
KUPERMAN, Nathalie
Nous étions des êtres vivants
Gallimard, 2010, 202 p. (NRF)
ISBN : 978-2-07-012753-5
16,91 €
Niveau : lycéens et adultes
Narration : à plusieurs voix
Thèmes : entreprise - licenciement - problème de société
Un groupe de presse pour la jeunesse est vendu et le nouveau patron, Paul Cathéter, est particulièrement ambitieux, désagréable et méprisant. Il veut changer les mentalités, imposer un management « à l’américaine », en déménageant les locaux, restructurant l’équipe, changeant les habitudes de travail… L’angoisse règne au sein de l’équipe : qu’est-ce qui les attend exactement ? Agathe Rougier craint d’être licenciée. Patrick Sabaroff attend avec impatience un vrai chef. Muriel Dupont-Delvich devient Directrice Générale. Ariane Stein refuse les changements et décide de s’enfermer dans les locaux la veille du déménagement… Le sujet, très actuel, est parfaitement traité : on ressent ce que ressentent les employés, victimes de harcèlement, de licenciement.... On comprend d’autant mieux les différents points de vue et la complexité de la situation, que ce roman comporte plusieurs narrateurs, dont « le chœur » : comme dans une tragédie grecque, les employés parlent parfois d’une seule voix pour mieux exprimer leurs inquiétudes individuelles. « En ce moment, c’est partout pareil… Et pourtant, non, ce n’est pas partout pareil. C’est partout singulier, c’est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve, mais, par pitié, pas elle, oh non, pas elle. »
Ce livre fait partie de la sélection « Prix Page des Libraires » et je les comprends ! Il me semble important de le lire, tant il évoque bien un problème crucial de notre société et donne envie d’être solidaire, de se révolter… Le peut-on encore ?
ILS ONT DIT...