel est le plus difficile à traiter ? On peut tout dire aux jeunes lecteurs ou il y a quelque chose qui pourrait les démoraliser ?

 

J’ai souvent entendu des auteurs jeunesse, comme Pascale Perrier, dire que l’on peut parler de tout aux jeunes, mais par le biais d’un narrateur de leur âge. Parler de sujets difficiles, comme le viol, l’inceste, la drogue, l’abandon, etc, se fait à travers la sensibilité d’un adolescent et non d’un regard adulte. Je constate qu’effectivement, les élèves se questionnent beaucoup sur des sujets difficiles dits “de société” et les aborder par le biais de la littérature peut avoir une fonction catharique.  On peut lire à ce sujet l’essai d’Annie Rolland, “Qui a peur de la littérature ado ?” http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-24120845.html 

 

Mais je choisirais des histoires qui portent un regard positif sur ces questions. Il ne s’agit pas de désespérer les jeunes lecteurs ! Comme en témoigne Michaël Morpurgo, qui parle de tout,  “à travers des personnages positifs, en construction. Je pense que la vie est dure pour beaucoup de gens. Si on l’écrit, il faut réfléchir. Je ne veux pas créer pour les enfants des fictions idéales. Pour les plus petits oui : c’est important qu’à la fin ça aille. Mais il faut aussi apprendre qu’il y a des difficultés. Ne pas être condescendants avec les enfants. Je pense que c’est pour ça que beaucoup ne lisent pas. C’est important de toucher. “

 

Selon vous quel est le LECTEUR idéal ? Quelles caractéristiques doit-il présenter ?

 

Je n’ai jamais pensé à un lecteur “idéal” !!! D’ailleurs, faut il forcément être lecteur ? Dans le sens “savoir lire”, oui, bien sûr. Car ne pas maîtriser la lecture est un véritable handicap dans la vie quotidienne et professionnelle. Et bien sûr, cette compétence nécessite un entraînement. Un adolescent qui ne lit pas risque de devenir un adulte qui perd cette compétence, ou l’exercera avec beaucoup de difficultés. Mais on ne peut pas forcer quelqu’un à aimer lire ! D’ailleurs, c’est le premier des “droits imprescriptibles du lecteur” de Pennac : “le droit de ne pas lire”. Bien sûr, mon rôle d’enseignante-documentaliste est d’inciter, de proposer... en essayant de trouver le livre qui va toucher un élève et lui donner envie de lire d’autres livres. En début d’année, les élèves arrivent souvent, un peu provocateurs : “moi, de toutes façons, j’aime pas lire”... Je leur dis toujours, l’air étonné : “ah bon ? Tu ne lis pas de magazines... de BD... de documentaires sur des sujets qui te plaisent ?...” Il est très rare de se trouver face à un élève qui n’aime RIEN lire... Est-ce à moi d’établir une hiérarchie ? Certains vont être touchés par la poésie, d’autres passionnés par les livres sur les dinosaures ou les voitures. Un lecteur n’est pas forcément un lecteur de romans. Bien sûr, je suis moi une passionnée de lecture ! Et si j’arrive à faire approcher ce plaisir-là à un élève, je suis ravie ! Il y deux ans, une jeune filles de 4e, qui ne m’avaient jusque là jamais rien emprunté, a lu “Kiffe Kiffe demain” de Faiza Guène. Elle me l’a rendu avec une exclamation : “moi, avant ça, j'ai jamais aimé lire !” Là, on a l’impression d’avoir gagné quelque chose ! 

 

Je n’ai donc pas de lecteur idéal. Juste l’envie et l’espoir de faire découvrir à mes élèves les textes qui les toucheront et les aideront à devenir des personnes plus curieuses, plus riches et heureuses ! Certaines lectures ont ce pouvoir-là...

 

 

 

 

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Publié par Mathilde Bernos - dans Infos & Réflexions
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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 16:00
© Dessin Mathilde Bernos

Qu’est-ce qu’aimer lire ?

Le "goût de lire" provient de différents désirs ou besoins .
→ Voir l’article « Comment choisir  un livre de fiction » : « connaître les attentes de lecture des adolescents ».

• goût pour l’objet-livre
• besoin d’intimité
• désir d’apprendre : encyclopédies, documentaires, revues…
• désir de s’évader : heroïc fantasy, fantastique, Science-fiction, policier…
• besoin de trouver des réponses, se comprendre et comprendre le monde : « romans miroirs » (qui permettent de s’identifier au personnage).
Le « goût de lire » sous-entend quelque chose de durable…

Le « plaisir de lire » est plus ponctuel. Il peut être lié à un texte précis. Tous les élèves connaissent généralement le plaisir de lire quelque chose : leur magazine favori, une bande dessinée, le blog d’un ami…

Ces lectures ne sont pas celles dont on parle généralement à l’école… Mais peut-être peut-on partir de là, pour faire réfléchir les élèves à leur rapport à la lecture ?
→ Voir l’activité « Parler de lecture ».


 
Quels sont les raisons des résistances face à la lecture ?

Pourquoi les élèves n’aiment pas lire ?
Quelles sont les raisons qui les poussent à dire qu’ils n’aiment pas la lecture ?


Depuis la formulation des « Droits du lecteur » par Daniel Pennac dans Comme un roman, il est admis qu’on n’est pas obligé d’aimer lire. Voilà qui est dit et surtout il est important que nous ne nous sentions pas coupables de voir que nos actions autour de la lecture ne conduisent pas forcement l’ensemble de nos élèves vers les livres.

D’après une enquête sur « la lecture et les loisirs multimédia » réalisée auprès des collégiens et lycéens venus avec leur classe visiter le Salon du livre de Paris en mars 2007 (3 888 questionnaires ont été retournés), la lecture conserve une place importante dans les loisirs des collégiens et des lycéens :

• Le rapport des adolescents à la lecture est très clivé selon le sexe : les garçons lisent moins que les filles ; ils n’ont pas les mêmes goûts littéraires et parlent moins de leurs lectures avec leurs « pairs ». Cependant, le profil des « grands lecteurs » ne diffère pas selon le sexe ;

• Une corrélation existe entre la lecture et les loisirs multimédia : ceux qui lisent peu sont aussi ceux qui jouent beaucoup à des jeux. Cependant, cette corrélation est plus forte chez les collégiens que chez les lycéens ;

• Il existe également une corrélation entre la lecture et les autres activités culturelles ceux qui lisent beaucoup sont aussi ceux qui sortent beaucoup (concert, musée, spectacle…) ;

• Les parents ne sont pas les prescripteurs uniques en matière de lecture mais leur rôle est important en termes de régulation du temps passé à lire et de l’usage du multimédia. Plus globalement, leur rôle en matière de transmission culturelle par rapport à la lecture perdure : les enfants des parents qui lisent beaucoup sont eux aussi, souvent, de grands lecteurs.

Les lycéens lisent « utile ».
Au collège, lecture personnelle et scolaire se recoupent largement.

→ Voir l’article « Pourquoi dit-on : « ils n’aiment pas lire ? » »
 

« Donner le goût de lire » :
est-ce une mission de l’école ?

    En matière de lecture, le rôle du collège, est défini par le BO spécial n° 6 du 28/08/2008 : Programme d'enseignement de français pour les classes de sixième, de cinquième, de quatrième et de troisième du collège.
http://www.education.gouv.fr/cid22117/mene0816877a.html

    Il y est rappelé que l’enseignement du français permet la découverte et l’étude de différentes formes de langage : celui de la littérature, de l’information, de la publicité, de la vie politique et sociale. Il est également chargé de faire découvrir et étudier des textes documentaires et des textes de presse. « Dans tous les cas, le professeur cherche à susciter le goût et le plaisir de lire »

La mission de l’école est avant tout de fournir
•    un outil technique : savoir lire
•    et culturel : connaître divers types de textes littéraires ou autres.
c’est-à-dire des compétences techniques et des connaissances.

Ces deux outils s’acquièrent par :
•    la pratique de la lecture,
•    de l’écriture
•    l’accès aux œuvres littéraires
•    la rencontre avec des auteurs
•    la découverte des lieux de lecture connaître le fonctionnement de la bibliothèque, du CDI…


    L’école n’est pas seule prescripteur de la lecture auprès des adolescents. Le fait de trop institutionaliser la démarche peut lui faire perdre son attrait aux yeux des jeunes lecteurs. Si comme François de Singly, nous pensons que l’école n’a pas de légitimité à communiquer le plaisir de lire, le professeur étant seulement un transmetteur de compétences, alors il nous faut prendre conscience de la difficulté qui sera la nôtre dans cette tâche qui doit conduire nos élèves vers l’envie de lire spontanément. Mais pour autant devons-nous, forts de ce constat, nous passer de toute activité autour de la lecture, sous prétexte que le bonheur de lire ne peut être qu’à la marge ? Nous ne le pensons pas. Admettons, tout comme Pennac, que l’on n’est pas obligé « d’aimer lire », ne nous sentons pas coupables si nos actions ne conduisent pas tous nos élèves vers les livres, mais ne baissons pas les bras, car nous réussissons toujours à en accrocher quelques-uns…



Favoriser la découverte les lieux de lecture

Tout le monde ne sait pas naturellement se servir d’une bibliothèque, n’a pas eu l’occasion d’y aller avec ses parents. Initier les élèves aux lieux de lecture est une première étape pour « donner le goût de lire ».

En tant qu’enseignant-documentaliste, on peut favoriser tout ce qui facilite l’accès aux livres :
•    la signalétique
•    la mise en valeur des ouvrages
•    des expositions
•    l’initiation à la recherche documentaire :
→ voir « Je ne cherche pas à connaître les réponses... je cherche à comprendre les questions »
•    des animations variées autour de la lecture
•    un partenariat avec les acteurs du livre :

Favoriser la pratique de la lecture

« La lecture cursive est une lecture personnelle de l’élève, en dehors du temps scolaire, mais le plus souvent en rapport avec le travail conduit en classe ».

    Pour aider l’enseignant qui cherche à donner le goût de lire, il est important de proposer un choix large et commenté d’œuvres accessibles. « La littérature de jeunesse occupe une place naturelle dans ce choix d’œuvres ».
Cela nécessite de bien la connaître, pour savoir établir un réseau sur un thème ou un genre, éviter certains titres trop racoleurs…
→ Voir la rubrique « Connaître et choisir la littérature jeunesse ».

Ce qui importe, c’est de se demander ce que l’on fait de cette littérature :
- Une entrée motivante pour donner le virus de la lecture à quelques-uns ?
- Une occasion de lecture cursive différente des études plus savantes et rébarbatives contenues dans les programmes ?
- Un point de passage vers la littérature classique ?

Le rôle de la littérature de jeunesse serait de former des lecteurs.
La difficulté est ensuite d’imaginer un travail obligatoire et non contraint : pas de pesants contrôles, ni de fiches qui « plombent » ces lectures, naviguer entre obligation, incitation et liberté.

Les formes d’activités sont très variées allant de la plus simple à la plus longue. Elles  ont d’autant plus d’efficacité qu’elles s’inscrivent dans la durée.
→ Voir la rubrique « Animations lecture »

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Publié par Mathilde Bernos & Brigitte Réa - dans Infos & Réflexions
commenter cet article
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 22:31

Quelques pistes de réflexion :
quels livres avoir dans le fonds d’un CDI ?
quels livres faire étudier en lecture cursive pour le cours de français ?





Désherber

Avant d’acheter de nouveaux ouvrages et pour les mettre en valeur, désherber les rayons du CDI est une première étape.

On peut se reporter à l’article sur le désherbage dans la rubrique n°7, «Réflexions»…
http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-16106843.html



Connaître l'offre éditoriale

Voir les articles :
- de la rubrique n°2 « Connaître et choisir la littérature jeunesse », dont « Editeurs et collections de littérature jeunesse » :
 http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-13631116.html .


- de la rubrique « Bibliographies » : http://lebateaulivre.over-blog.fr/pages/03__Bibliographies-130298.html

- de la rubrique « Ressources sur la littérature jeunesse » avec des liens vers des sites proposant des bibliographies sélectives :
 http://lebateaulivre.over-blog.fr/pages/01__Ressources_sur_la_litterature_jeunesse-130300.html




Prendre en compte la démarche pédagogique

QUESTIONS A SE POSER AU PREALABLE

1- Qui veut-on faire emprunter ?

•    Une classe entière en lecture cursive pour le cours de français ?
•    Les élèves du club CDI ?
•    Les élèves sur leur temps libre ?

2- Quelles sont nos attentes pédagogiques ?

•    Faire réaliser un travail précis sur le livre ?
•    Donner le goût de lire ?

On ne proposera probablement pas les mêmes ouvrages en lecture «libre» et dans le cadre d’un travail…

« L’école doit amener les élèves à des compétences de lecture qui leur donnent accès à des formes littéraires aussi diversifiées que possible. » conseille Françoise Lagache dans La littérature de jeunesse, la connaître, la comprendre, l’enseigner, chez Belin. Il convient d’essayer d’orienter les élèves vers des textes d’une certaine qualité littéraire, dans le cadre d’un cours de français. Et ils sont nombreux, en littérature jeunesse.

En outre, certains théoriciens et pédagogues, comme François de Singly, pensent qu’il ne faut pas scolariser toutes les lectures, ne pas investir tous les secteurs de l’édition jeunesse, afin que les élèves puissent prendre des initiatives dans leurs lectures autonomes. Les séries, les novellisations, les romans d’Héroïc Fantasy… sont ainsi davantage à proposer dans le cadre d’une lecture libre que pour un travail scolaire.


FAIRE EMPRUNTER UNE CLASSE ENTIERE
Lecture cursive pour le cours de français
 
1- Tenir compte des programmes
http://eduscol.education.fr/D0082/accueil.htm
 
→ 6e : genres narratifs : le conte
→ 5e : révisions des genres narratifs, la farce
→ 4e : le roman épistolaire, le fantastique, le théâtre
→ 3e : le journal intime, l’autobiographie


2- Constituer des "réseaux de lecture" sur…
→ un auteur
→ un genre
→ un thème

Les enseignants de français et documentaliste se concertent pour choisir le réseau sur lequel travailler et le type de travail attendu.

2-1 Préparation « documentaire »

Prévoir un laps de temps pour sélectionner les ouvrages, les acheter, les cataloguer…

•    Avoir suffisamment de livres pour 25-30 élèves.

•    Varier les difficultés de niveaux de lecture…

Tranches d’âge & éditeurs
Les éditeurs proposent une sélection par tranche d’âge souvent artificielle. L’auteur Pascale Perrier raconte que l’âge indiqué par son éditeur sur certains de ses romans ne correspond pas toujours à celui pour lequel elle avait écrit. De même, cette tranche d’âge ne correspond pas forcément au niveau de lecture des élèves. Mieux vaut éviter de les rebuter en leur donnant l’impression qu’il vont lire un livre « pour les bébés » ou au contraire un livre trop difficile pour eux.

On peut cacher l’âge quand il est indiqué sur la couverture, pour ne pas rebuter les élèves…

Niveau de lecture « facile » : penser aux lecteurs les plus faibles, les FLS (français langue seconde). Ces livres peuvent aussi être proposés à des classes de SEGPA, UPI…

Niveau de lecture « difficile » : pour ne pas oublier les bons lecteurs.

•    Proposer des documentaires pour enrichir la lecture.

•    Mettre en valeur son réseau avec le logiciel documentaire.

* Pour trouver les lectures par niveau ou destinées à un type de public.
* Pour retrouver un genre, remplir les champs « nature » et « genre ».
* Pour retrouver un thème, indexer la fiction avec des mots-clés.
On peut se référer à La LIST de Daniel Fondanèche. Cedis, 1997, 65 p. ISBN 2-9507092-2-3 : Liste indicative des sujets et thèmes littéraires pour indexer les ouvrages de fiction. + Formes, styles, genres et courants littéraires, avec des exemples concrets.


2-2 Préparation « pédagogique »

La sélection de livres empruntés dépend aussi du type de travail que l’on demande (ou non) aux élèves.

Le documentaliste propose des séances et fiches pédagogiques autour de la lecture.
Voir la rubrique n°5 « Animations lecture » :
 http://lebateaulivre.over-blog.fr/pages/05__Animations_lecture-130295.html


Pour faire emprunter toute une classe, le documentaliste se déplace dans la salle de son collègue ou accueille les élèves au CDI. Cette dernière solution offre l’avantage d’avoir le logiciel documentaire sur place, pour faire les prêts, et les rayons du CDI, si les élèves ne trouvent pas leur bonheur parmi la sélection de livres. Il les présente pour donner envie aux élèves de les emprunter, en leur laissant une certaine liberté de choix, à l’intérieur du réseau proposé.

D’autres séances prolongent éventuellement cet emprunt :

•    Séance pédagogique sur un auteur
Faire venir l’auteur, lui écrire…

•    Séance pédagogique sur un genre
Faire écrire à la manière de…

•    Séance pédagogique sur un thème
Faire un lien avec la recherche documentaire, en prolongeant la lecture par une recherche …
Voir un exemple d’activité proposé, pour associer différents types de lecture : livres de fiction / livres documentaires / presse
http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-17816211.html


FAIRE LIRE LES ELEVES D’UN CLUB

Prévoir des livres qui permettront des activités ludiques…

•    Activités manuelles : sur l’origami, la décoration, le dessin, la mode, les carnets de voyage, la calligraphie, les codes secrets, la magie…

•    Livres à lire à haute voix : contes courts, histoires amusantes…
voir la sélection
 http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-24658934.html


•    Livres pour participer à des concours et prix littéraires : voir par exemple la sélection du « Prix des Incorruptibles ».

Le portail de ressources « la Toile du CDI » essaie de recenser des concours :
 http://www.netvibes.com/latoileducdi#Concours


•    Livres conseillés par les élèves eux-mêmes : en les faisant parler de leurs lectures, dans des petits débats ou sur des « fiches de critique littéraire » :
 http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-17856232.html
Françoise Lagache rappelle que le « goût de lire » est aussi lié au lien social, à la liberté : «pour que les lecteurs soient autonomes, il faut qu’ils soient leurs propres prescripteurs.»


 


Prendre en compte les attentes des adolescents


CONNAITRE LES ATTENTES DE LECTURE DE SES ELEVES

•    Laisser un « cahier de suggestions » à leur disposition

•    Proposer un petit sondage : sur quels thèmes aimeriez-vous trouver des livres au CDI ?

•    Parler avec les élèves, dans le cadre d’un club ou sur leur temps libre…


CONNAITRE LES ATTENTES DE LECTURE DES ADOLESCENTS

Elles tournent souvent autour de cinq axes :

1- Goût pour l’objet-livre
Les plus jeunes (6e, UPI, SEGPA…) n’ont généralement pas encore peur de l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes face aux livres. (C’est plus tard qu’ils considèrent que «le CDI, c’est pour les bouffons»)… Ils sont sensibles à l’aspect du livre. Ils dédaignent ceux qui ont l’air trop vieux ou abîmés, ceux dont la couverture ne leur plaît pas…

C’est pourquoi il est important de leur proposer de « beaux » livres, en étant conscient que leurs critères peuvent être très différents des nôtres  ! Ils sont souvent très fiers de rapporter un bel objet à la maison, qu’ils le lisent ou non…

2- Besoin d’intimité
La lecture correspond aussi à un besoin de solitude, d’intimité.

Il faut parfois rester discret… ne pas toujours questionner sur une lecture, ne pas systématiquement demander une fiche de lecture…

3 – Désir d’apprendre
Pour les élèves peu attirés par la fiction, on peut mettre à disposition des documentaires sur des thèmes variés susceptibles de les intéresser : les mangas, les dinosaures, la mode, leur pays d’origine, etc.

4 – Désir de ressentir une émotion : être transporté par l’histoire, s’évader…

Facilité de lecture : pour les adolescents, un « bon livre » est parfois un livre qu’ils n’auront pas de difficulté à lire.

•    Vocabulaire simple
•    Beaucoup d’action
•    Novélisations : adaptation de séries TV … films …
•    Bandes dessinées

Pour les élèves ayant des difficultés liés à une mauvaise maîtrise de la langue (non francophones, SEGPA ? UPI), on peut mettre à leur disposition :

•    des livres bilingues
•    des livres accompagnés de CD-audio

Séries : elles procurent au lecteur un sentiment de sécurité. S’il a aimé le premier tome, il sait qu’il peur renouveler cette expérience avec la suite (même genre littéraire, mêmes thèmes, le plaisir de retrouver des personnages et une histoire qu’il connaît déjà…). Les lecteurs ont aussi le plaisir de partager avec d’autres leur passion pour une série.

Certains thèmes : chevaux, danse, foot…
Diversifier les thèmes pour toucher le plus de lecteurs possible.

Certains genres : heroic-fantasy, fantastique, science-fiction, policier, aventure…

Les adolescents étant souvent attachés à la lecture d’un genre littéraire, d’un thème… on peut leur proposer des listes de lecture de type « Vous avez aimé ?... alors vous aimerez… »

Cette démarche a cependant ses propres limites : les adolescents ont parfois peur de prendre le risque de lire quelque chose de nouveau, de fournir un effort « inutile » en essayant de lire quelque chose dont ils ne sont pas sûrs que cela leur plaira. Ils risquent ainsi d’abandonner la lecture quand le « réseau » sera épuisé… C’est pourquoi il faut essayer de diversifier les approches et les lectures qu’on leur propose.


5- Besoin d’avoir une ouverture sur le monde : apprendre sur soi ou sur les autres

Montrer que les livres peuvent apporter des réponses à leurs questions…

Romans et documentaires sur la philosophie, la société

Romans miroirs  : ils constituent une importante partie de la littérature jeunesse actuelle, avec par exemples les histoires de Jeanne Benameur, Hubert Ben Kemoun, Agnès Deshartes, Gudule, Marie-Aude Murail, Mickaël Ollivier, etc. !



Que faire des livres sujets à polémique ?


J’ai eu quelques fois à me poser la question face à un roman qui me semblait choquant pour des élèves de collège. Récemment, j’ai préféré rendre à ma libraire le Grand Cahier d’Agota Kristof, à cause de l’amoralité des narrateurs et d’une scène de zoophilie entre une petite fille et un chien. Je pense pourtant que l’on peut aborder tous les sujets avec les adolescents, mais pas de n’importe quelle façon…

- Eloigner les plus racoleurs
mal écrits ou véhiculant un point de vue malsain sur le thème abordé…

- S’interroger sur le narrateur
Une histoire dont le héros est un adolescent sera généralement plus accessible que si l’histoire est racontée à travers les yeux d’un adulte. On peut aborder tous les sujets avec les adolescents… mais pas selon n’importe quel point de vue.


- Se poser des questions
    * Ce récit apporte-t-il quelque chose aux élèves ?
    * Peut-il réconcilier un adolescent peu motivé avec la lecture ?
    * Comment les élèves vont recevoir ce livre ?...

- Varier l’offre de lecture
Ne pas proposer que des livres confrontant les jeunes avec une réalité qu’ils connaissent déjà, mais aussi des textes qui la présentent avec un recul humoristique, ou des histoires leur permettant de s’évader.


Dans tous les cas, il n’y a pas de réponse toute faite…


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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 17:30
Cette liste s’appuie sur la réflexion  « comment choisir un livre de fiction ? »
http://lebateaulivre.over-blog.fr/article-13629421.html

•    Désherber
•    Connaître l’offre éditoriale
•    Lecture et pédagogie
•    Lecture et adolescents
•    Polémique

Voir les bibliographies mises en ligne :
http://lebateaulivre.over-blog.fr/pages/03__Bibliographies-130298.html


A EMPRUNTER EN CLASSE ENTIERE

avoir assez de livre pour toute la classe avec des niveaux de lecture variés

- Réseau lecture sur un auteur
Mickaël Ollivier, Jeanne Benameur…

- Réseau lecture sur un genre
•    6e : conte (Contes détournés, Le Petit Chaperon rouge)
•    5e et 4e : fantastique ; roman épistolaire
•    3e : journal intime, l’autobiographie
•    Narrations originales : différents narrateurs …

- Réseau lecture sur un thème
•    5e : la sorcellerie – l’esclavage…
•    Lieu : Paris, l’Afrique, la Chine …
•    Histoire : 5e : le Moyen Age, 3e : 1er et la 2e guerre mondiale…


A EMPRUNTER EN CLUB

- Livres jeux : magie, pliage, calligraphie, mode, dessin de manga, codes secrets…
- Livres à lire à voix haute : contes, histoires pressées, livres + CD
- Réseau lecture sur l’écriture – la lecture – le livre – la bibliothèque
- Sélections de prix littéraires


A EMPRUNTER EN AUTONOMIE

GOUT POUR L’OBJET : beaux livres

DESIR D’APPRENDRE : documentaires

BESOIN D’EVASION

- Collections « faciles » : livres pour les non-francophones (imagiers, livres bilingues…) ; albums et bandes dessinées ; novélisations ; séries ; thèmes (sport, animaux…)
- Poésie : amour, haïku …
- Genres : Heroic fantasy, SF, policier…

BESOIN DE COMPRENDRE : soi et le monde
- Philosophie, Société
- Romans miroir : amour, adolescence…

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 18:40
Qui a peur de la littérature ado ? d'Annie Rolland.
Illustration de Mathieu Desailly
© Éditions Thierry Magnier, 2008

J'emprunte le titre de cet article à un ouvrage publié en octobre 2008 chez Thierry Magnier par la psychologue Annie Rolland. Elle propose une réflexion sur la  censure : pourquoi les adultes tentent d'interdire certains ouvrages aux adolescents ? Est-ce "pour leur bien"  ?  Certains livres sont-ils vraiment dangeureux pour leur équilibre et leur dévelopement psychique ?


ROLLAND, Annie
Qui a peur de la littérature ado ?
Thierry Magnier, 2008
ISBN : 978-2-84420-712-8
17 €

Je n'ai fait que survoler cet ouvrage, mais il me semble d'autant plus d'actualité, à un moment où l'on parle de supprimer la littérature jeunesse des programmes, comme  évoqué dans un précédent article : La disparition de la littérature jeunesse au collège ?

Qu'est-ce qui peut faire qu'à notre époque, la littérature jeunesse est encore considérée comme une sous-littérature ? D'où vient cette méfiance à son égard ? J'espère que le livre d'Annie Rolland m'éclairera sur ce dernier point...



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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 18:28
Donner à l'enfant les clés pour grandir
 Milan Presse, 2008

Ce petit documentaire vidéo de Milan Presse explique la ligne éditoriale de cet éditeur et plus largement l'importance de la littérature jeunesse, fictions et documentaires, pour aider les enfants à grandir. Différents intervenants prennent la parole et donnent leur avis sur ce point : auteurs (Bernard Friot et Jo Hostland), conteur, libraire (Anaïs Massola) et représentants de la maison d'édition Milan.


http://www.youtube.com/watch?v=RIODo1vRm1E
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 12:21
Lors du stage "Donner le goût de lire aux adolescents", les 6 et 7 décembre 2007, un tour de table a été fait autour de la question :

"Pourquoi n'aiment-ils pas lire ? 
Quelles sont les raisons des dysfonctionnements, les obstacles  ?"


Voici quelques explications, observées par des enseignants de français et enseignants-documentalistes présents :


COMPETENCES ET COMPREHENSION
- Niveau de lecture insuffisant pour comprendre.
- Vitesse de lecture trop lente.
- Un vocabulaire ou une syntaxe trop complexe (des phrases trop longues) peuvent gêner la compréhension.
- Manque de culture pour saisir les allusions de certains textes.


RAPPORT A L'ECOLE

- La lecture est ressentie comme quelque chose d'imposé, une corvée.
- Refus de tout ce qui est scolaire, d'une façon générale.


ADOLESCENCE

 -  Ils se sécurisent en lisant ce qu’ils connaissent déjà : les séries, les mangas, « Max et Lili » …
- La lecture prend trop de temps sur leurs autres loisirs (jeux vidéo, télé …).
- Phénomène de groupe : ils lisent ce qui est « à la mode » à un moment donné (Harry Potter, Naruto …).
- Peur de passer pour un « intello ».

FAMILLE – SOCIETE

- Quel exemple ont-ils autour d’eux ? Les parents lisent-ils ?
- Société du "zapping" : lire quelque chose de linéaire devient un obstacle. 
On observe le changement de maquette de certains magazines (Okapi), qui privilégient de plus en plus les brèves, aux encadrés, plutôt que les articles plus longs.
- Société de l’image : la capacité à faire naître des images à partir de lecture est moins évident, moins immédiat.
- Société de consommation : les élèves ont accès à la télévision, à l’ordinateur … des loisirs qui demandent moins d’efforts. Avant, on lisait aussi pour ne pas s’ennuyer …


A la fin du tour de table, nous avons conclu ... 

Les élèves ne sont pas obligés d’aimer lire … Et les enseignants ne doivent pas culpabiliser si tous leurs élèves n’aiment pas lire …
Mais notre rôle est de les aider à acquérir des compétences de lecture, pour que lire ou ne pas lire soit un choix conscient et non subi.
 
En bref

Pour apprendre à lire, il faut … lire !
 
Alors, comment faire ?

Tous ne vont pas accrocher aux mêmes genres littéraires, aux mêmes thèmes … C’est pourquoi il est important de varier les livres et les activités de lecture qu’on leur propose, afin de toucher le plus grand nombre d’élèves. 

Avant de commencer une activité pédagogique autour de la lecture, on peut les faire réfléchir aux raisons pour lesquelles ils n’aiment pas lire : Parler de lecture.

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 13:02
D’après les statistiques d’emprunts des deux premiers trimestres de l’année 2004-2005
au Collège Robert Doisneau (Gonesse)


Bandes dessinées 

      -          Max et Lili                                      121 emprunts
-          Tom Tom et Nana                            66 emprunts                                                                
   Toto : encore toi !                            11 emprunts
Les raisons
Ces titres sont empruntés surtout par les élèves de 6èmes, c’est-à-dire ceux qui empruntent le plus. En effet, ils ont l’occasion de venir au CDI toute l’année : 1 h  tous les 15 jours pour l’initiation et leurs heures de permanence sont plus nombreuses que pour les autres niveaux.
N.B. : Parmi les bandes dessinées, peu sont proposées au prêt.
 
 
Autour de la sorcellerie et du fantastique …
      -          Harry Potter.11 emprunts             11 emprunts 

-         
Charmed : le pouvoir des trois        6 emprunts
Les raisons : c’est une série appréciée des élèves, qui réclament l’achat d’autres volumes …
 
-          Méfiez-vous des abeilles !             4 emprunts
-          L'attaque des spectres                 3 emprunts
-          Qui dort dans ma tombe ?            3 emprunts
-          Cache-cache des morts vivants     3 emprunts
-          Les gorilles du lac maudit             3 emprunts
-          Le fantôme de la plage                 3 emprunts
-          Maudit manoir. t. 1.                     3 emprunts
Les raisons : Il s’agit de la collection « Chair de Poule » … (sauf le dernier titre, humoristique)
 
Autres romans
-          Le bal des sorcières                       4 emprunts
-          Amandine Malabul. t.4.                   3 emprunts
-          Sacrées sorcières                          3 emprunts
 
Documentaires
-          Fêter Halloween                              4 emprunts
-          Halloween : le guide pour la fête       4 emprunts
-          Halloween                                       3 emprunts
-          Sorcellerie et magie                         3 emprunts
 
Romans 
-          La sixième                                           12 emprunts
-          Matilda                                                 9 emprunts
-          Les contes du chat perché                    13 emprunts
-          Charlie et la chocolaterie                        5 emprunts
-          Les pilleurs de sarcophages                   5 emprunts
-          La sorcière de la rue Mouffetard             3 emprunt(s).

Les raisons
Cela correspond au goût des 6ème … et aux lectures conseillées par les profs de français.
Ces livres servent parfois à compléter les séries de français …
-          Familles en folie. 2. Faux frère                        4 emprunts
-          Familles en folie. 1. Une mère de trop             4 emprunts
-          Familles en folie. 3. La petite peste                 3 emprunts
-          Je ne suis pas en sucre                                 4 emprunts
-          Mon double et moi                                         3 emprunts
-          Rêves d’hiver                                                 3 emprunts
Les raisons : Séries humoristiques ou sentimentales … mais souvent de qualité médiocre
 
-          Les CM2 à la Une                                      4 emprunts
-          C'est pas compliqué l'amour !                      3 emprunts
-          Les deux gredins                                       3 emprunts
-          L'évasion de Kamo                                     3 emprunts
-          Liberty chérie !                                           3 emprunts
-          Fou du vent                                               3 emprunts
-          Lettres d'amour de 0 à 10 ans                     3 emprunts
-          Racket au collège                                      3 emprunts
-          Charlie et le grand ascenseur de verre         3 emprunts
-          Le Journal d'Anne Frank                             3 emprunts

Les raisons
 : certains auteurs sont particulièrement appréciés : Roald Dahl, Susie Morgenstern, Daniel Pennac …
 
Documentaires
      Sur les animaux
-          Copain des chiens                                     6 emprunts
-          Les chats                                                 6 emprunts
-          Copain des chevaux                                  5 emprunts

-          Copain des chats                                      3 emprunts

Sur le bricolage et autres activités

-          Copain du bricolage                                     6 emprunts
-          Le livre de la magie                                      4 emprunts
-          Animaux de papier                                       3 emprunts

Depuis, le CDI a acheté des livres sur Comment dessiner des mangas, qui sont en tête des emprunts !
 
            Sur le sport
-          L'école du foot                                                5 emprunts
-          Méga Sport                                                    5 emprunts
-          Les sports                                                      4 emprunts
-          Les arts martiaux                                            3 emprunts
-          Le judo                                                           3 emprunts
 
            Sciences
-          Le guide du zizi sexuel                                   4 emprunts
-          Le corps humain exploré                                 3 emprunts
-          Volcans : séismes et dérive des continents      3 emprunts
 
            Histoire
-          Merveilles de France                                    4 emprunt
-          Le livre des fêtes                                          4 emprunts
-          Guide mythologique : de la Grèce à Rome     3 emprunts
-          Les grecs                                                    3 emprunts
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 19:13


- Agence national de lutte contre l’illettrisme. 
Pour comprendre l’illettrisme : plan d’action et ressources documentaires.
http://www.anlci.gouv.fr 

-    Bien lire (Ministère de l’Education Nationale) 
Outils, fiches pratiques, adresses utiles, informations sur les manifestations …
http://www.bienlire.education.fr

- Observatoire national  de la lecture
Lieu de ressources sur les questions de la lecture et des langages.
www.inrp.fr/onl/accueil.htm 


BIBLIOGRAPHIE

- « Des ouvrages sur la lecture … et la littérature jeunesse». InterCDI, janvier/février 2005, n°193, p. 69-70

- Aimer lire : guide pour aider les enfants à devenir lecteurs , Bayard jeunesse , SCEREN , 2004. ISBN : 2-240-01589-6
Un point sur la question qui traversent les pratiques de lecture des enfants, de la naissance à l’adolescence.


- BAUDELOT (Christian), CARTIER (Marie), DETREZ (Christine), Et pourtant, ils lisent…, Paris, Seuil, coll. « L’Épreuve des faits », 1999, 246 p., ISBN : 2-02-036501-4

- LOMBARD Véronique-Marie, Le voyage-lecture : bibliothèque et écoles associées ou comment vivre avec douze livres une histoire commune de lecture , Editions du cercle de la librairie , 2003. ISBN : 2-7654-0865-3
Canevas de partenariat déjà usité d’où découle 4 étapes : choix des livres ; promotion des titres ; cheminement de lecture ; partage.

- MEIRIEU Philippe, Des enfants et des hommes : littérature et pédagogie. 1 la promesse de grandir , ESF Editeur, 1999. ISBN : 2-7101-1379-1
Comment grandir grâce à notre patrimoine littéraire, « fabuleux réservoir, largement inexploité, d’outils de formation des éducateurs ».

- ZOUGHEBI Henriette, La littérature dès l’alphabet : pour une première culture littéraire et artistique à l’école primaire , Gallimard jeunesse , 2002. ISBN : 2-07-053847-8
Guide pour l’acquisition d’une culture littéraire et parce que la littérature fait grandir.

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 19:06
Bayard :
Publications déclinées en livres, bandes dessinées, cédérom, sites Internet, dessins animés... Premier éditeur français de livres de poche pour enfants.

Plus de 100 magazines dans le monde : 49 titres en France, + de 50 à l'étranger. 
5ème groupe de presse français pour la diffusion : 30 millions de lecteurs dans le monde.
BSR-BSE / 1 Rond-Point Victor Hugo / BP 4 / 92132 Issy-les-Moulineaux Cedex
Tél : 01 41 90 19 30 - Fax: 01 41 90 19 38 
fabienne.boucot@bayard-presse.com
 
7-10 ans
DLire
Lecture - humour
J’aime Lire
Lecture
I Love English Junior
Anglais
Images Doc
Reportage
 
10-15 ans
Okapi
Culture, Etudes, Jeune
Je Bouquine
Lecture
I Love english
Anglais
 
15 et +
Phosphore
Culture, Etudes, Jeune
Today in english
Anglais
Croire aujourd’hui
Religion
 
 
Excelsior
Développé à partir du quotidien L’Excelsior (disparu) et de Science et Vie (lancé en 1913). Racheté en 2003 par EMAP (Télé Star, FHM …).
Service Abonnements / 1, rue du Col. Pierre Avia / 75503 PARIS Cedex 15
 
8-12 ans
Science et Vie Découvertes
Sciences et techniques
 
10-15 ans
Science et Vie Junior
Sciences
 
15 et +
20 ans
Féminin
 
Editions Faton
Les éditions Faton, éditeur de livres d’art, publient également Archeologia, L’Objet d’Art, Sport et Vie ...
25 rue Berbisey BP 669 / 21017 Dijon Cedex
Tél. : 03 80 40 41 00 / Fax : 03 80 30 15 37
 
Cosinus
Maths et Sciences
Le Petit Léonard
Histoire et Art
Arkéo Junior
Antiquité
Virgule
Français - Littérature
 
Fleurus
L'éditeur est né en 1929. Il a publié Cœurs Vaillants (garçons), Ames Vaillantes (filles), Fripounet, Perlin ... Mais aussi Tintin, Sylvain et Sylvette …
C’est maintenant une filiale du groupe PVC (éditeur de Télérama, La Vie ...), racheté par le groupe Le Monde en 2003.
129 Bd Malhesherbes / 75017 Paris
Tél. : 01 56 79 36 36 / Tél. abonné : 0 825 851 853 / Fax : 01 56 79 36 37
E-mail : relation.abo@fleuruspresse.com
 
7-12 ans
L’hebdo
Actualité
Les Petites Sorcières
Lecture
Histoires Vraies
Lecture

 
Hachette
Dépend du groupe Lagardère … La presse jeunesse est constituée par les magazines sous licence Disney. Trois thématiques : les mensuels ludo-éducatifs pour les petits, les magazines généralistes, les magazines de BD et de Jeux
 
8-12 ans
Le journal de Mickey
BD
Picsou Magazine
BD
Kidpaddle Magazine …
BD
 
15 et +
Jeune et Jolie
Féminin
Première
Cinéma
Playstation2
Jeux Vidéos
 

Milan :
Créé en 1980, Milan édite aujourd’hui 23 titres. Milan a été racheté par Bayard en 2003.
Dans le secteur Jeunesse, Milan décline quatre thématiques : les magazines généralistes de la petite enfance, les magazines des sciences et la nature, les magazines d’information pour la jeunesse, les magazines de loisirs créatifs.
Service Abonnements / Relations clientèle- BP 82 - 31155 Fenouillet - France
Tél. : 0825 80 50 50 - Fax : 05 61 76 65 67
Milan Presse / 300, rue Léon Joulin / 31101 Toulouse Cedex 9 - France
Tél. : 05 61 76 64 64
 
7-12 ans
J’apprends à lire
Lecture
Moi je lis
Lecture
Les aventuriers
Lecture
Les Clés de l’actualité Junior 
Actualité
Julie
Féminin
Wapiti
Nature
Mobiclic
Internet - Informatique
 
12-18 ans
Les clés de l’actualité
Actualité
Lolie
Féminin
 
Play-Bac Presse
Editeur éducatif, créateur des Incollables. Leurs journaux d’actualité pour les jeunes permettent de couvrir l'essentiel de l'actualité en 10 minutes.
La ligne éditoriale est neutre : que des faits, pas d'opinion.
Lien entre l'actu et le programme scolaire (dossiers).
Play BAC Press - François Dufour - 33 rue du Petit Musc - 75004 Paris
Tél : 01-53-01-23-60 - Fax : 01-53-01-23-99
 
Le Petit Quotidien          
Actualité
Mon Quotidien
L’Actu


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