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  • : Bibliographies de littérature jeunesse & activités autour de la lecture, la recherche documentaire et l'éducation à l'image (collège-lycée)...
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  • Mathilde Bernos
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.
  • Enseignante-documentaliste depuis 1998, j'exerce en collège dans l'Académie de Nice. J'ai animé des formations sur la littérature jeunesse, les carnets de voyage et les blogs dans l'Académie de Versailles.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 15:25

Erich Scheurmann.

Le Papalagui : Les étonnants propos de Touiavii, chef de tribu, sur les hommes blancs.

© Pocket, 2004, 160 p.

ISBN : 2-266-13032-3

5, 60 euros


 

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/images/POC/P3/9782266130325.jpg

 

 

 

Genre : essai

Thème : mode de vie occidental - regard sur l'autre

Niveau : 3e - lycée - adultes

 

 

Erich Scheurmann est un peintre, écrivain et conteur allemand. Peu avant la 1ère Guerre Mondiale, il se rend à Samoa, en Polynésie. Il en rapporte ce texte, présenté comme un recueil d'observations et de réflexions sur la civilisation occidentale par un chef de tribu, au retour d'un voyage en Europe. Paru en 1920, il n’a été traduit en français qu’au début des années 80. Près d'un siècle plus tard, le Papalagui, qui désigne le Blanc, et présente ses habitudes de vie, est toujours d’une étonnante actualité !

 

J'ai découvert et acheté ce recueil, dans le cadre de l'atelier "Mon Journal du Monde" sur le thème du territoire (géographique et mental) en partenariat avec le BAL. Indépendemment de ce travail, des extraits peuvent être lus et commentés, en français, en histoire-géo, en heure de vie de classe, dans le cadre d'un club... pour réfléchir au regard que l'on porte sur les moeurs et coutumes de l'autre. Beaucoup de thèmes font écho à des interrogations et réflexions contemporaines sur le rapport à la nature, l'écologie, le gaspillage... Sur quoi reposent nos choix ? Peut-on vivre autrement ?...

 

 

 

Quelques extraits :

 

 

À propos des villes – p. 33

« On a du mal à saisir qu’un être humain ne meure pas ici, que de nostalgie, il ne devienne pas un oiseau, qu’il ne lui pousse pas des ailes pour s’élever et voler où se trouvent l’air et le soleil. »

 

À propos des objets – p. 58

« Quand l’homme a besoin de beaucoup de choses, il est d’une grande pauvreté, car il prouve en cela qu’il est démuni des choses du Grand-Esprit. Le Papalagui est pauvre, parce qu’il est possédé par les objets. Il ne peut plus vivre sans les objets. »

 

À propos du temps – p. 67

« Le temps voulu a beau être là, il ne le voit même pas avec la meilleure volonté du monde, et il invoque 1000 choses qui lui prennent son temps. Grincheux et râleur, il reste cloué à son travail, pour lequel il n’éprouve ni joie, ni plaisir, et auquel personne d’autre ne le contraint que lui-même. Mais s’il voit soudain qu’il a le temps, qu’il est bien là, ou si un autre le lui donne (les Papalaguis se donnent souvent du temps l’un à l’autre, rien n’est aussi apprécié que ce don), alors le désir lui manque à nouveau, ou il est fatigué de son travail sans joie. Et régulièrement, il remet à demain ce qu’il a le temps de faire aujourd’hui. »

 

À propos du journal – p. 110

« Le journal est aussi une sorte de machine qui fabrique quotidiennement des pensées nouvelles, beaucoup plus que ce qui peut émerger dans une seule tête. Mais la plupart de ces pensées sont faibles et ternes, elles remplissent bien notre tête de beaucoup de provisions, nous ne la rendent pas plus forte. Nous pourrions aussi bien remplir notre tête de sable. Le Papalagui bourre sa tête de cette nourriture inutile des papiers. Avant d’avoir pu rejeter une bouchée, il en reprend déjà une nouvelle. »

 

À propos des pensées – p. 116

« Le Papalagui pense tant que penser lui est devenu une habitude, une nécessité et même une obligation. Il faut qu’il pense sans arrêt. Il parvient difficilement à ne pas penser, en laissant vivre son corps. Il ne vit souvent qu’avec la tête, pendant que tous ses sens reposent dans un sommeil profond, bien qu’il marche, parle, mange et vie. […] Il vaut mieux ne pas penser du tout quand le soleil brille. »

 

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Publié par Mathilde Bernos - dans Au fil de l'eau
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